Mercredi 23 mai 2012 3 23 /05 /Mai /2012 07:30

Bienvenue sur mon blog! 


C'est en voulant partager ces petits riens qui font les conversations entre amis, alors que j'étais loin des miens que j'ai décidé un jour de créer ce blog. Lectures, films, sorties et créations, j'en ai fait un petit fourre-tout qui me ressemble un peu dans son côté désordonné et hétéroclite. Avant de vous laisser naviguer  d'article en article, je voulais vous donner quelques précisions sur certaines sources.  

J'ai pour habitude de toujours citer mes sources. Ainsi: la plupart des résumés de films sont tirés du site
cinemovies ou allociné et les résumés de livres sont habituellement la 4e de couverture du livre.  Si j'ai effectué un bijou ou un autre objet avec un modèle, je mets le lien vers le site. Si vous constatez qu'un lien ne fonctionne pas ou une autre anomalie, n'hésitez pas à mettre un commentaire pour me le signaler !  Ceci dit  vous pouvez laisser des commentaires pour tout un tas d'autres raisons!

Ce nouveau blog est plus facile de navigation que l'ancien, car il possède des catégories, comme ça, vous pouvez ne regarder que les catégories d'articles qui vous intéressent!  

Voilà, bonne lecture!

Par akialam
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Vendredi 11 mai 2012 5 11 /05 /Mai /2012 07:19

CATH ET SON CHAT T1Cath et son chat,

de Christophe Cazenove, Hervé Richez

et Yrgane Ramon

 

Après Diglee, Cathy Karsenty, Tokyobanhbao, ou Clio de Frégon, voici un autre exemple de blogueuse BD passée avec bonheur du PC à la librairie. Vous l'aurez peut-être reconnue, il s'agit d'Yrgane .

 

Elle s'intéresse dans cet album aux péripéties d'une petite fille, Cath, et de son chat (notez l'anagrame au passage). Cet animal de compagnie, Yrgane le connaît bien puisqu'elle s'inspire souvent de ses deux félins domestiques pour dessiner ses posts, accompagnés le plus souvent d'une troisième larron, non moins comique, un lapin prénommé Kiwi.

 

Mais revenons-en à l'album à proprement parler : le dessin est fluide, les planches drôles, et très différent de mes derniers coups de coeur en matière d'histoire de chat, Simon's cat et Chi. Néanmoins, aussi filou que n'importe quel autre félin, Sushi, puisque c'est ainsi que s'appelle le chat de Cath, triche, cherche à se faire câliner, joue, fait ses griffes partout comme ça lui chante. Bref, comme n'importe quel chat, il est le maître chez lui et il aime le faire savoir.

 

Un album que les lecteurs du blog d'Yrgane apprécieront sûrement car il est issu de son univers habituel. Pour les autres, je pense que si le public-cible est plutôt jeune, il n'en reste pas moins que cet album peut aisément divertir des lecteurs plus âgés grâce à ses personnages attachants et sa légèreté rafraîchissante.

 

Extrait :

 

Cath_et_son_chat_Yrgane.jpegClic pour voir en plus grand!


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Mardi 8 mai 2012 2 08 /05 /Mai /2012 07:11

la-casa-victor-hussenot-editions-warumLa casa, de Victor Hussenot

 

Genre: bande dessinée

 

Voici un album concept : l'auteur joue avec l'élément de base de la bande dessinée : la case. Il la découpe, la tord, joue sur  ce qu'elle symbolise, sur ce qu'elle est : un espace physiquement clos mais paradoxalement lié aux autres cases autour pour former une histoire.

 

Las, derrière ce concept pourtant si alléchant, les effets tombent trop souvent à plat. La faute à un dessin parfois difficilement lisible, brouillon, qui entrave la compréhension des planches. A plusieurs reprises, je me suis retrouvée dans une situation qui m'a exaspérée d'autant plus qu'elle s'est répétée : devoir relire 3, 4 ou 5 fois les pages, à scruter les dessins pour tenter de comprendre, parfois en vain.

 

Un album au goût d'inachevé, dont l'inégale lisibilité finit par occulter le plaisir de découvrir le concept d'origine pourtant très intéressant.

