Dimanche 1 novembre 2009

Bienvenue sur mon blog! 


C'est en voulant partager ces petits riens qui font les conversations entre amis, alors que j'étais loin des miens que j'ai décidé un jour de créer ce blog. Lectures, films, sorties et créations, j'en ai fait un petit fourre-tout qui me ressemble un peu dans son côté désordonné et hétéroclite. Avant de vous laisser naviguer  d'article en article, je voulais vous donner quelques précisions sur certaines sources.  

J'ai pour habitude de toujours citer mes sources. Ainsi: la plupart des résumés de films sont tirés du site
cinemovies ou allociné et les résumés de livres sont habituellement la 4e de couverture du livre.  Si j'ai effectué un bijou ou un autre objet avec un modèle, je mets le lien vers le site. Si vous constatez qu'un lien ne fonctionne pas ou une autre anomalie, n'hésitez pas à mettre un commentaire pour me le signaler !  Ceci dit  vous pouvez laisser des commentaires pour tout un tas d'autres raisons!

Ce nouveau blog est plus facile de navigation que l'ancien, car il possède des catégories, comme ça, vous pouvez ne regarder que les catégories d'articles qui vous intéressent!  

Voilà, bonne lecture!

Par akialam
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Samedi 31 octobre 2009
Odette Toulemonde et autres histoires,
de Eric Emmanuel Schmitt


Genre: recueil de nouvelles
Lieu et époque: France, Belgique, époque actuelle

Savez-vous pourquoi j'aime les nouvelles ? Parce qu'elles sont, davantage encore que les romans, un concentré de vie, un moment charnière de l'existence d'un personnage, un moment fort. Et le lecteur est ici entraîné à partager, à compatir, à aimer avec les personnages. Sans doute le fait que les principales figures de ce recueil soient des femmes a-t-il contribué au fait ce que je me sente proche d'elles, mais toujours est-il que ces mères, filles, amantes sont proches de nous, elles nous rappellent sans doute une femme de notre entourage, des bribes de nous-mêmes aussi, parfois.
Un recueil plein de poésie, de sentiments, de tristesses et de joie, qui brosse avec tendresse des personnages presque ordinaires en leur conférant parfois une aura quasi magique.


4e de couverture:
Odette Toulemonde et autres histoires
« Cher monsieur Balsan, je n'écris jamais car, si j'ai de l'orthographe, je n'ai pas de poésie. Or il me faudrait beaucoup de poésie pour vous raconter l'importance que vous avez pour moi. En fait, je vous dois la vie. Sans vous, je me serais tuée vingt fois. » Odette Toulemonde.

La vie a tout offert à l'écrivain Balthazar Balsan et rien à Odette Toulemonde. Pourtant, c'est elle qui est heureuse. Lui pas. Leur rencontre fortuite va bouleverser leur existence.
Huit récits, huit femmes, huit histoires d'amour. De la petite vendeuse à la milliardaire implacable, de la trentenaire désabusée à une mystérieuse princesse aux pieds nus en passant par des maris ambigus, des amants lâches et des mères en mal de filles, c'est une galerie de personnages inoubliables qu'Eric-Emmanuel Schmitt poursuit avec tendresse dans leur quête du bonheur.

Extrait:
On me demande de chroniquer le dernier livre de Balthazar Balsan. D'accord. Si au moins cela pouvait être vrai, si l'on était sûr que c'est le dernier, alors ce serait une bonne nouvelle ! Car je suis atterré. Du point de vue littéraire, c'est une catastrophe. Tout y est consternant, l'histoire, les personnages, le style... Se montrer aussi mauvais, mauvais avec constance, mauvais avec égalité, ça devient même une performance, c'est presque du génie. Si l'on pouvait mourir d'ennui, je serais mort hier soir. (.. .) Quand on a autant le sens des clichés, monsieur Balsan, il ne faut pas appeler ça roman, mais dictionnaire, oui dictionnaire des expressions toutes faites, dictionnaire des pensées creuses. En attendant, voilà ce que mérite votre livre... la poubelle, et vite.
Par akialam - Publié dans : Livres
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Jeudi 29 octobre 2009
Mic-macs à tire larigot, de Jean-Pierre Jeunet

Genre: comédie
Lieu et époque: Paris, époque actuelle

Comme d'ordinaire, Jeunet le magicien crée un univers à la fois réel (on reconnaît les endroits de Paris) et onirique, avec des personnages qu'il sait rendre attachants, des êtres "à part" qui vivent tant bien que mal dans un monde qui ne convient pas à leur singularité. Le réalisateur fait aussi la part belle aux nombreux second rôles, et si Bazil est bien le personnage principal, c'est de peu, tant les autres savent prendre la place qui leur est dûe. Jeunet réussit comme d'ordinaire à toucher son public, dans ce qui n'est peut-être pas son meilleur film, mais sans aucun doute une jolie fable.