 

Extrait :  

http://www.warum.fr/bibliotheque.php?livre=57#

 

 

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Lundi 7 mai 2012 1 07 /05 /Mai /2012 10:07

sac-de-billes-joffoUn sac de billes, de Joseph Joffo

 

Genre: témoignage

Lieu et époque : France, 1939-1945

 

Un témoignage tout simple et pourtant criant de vérité, sur la vie de l'auteur, alors enfant, pendant la seconde guerre mondiale. Fuyant les rafles et les arrestations nazies, le jeune garçon découvre la peur, apprend la débrouillardise, et surtout à taire son identité.

 

Au-delà de la simple valeur historique de cet ouvrage, il y a simplement la valeur de témoignage de la vie quotidienne pendant la guerre, lorsque l'homme livre le meilleur ou le pire de lui-même. Néanmoins, et sans doute parce qu'il ne s'agit pas d'une fiction, l'auteur évite les écueils les plus courants des ouvrages traitant de la seconde guerre mondiale en ne portant aucun jugement sur les agissements de gens. Il exprime bien entendu de la gratitude, parfois de l'incompréhension, mais il ne donne pas de leçons au lecteur en lui montrant là où est le bien et le mal, dont les frontières se brouillent paradoxalement en temps de guerre.

 

Avec une écriture simple et fluide, cet ouvrage peut se lire à tout âge, comme le témoignage qu'il est, avec une perspective historique, mais également comme une aventure initiatique, tout simplement.

 

 

4e de couverture :

Traduit en 18 langues, Un sac de billes, livre d'une exceptionnelle qualité, est un des plus grands succès de librairie de ces dix dernières années.

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Samedi 5 mai 2012 6 05 /05 /Mai /2012 20:57

Affiche-exposition-tim-burton-cinematheque.jpgExposition Tim Burton

Cinémathèque Française

7 mars - 5 août 2012

 

Je crois que si l'on me demandait de citer mon réalisateur favori, mon coeur balancerait entre Baz Luhrman, dont la trilogie dite du rideau rouge (Ballroom Dancing, Roméo+Juliette, Moulin Rouge) a illuminé mes soirées d'étudiante et que j'ai revue une bonne quinzaine de fois au moins, et Tim Burton, dont j'ai découvert l'univers gothico-onirique un peu plus tard, et qui continue de m'enchanter à chaque nouveau film (ou presque). C'est vous dire avec quelle impatience j'attendais cette exposition. 

 

Dès l'entrée, le spectateur est accueilli par un mur et un carousel de monstres baignant dans la lumière fluorescente et la musique de Danny Elfman. Ce qui pourrait être lugubre nous fait donc instantanément retomber en enfance (oui, les dents sous lumière fluorescente, c'est marrant).  Le ton est donné, car il caractérise sans aucun doute tout l'art du maître : un mélange entre horreur et naïveté de l'enfance, réconciliant ce qui, de prime abord, semble ne pas pouvoir l'être. 

 

Le reste de l'exposition se répartit ensuite de façon chronologique, à commencer par les premières réalisations adolescentes (dont une hilarante couette dévoreuse) où se dessinent déjà un réjouissant mélange des genres. Puis, Tim Burton entre chez Disney et participe à la conception de Taram et le chaudron magique, mais aucun de ses personnages n'est alors retenu, sans doute trop différents de l'univers Disney, et il commence à travailler sur des projets plus personnels.  Ensuite, apparaissent les succès qu'on lui connaît, mais également ses quelques ratés, le tout présenté de façon chronologique.

 

 

Si j'ai été emballée par cette exposition, certains de mes accompagnateurs ont été déçus : trop peu de making of, de costumes, une présentation trop réduite de certains films... Il est vrai que ces arguments sont tout à fait vrais, l'exposition se composant essentiellement de dessins, d'extraits d'animations ou de films,  de quelques sculptures (notamment les très belles des Noces funèbres), et de quelques trop rares costumes. 

 

Néanmoins, je n'en démordrai pas, j'ai vraiment beaucoup aimé cette exposition, que j'ai parcourue avec une pointe d'émerveillement dans les yeux. Car, sans être exhaustive, elle nous permet d'approcher le travail de Burton, particulièrement sous son aspect création de personnages. Sa capacité à créer des univers glauques mais pas effrayants pour autant est proprement fascinante, car elle conserve, de plus, toujours une large part de magie : celle de l'enfance.

Par akialam - Publié dans : Sorties et expositions
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Jeudi 3 mai 2012 4 03 /05 /Mai /2012 21:13

avengers.jpgAvengers, de Joss Whedon

 

Lieu et époque : USA, époque actuelle

Genre: Action

 

A vrai dire, je craignais le pire: les histoires de super-héros sont déjà risquées, car elles peuvent tomber à chaque instant dans le ridicule le plus kitsch. Alors avec les Avengers, on peut dire que le risque était sextuplé !

 

N'étant pas une spécialiste des comics, je n'ai aucune idée de la conformité du scénario avec un quelconque modèle original, mais si j'en crois Monsieur Lalune, davantage versé dans ces sciences que moi-même, le tout est très cohérent et les caractères conformes à ce qu'ils étaient dans les pages qui les ont fait connaître.

 

Le rythme, soutenu mais pas indigeste, les interactions entre les personnages, savoureuses, et l'humour, présent même lorsqu'on ne l'attend pas, sont autant d'atouts majeurs pour ce film qui réussit haut la main à nous divertir sans cesser de nous surprendre. Le spectateur est entraîné à la suite de ces héros moins manichéens qu'ils ne pourraient le sembler et certaines scènes ont sans aucun doute le potentiel pour devenir culte ! 

 

Mon seul petit bémol concernera la 3D, pas mauvaise mais franchement inégale, parfois trop forte, parfois quasi inexistante (même quand on la cherche...) elle n'apporte pas grand chose à ce film déjà assez spectaculaire par lui-même.

 

Un bon film d'action, plutôt intelligent, qui ne lésine pas sur les effets spéciaux, particulièrement réussis, tout en construisant une crédibilité intéressante à ses héros. Et comme il a l'air d'exploser le box-office américain, il y a fort à parier qu'une suite soit envisagée. Il n'y a plus qu'à croiser les doigts pour que le réalisateur du suivant soit aussi éclairé!

 

Résumé :

Lorsque la sécurité et l'équilibre de la planète sont menacés par un ennemi d'un genre nouveau, Nick Fury, le directeur du SHIELD, l'agence internationale du maintien de la paix, réunit une équipe pour empêcher le monde de basculer dans le chaos. Partout sur Terre, le recrutement des nouveaux héros dont le monde a besoin commence…

Par akialam - Publié dans : Films
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Mardi 1 mai 2012 2 01 /05 /Mai /2012 08:49

Grand-marche-art-contemporain-bastille-2012.jpg Cette année encore, de nombreuses découvertes. Voici donc mes artistes chouchous de cette édition:


 

- Didier Nicolas : j'aime assez l'aspect vitrail et coloré de ses peintures. Il y a bien entendu des compositions que je préfère à d'autres, mais dans l'ensemble, cet artiste a attiré mon attention par l'aspect original de ses toiles.


 

- Kang, (dont je n'ai malheureusement pas trouvé le site internet) qui s'intéresse au mouvement à travers des scènes de course, mais également de corrida.


 

- Vincent Aitzegagh : j'aime particulièrement ses portraits d'hommes célèbres réalisés sur des anciennes cartes de géographie. Il y ajoute une citation et l'ensemble prend un sens vraiment intéressant.


 

- Patrice Bueno : surtout ses arbres


 

Et toujours :

- Sophie, découverte lors d'une précédente édition à la halle Freyssinet

- Cyril Réguerre, un de mes premiers coups de coeur, qui avec ses nouveaux tableaux est incontestablement passé à un niveau supérieur.

Par akialam - Publié dans : Sorties et expositions
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Vendredi 20 avril 2012 5 20 /04 /Avr /2012 20:57

rosa-candida olafsdottirRosa candida, d'Audur Ava Ólafsdóttir

 

Genre : Roman

Lieu et époque : fin du 20e siècle, Islande, Europe

 

Voici un livre difficile à chroniquer, et encore à l'heure où j'écris ces lignes, je ne suis pas encore tout à fait sûre de ce que je vais bien pouvoir en dire.