Résumé:
Une mine qui explose au coeur du désert marocain et, des années plus tard, une balle perdue qui vient se loger dans son cerveau... Bazil n'a pas beaucoup de chance avec les armes. La première l'a rendu orphelin, la deuxième peut le faire mourir subitement à tout instant.
A sa sortie de l'hôpital, Bazil se retrouve à la rue. Par chance, ce doux rêveur, à l'inspiration débordante, est recueilli par une bande de truculents chiffonniers aux aspirations et aux talents aussi divers qu'inattendus, vivant dans une véritable caverne d'Ali-Baba : Remington, Calculette, Fracasse, Placard, la Môme Caoutchouc , Petit Pierre et Tambouille.
Un jour, en passant devant deux bâtiments imposants, Bazil reconnaît le sigle des deux fabricants d'armes qui ont causé ses malheurs. Aidé par sa bande d'hurluberlus, il décide de se venger.


Par akialam - Publié dans : Films
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Mercredi 28 octobre 2009
Cinéman, de Yann Moix

Genre: comédie
Lieu et époque: Montreuil, époque actuelle

Il est difficile de donner un avis sur ce film: d'une part, il est assez divertissant, d'autre part, le cabotinage incessant de Franck Dubosc est insupportable. Qu'on me comprenne: je l'apprécie en tant que comique,souvent, et en tant que comédien, parfois. Le poblème réside ici dans le fait qu'il joue de la même manière que dans ses one-man show, privant du même coup son personnage d'une réelle épaisseur, et agaçant certains spectateurs (dont je fais partie), malgré quelques moments ou son talent affleure, notamment lorsqu'il est simple professeur de mathématiques. Guère plus souvent. Parmi les autres comédiens, on déplore la quasi absence à l'écran du personnage d'Anne Marivin, et on décerne une petite mention spéciale  Jean-Christophe Bouvet en proviseur grenouillophile, et à sa "Charlotte".
Un film qui remplit son contrat, drôle par moments, donc, mais que le comédien principal  gâche à vouloir trop en faire.


Résumé:
Un homme ayant la faculté de voyager à travers tous les genres cinématographiques, tombe amoureux, lors d'un de ses périples, d'une jeune femme et met tout en oeuvre pour la sortir du film dont elle est retenue prisonnière.
Par akialam - Publié dans : Films
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Samedi 24 octobre 2009

Deux soeurs pour un roi, de Philippa Gregory

Genre: Roman historique
Lieu et époque: Angleterre, 16e siècle

Après avoir été, je l'avoue, quelque peu déçue par le film tant le personnage d'Henri VIII m'avait semblé falot, j'ai décidé de me plonger dans le livre afin de me réconcilier avec l'interêt que je portai de prime abord à cette histoire. Il est vrai que les seuls faits historiques réunissent tous les éléments nécessaires à un scénario réussi: des intrigues, des personnages et des enjeux historiques, où ambitions et sentiments se heurtent en un cocktail détonnant. 
On est d'abord surpris par les dialogues, parfois assez crus. Mais comment s'en étonner alors que chaque être n'est considéré que comme un pion à avancer sur l'échiquier des ambitions familiales ? Howard et Seymour, les deux familles poussent leurs filles dans le lit du roi dans l'espoir d'en tirer titres et faveurs. Si le suspense est plutôt absent, quelques notions d'histoire suffisant à connaître les grandes lignes de l'intrigue, il est intéressant et fascinant de voir comment l'auteur brode autour de ces faits pour imaginer le pourquoi du comment, la mise en place de l'engrenage qui va broyer consciences et existences, inexorablement. La vie à la Cour d'Henri VIII apparaît alors comme une nasse monstrueuse où s'entre-déchirent les courtisans, où la manipulation rêgne en maîtresse, dissimulée derrière les bals, les parures magnifiques et les sourires de façade. Un roman captivant.


4e de couverture:
«Je serai sombre, française, à la mode et difficile ; vous serez douce, ouverte, anglaise et belle. Quelle paire nous formerons ! Quel homme pourrait nous résister ?» Tels sont les premiers mots prononcés par Anne Boleyn à l'endroit de sa soeur Marie quand elle la rejoint, en 1522, à la cour d'Angleterre.