 

Enfin, si, j'ai bien quelques éléments : des thèmes, des symboles, des métaphores, mais je n'arrive pas encore à les assembler en quelque chose de cohérent. Tout d'abord, il s'agit de mon premier ouvrage Islandais, ce qui mérite d'être souligné. Avant cet ouvrage, l'Islande, était surtout pour moi le pays qui a vu naître Björk, aussi inclassable que l'on peut l'être, des volcans et des glaciers aux noms imprononçables qui empêchent les autres européens de partir en vacances. Maintenant, je peux ajouter cet ouvrage à ces clichés.

 

Je sens confusément que j'aurais dû l'adorer ou le détester, et en fournir une approche mitigée, presque banale, ne me satisfait pas pour autant, car ce livre est tout, sauf banal...

 

Essayons de procéder avec méthode. Ce n'est certes ni très spontané ni très sympathique voire un peu scolaire mais c'est tout ce que j'ai trouvé pour aller au bout de cet article.

 

Commençons donc par le thème : la croissance des plantes comme métaphore du temps qui passe, de l'évolution d'un personnage vers l'âge adulte est, vous en en conviendrez, assez banale. Le symbole de la naissance d'une être à la date anniversaire du décès d'une autre, n'est pas non plus quelque chose de très original. Le frère jumeau comme miroir d'un état intérieur, l'enfant comme image du miracle de la vie, le voyage comme voie initiatique vers l'âge adulte, tous ces thèmes, et bien d'autres, encore, ont été utilisés cent fois en littérature (comme au cinéma) mais ils sont tellement bien entrelacés qu'il est difficile de parler des uns sans évoquer les autres. Et c'est bien là ma difficulté aujourd'hui : je m'aperçois que j'ai omis de parler de la mort, du corps, de cette obsession culinaire des personnages, du langage, du rapport aux parents, du cinéma, des rêves, de l'héritage physique et culturel, de la foi, d'amour, tous ces thèmes largement évoqués et qui mériteraient chacun un développement particulier. 

 

L'écriture, fluide et agréable, décrit avec une grande simplicité l'univers intérieur du personnage principal et ses gestes extérieurs. Révéler des choses complexes de manière simple voilà sans doute un tour de force littéraire. Néanmoins, il en est de cet ouvrage comme de certains films d'auteur européens : beau, travaillé, riche, il n'en demeure pas moins parfois un peu lent sans pour autant que l'on s'y ennuie tout à fait. Un paradoxe parmi d'autres qui participe à son intérêt.

 

Vous l'aurez compris je peine à dégager un sens général à l'ouvrage. C'est ce qui fait sa richesse, sa singularité, mais également son charme.

 

4e de couverture :
Le jeune Arnljotur va quitter la maison, son frère jumeau autiste, son vieux père octogénaire, et les paysages crépusculaires de laves couvertes de lichens. Sa mère a eu un accident de voiture. Mourante dans le tas de ferraille, elle a trouvé la force de téléphoner aux siens et de donner quelques tranquilles recommandations à son fils qui aura écouté sans s’en rendre compte les dernières paroles d’une mère adorée. Un lien les unissait : le jardin et la serre où elle cultivait une variété rare de Rosa candida à huit pétales. C’est là qu’Arnljotur aura aimé Anna, une amie d’un ami, un petit bout de nuit, et l’aura mise innocemment enceinte. En route pour une ancienne roseraie du continent, avec dans ses bagages deux ou trois boutures de Rosa candida, Arnljotur part sans le savoir à la rencontre d’Anna et de sa petite fille, là-bas, dans un autre éden, oublié du monde et gardé par un moine cinéphile. 

 

Extrait :