Introduite au palais de Westminster, à l'âge de 14 ans, Marie Boleyn séduit le roi Henri VIII auquel elle donnera deux enfants. D'abord éblouie par le souverain, elle comprend qu'elle sert d'appât au milieu des complots dynastiques. Quand l'intérêt du roi pour elle s'émousse, Anne est chargée de le séduire à son tour.

Désir, haine, ambitions, trahisons... Se déroulant sur quinze ans, cette fresque historique, racontée à la première personne par Marie Boleyn, dépeint les rivalités au sein de la dynastie des Tudor. Une histoire qui se terminera dans le sang.

Extrait:

Printemps 1522

- Je pars pour la France demain et reviendrai avec votre soeur Anne, me dit mon père sur les marches du palais de Westminster. Sa place est à la cour de Marie Tudor.
- Je pensais qu'elle resterait en France, répondis-je. Je croyais qu'elle avait épousé un comte français.
Il secoua la tête.
- Nous avons d'autres projets pour elle.
Je savais qu'il était inutile de lui demander de quels desseins il s'agissait. Il me fallait attendre. Ma plus grande peur était qu'ils eussent pour elle l'ambition d'un meilleur mariage que le mien, m'obligeant à suivre sa traîne pour le restant de mes jours.
- Effacez cet air renfrogné de votre visage, m'enjoignit sèchement mon père.
J'affichai aussitôt mon sourire de cour.
- Bien sûr, père, répondis-je docilement.
Il hocha la tête et je m'abîmai dans une profonde révérence alors qu'il s'éloignait. Je me relevai puis me dirigeai lentement dans la chambre de mon époux, où un petit miroir était accroché au mur. «Tout ira bien, murmurai-je à mon reflet, je suis une Boleyn, ce n'est pas rien; et ma mère est née Howard, qui sera l'une des plus grandes familles du pays. Je suis une Howard et une Boleyn.» Je me mordis les lèvres. Mais elle aussi.»
Le miroir me renvoya mon creux sourire de courtisan. «Je suis la cadette des filles Boleyn, mais non la moins importante. Unie à William Carey, un homme qui a les faveurs du roi, je suis la plus jeune des dames d'atour de la reine, et sa préférée. Nul ne peut m'ôter cela. Ni elle ni personne.»
Anne et père furent retardés par des intempéries et j'espérai, pué­rilement, que coulât le bateau de ma soeur et qu'elle se noyât. À la pensée de sa mort, je ressentais un mélange déconcertant de véritable détresse et d'exaltation. Le monde sans Anne m'était inconcevable ; mais il ne me semblait guère assez grand pour nous deux.

 

Par akialam - Publié dans : Livres
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Mardi 20 octobre 2009

District 9, de Niell Blomkamp

Genre: Action, SF
Lieu et époque: Afrique du Sud, époque indéterminée

Comment imaginer qu'un film de science fiction, avec en filigrane apparent la critique de l'apartheid se transforme radicalement en un film aussi tendu, au suspense insoutenable ? Je dois l'avouer, j'ai failli à plusieurs reprises quitter mon siège tant la tension était grande, et les situations à la limite du supportable pour la petite nature que je suis. Les bruits, le tournage caméra à l'épaule, et sans aucun doute ma place au premier rang de la salle bondée ont contribué a son impact sur ma petite personne. Ce film est d'une efficacité redoutable, indéniable, maintenant en haleine le spectateur jusqu'au bout. Un excellent film de science-fiction, crédible en tout, même pour les aficionados du genre si j'en crois les remarques admiratives de mon accompagnateur. Alors, si ce film m'a trop ébranlée pour remporter toute mon adhésion, force est de constater qu'il est vraiment exceptionnel.

Résumé:
Un vaisseau extraterrestre en détresse stationne dans le ciel de Johannesburg
Les humains avaient tout imaginé, sauf ce qui se produisit. Les extraterrestres n'étaient venus ni nous attaquer, ni nous offrir un savoir supérieur. Ces visiteurs d'au-delà des étoiles étaient des réfugiés. Ils furent temporairement installés dans le District 9, en Afrique du Sud, pendant que les nations du monde se querellaient pour savoir quoi en faire…

Depuis, la gestion de la situation a été transférée à la MNU (Multi-National United), une société privée qui n'a pas grand-chose à faire du sort de ces créatures, mais qui fera d'énormes bénéfices si elle arrive à faire fonctionner leur extraordinaire armement. Jusqu'à présent, toutes les tentatives ont échoué : pour que les armes marchent, il faut de l'ADN extraterrestre.

La tension entre extraterrestres et humains atteint son maximum lorsqu'un agent de terrain du MNU, Wikus van der Merwe s'engage avec d'autres agents pour signaler aux habitants du district 9 leur expulsion vers un camp éloigné de la ville...

Par akialam - Publié dans : Films
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Samedi 10 octobre 2009
La femme de Gilles, de Frédéric Fonteyne ***

Genre: Drame
Lieu et époque: France, années 30

Il est assez étonnant de suivre le parcours de cette femme qui se bat pour garder son mari, ou plutôt qui tout simplement le soutient en attendant qu'il lui revienne. Ce film, porté par le jeu impeccable d'Emmanuelle Devos, invite le spectateur à observer Elisa et Gilles, sans que la mise en scène ne perturbe un seul instant ses personnages. Elisa elle-même n'est que le témoin involontaire, la victime de ce qui se passe, elle n'intervient jamais, par peur qu'il la quitte, par peur de compromettre sa soeur, peut-être simplement par lâcheté. On dirait presque qu'elle se complaît dans ce rôle un peu malsain de confidente de son mari. Car malgré la souffrance, c'est encore être quelque chose à ses yeux. La seule chose que l'on pourrait reprocher à ce film, outre sa lenteur, c'est justement de mettre son spectateur dans une position d'observateur trop éloignée de ses sujets. Ainsi, on peine à comprendre Elisa, à cerner ce qu'elle ressent, derrière les yeux souvent trop calmes de la comédienne. Comment est-ce possible ? Comment cette femme ne craque-t-elle pas ? Et à ce titre le geste final d'Elisa a presque l'air d'arriver "trop tard". Reste un film émouvant quoiqu'un peu trop distant, et des comédiens qui donnent le meilleur d'eux-mêmes.

Résumé:

Années 30, dans un milieu ouvrier.
Elisa est la femme de Gilles. Gilles travaille dans les hauts-fourneaux, parfois le jour, parfois la nuit. Elisa s'occupe des enfants, de la maison et vit chaque jour dans l'attente du retour de Gilles.
Victorine est la soeur d'Elisa vient souvent rendre visite à sa soeur pour jouer avec les enfants et donner un coup de main,.
Elisa attend un enfant. De drôles d'idées lui traversent la tête. Gilles et Victorine, Victorine et Gilles… Mais non, ce sont de drôles d'idées. Et puis un jour, une sensation, une certitude qui s'abat, insupportable : il se passe bien quelque chose entre Gilles et Victorine.
Un étrange combat intérieur commence alors, fait de courage, d'abnégation, de silences. Pour retrouver ce qui était perdu. Pour redevenir la femme de Gilles.

Par akialam - Publié dans : Films
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Jeudi 8 octobre 2009
Les aventures de Rabbi Jacob,
de Gérard Oury


Genre: Comédie
Lieu et époque: Paris, années 70

Comment expliquer qu'un acteur surjouant comme De Funès, me fasse encore rire ? Comment expliquer que des situations pourtant improbables me provoquent des fous rires incontrôlables ? Comment expliquer qu'un scénario si abracadabrantesque fonctionne tant bien que mal ? Comment se fait-il que cette fin si impossible ne m'ait pas gâché le plaisir (certes assez primaire) de ce film, que les symboles démesurément grossis ne m'aient pas écoeurés, que les personnages caricaturaux et sans aucune profondeur ne m'aient pas fait fuir ? Rien ne tient debout, jusqu'aux dialogues, car convenons qu'un français raciste qui s'écrierait "mais Salomon, vous êtes juif ?" est hautement improbable. Et pourtant ça marche. Il est des choses qui ne s'expliquent pas. Et c'est sans doute tant mieux.


Résumé:
A la suite d'un quiproquo, un homme d'affaires irascible et raciste, se trouve confronté malgré lui à un règlement de compte entre terroristes d'un pays arabe. Afin de semer ses poursuivants, il se déguise en rabbin après avoir croisé à Orly des religieux juifs en provenance de New York.
Par akialam - Publié dans : Films
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Mardi 6 octobre 2009
Comment se faire larguer en 10 leçons,
de Donald Petrie


Genre: comédie romantique
Lieu et époque: New York, époque actuelle

Ce film brille par son manque d'originalité, tant dans son scénario que sa réalisation. Kate Hudson peine à sauver les meubles, tandis que Matthew Mc Conaughey, pourtant toujours aussi mignon, s'enfonce définitivement dans un jeu tout pâlot. Ce n'est pourtant pas faute d'aimer la guimauve cinématographique, mais malgré tout, on n'arrive pas à croire à leur histoire, dernière chose qui aurait pu sauver ce film d'un naufrage total. Plouf, alors!

Résumé:
Un séducteur quelque peu macho parie avec ses amis qu'il parviendra à rester plus de dix jours avec la même fille. Malheureusement pour lui, l'heureuse élue a elle aussi parié... mais de se faire "larguer" en moins de dix jours !
Par akialam - Publié dans : Films
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Lundi 5 octobre 2009
Le Vallon, d'Agatha Christie

Genre: roman policier
Lieu et époque: Angleterre, années 40.

Ce qui m'a marqué, de prime abord, dans cette oeuvre, c'est à quel point elle est peu ancrée dans une époque définie. En effet, mis à part quelques minuscules détails, rien ne permet vraiment  de définir dans quelle époque se déroule cette intrigue: pas de références à des évènements historiques, pas de vêtements trop marqués, seules sans doute les allusions aux méthodes d'investigation de la police (utilisation progressive de la ballistique, par exemple) permettent au lecteur actuel de situer plus ou moins l'action dans le temps. L
es personnages sont ici bien définis, avec chacun leurs secrets, mais néanmoins moins bien cachés que dans les autres oeuvres de la romancière. Tous les secrets sont ici des secrets "de polichinelle", et personne ne se cache vraiment. Le dénouement est  d'ailleurs presque décevant tant il est peu surprenant.
Contrairement à ses autres romans, l'interêt réside donc sans doute moins dans la résolution de l'énigme (il y a ici beaucoup moins de suspense et de fausses pistes que d'ordinaire), que dans le spectacle de ces personnages, tous atypiques. Pour ma part, j'avouerai sans mal une préférence personnelle pour Lady Ankgatell, figure bavarde et étourdie, qui ne voit dans le meurtre rien d'autre qu'une façon de mourir comme une autre, qu'un peu de piment dans son existence, qu'une matière pour nourrir son cerveau en constante ébulition.


4e de couverture:
Un cadre bien délimité - le Vallon, propriété de la toujours belle Lucy Angkatell; des suspects en nombre restreint ; pour Hercule Poirot, l'assassinat du médecin John Christow pourrait ressembler aux affaires dont il a l'habitude.
Mais, cette fois-ci, tous les indices mènent à des impasses, tous les soupçons se révèlent injustifiés. Comme si une intelligence non moins redoutable que celle du petit détective à moustaches s'appliquait à brouiller les pistes.
Qui veut-on donc protéger? Et pourquoi? Le lecteur ne le saura qu'aux dernières pages. Et Poirot s'inclinera devant un adversaire à sa mesure.


Extrait:
On leur servit les canards froids au dîner. Et, après les canards, une crème caramel qui témoignait, selon Lady Angkatell, du tact infini dont savait faire preuve Mrs Medway dans les circonstances les plus délicates.
L'art culinaire, leur confia-t-elle, offrait aux âmes bien nées un éventail quasi illimité de recettes susceptibles de souligner l'exquise délicatesse de leurs sentiments:
- Mrs Medway sait que nous n'apprécions que modérément la crème caramel. Il eût été indécent de manger notre gâteau préféré le jour de la mort d'un ami. Mais la crème caramel, ça passe si facilement... ça glisse, si vous voyez ce que je veux dire... et on en laisse toujours un peu dans son assiette.
Elle soupira et déclara qu'elle espérait qu'ils avaient eu raison de laisser Gerda regagner Londres:
- En tout cas, Henry a bien fait de l'accompagner.
Car sir Henry avait tenu à la conduire en voiture jusqu'à Harley Street.
- Elle nous reviendra pour l'enquête, bien évidemment, reprit lady Angkatell en "laissant glisser" sa crème caramel d'un air méditatif. Mais il va de soi qu'elle ait préféré annoncer la nouvelle elle-même aux enfants... Ils auraient pu lire ça dans le journal. Et quand on songe qu'il n'y a qu'une Française dans la maison... Avec ce qu'on sait de leur émotivité... elle aurait pu aller jusqu'à piquer une crise de nerfs. Bref, Henry va rêgler le problème avec elle. Quant à Gerda, je ne me fais pas vraiment de souci. Elle fera venir quelqu'un de sa famille... des soeurs, peut-être. Gerda est du genre à avoir des soeurs en pagaille, trois ou quatre au bas mot, j'imagine, qui toutes habitent probablement Tunbridge Wells.
- Tu dis vraiment n'importe quoi, Lucy! s'exclama Midge.
- Bon, à Torquay, si tu préfères, mon chou... Non, non, pas Torquay. Elles auraient au moins soixante-cinq ans, si elles vivaient à Torquay. Eastbone, peut-être, ou St Leonards.
Lady Angkatell contempla sa dernière cuillerée de crème caramel comme si elle partageait avec elle ses regrets, puis la reposa délicatement dans son assiette.


Par akialam - Publié dans : Livres
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