Comme je vais quitter le pays et qu’il est difficile de dire quand je reviendrai, mon vieux père de soixante-dix-sept ans veut rendre notre dernier repas mémorable. Il va préparer quelque chose à partir des recettes manuscrites de maman – quelque chose qu’elle aurait pu cuisiner en pareille occasion. « J’ai pensé, dit-il, à de l’églefin pané à la poêle et ensuite une soupe au cacao avec de la crème fouettée. » Pendant que papa essaie de trouver comment s’y prendre pour la soupe au cacao, je vais chercher mon frère à son foyer dans la vieille Saab qui va sur ses dix-huit ans. Jósef m’attend depuis un moment, planté sur le trottoir et visiblement content de me voir. Il est sapé à bloc parce que c’est ma soirée d’adieu, il porte la chemise que maman lui a achetée en dernier, violette à motifs de papillons.
Pendant que papa fait revenir l’oignon alors que les morceaux de poisson attendent, tout prêts, sur leur lit de chapelure, je vais dans la serre chercher les boutures de rosier que je vais emporter. Papa m’emboîte le pas, ciseaux à la main, pour couper de la ciboulette destinée à l’églefin et Jósef, silencieux, le suit comme son ombre. Il n’entre plus dans la serre depuis qu’il a vu les débris de verre causés par la tempête de février qui a réduit en miettes beaucoup de vitres. Il reste dehors, près de la congère, et nous suit du regard. Papa et lui portent le même gilet noisette avec des losanges jaunes. «Ta mère mettait toujours de la ciboulette avec l’églefin », dit papa, tandis que je lui prends les ciseaux des mains et m’étire pour atteindre dans le coin de la serre la touffe toujours verte dont je lui tends une poignée. C’est moi le seul héritier de la serre de maman, comme papa me le rappelle régulièrement. Ce n’est pas qu’il s’agisse d’une culture de grande envergure comme trois cent cinquante pieds de tomate et cinquante plants de concombre qui se transmettraient de mère en fils ; il ne s’agit en fait que de roses qui poussent toutes seules, sans qu’on ait besoin de s’en occuper spécialement, et peut-être de la dizaine de plants de tomate qui restent. Papa se chargera d’arroser en mon absence. « Je n’ai jamais été porté sur les légumes, mon petit Lobbi, c’était le dada de ta mère. Moi, je pourrais tout au plus manger une tomate par semaine. À ton avis, à la récolte, ça va donner combien de fruits par plant ?
— Tâche de les donner, alors.
— Je ne peux tout de même pas frapper à tout bout de champ chez les voisins avec mes tomates.
— Et Bogga ? »
Je dis cela tout en me doutant bien que la vieille amie de maman doit avoir les mêmes goûts que papa.
«Tu ne veux tout de même pas que j’aille toutes les semaines rendre visite à Bogga avec trois kilos de tomates. Elle insisterait pour que je reste à dîner. » Je pressens aussitôt ce qu’il va dire ensuite.
« J’aurais voulu inviter la demoiselle et l’enfant, poursuit-il, mais va savoir si tu n’y serais pas opposé.
— Oui, j’y suis opposé. La demoiselle, comme tu dis, et moi, on n’est pas un couple et on ne l’a jamais été, même si on a un enfant ensemble. Ça a été un accident. »
J’ai déjà mis les choses au point et papa doit bien se rendre compte que l’enfant est le fruit d’un instant d’imprudence, et que ma relation avec la mère s’est limitée au quart, que dis-je, au cinquième d’une nuit.
«Ta mère n’aurait pas vu d’objection à les inviter au dernier repas. » Chaque fois que papa a besoin de donner du poids à ses paroles, il tire maman de sa tombe pour l’appeler en renfort.

 


Cinquième ouvrage du challenge

challenge petit bac 2012

dans la catégorie VEGETAL 


 

Par akialam - Publié dans : Livres
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Lundi 16 avril 2012 1 16 /04 /Avr /2012 19:08

radiostars-manu-payer.jpgRadiostars, de Romain Lévy

 

Genre : Comédie

Lieu et époque : France, époque actuelle

 

Roadtrip et film de potes à la fois, cette comédie nous emmène sur les routes de France à la suite d'une bande d'animateurs radio dont l'impertinence a fait le succès; impertinence qui les a peu à peu éloignés de leur public à mesure qu'elle s'est muée en arrogance. En guise de pénitence, ils sont envoyés en tournée afin de reconquérir des parts d'audience.

 

Il est bien connu que c'est en temps de crise que les caractères se révèlent : les sentiments s'exacerbent, mettant à mal la cohésion du groupe. Si chaque personnage apparaît au départ assez stéréotypé, les comédiens parviennent à leur apporter humanité et crédibilité par un jeu collectif sans faute. Aucun ne cherche à briller plus que les autres, et si on frôle parfois la caricature par instants, c'est toujours avec une certaine tendresse.

 

Le registre comique mêle avec bonheur comique de personnage et de situations, sans pour autant rechercher les gags à tout prix, même si l'on sent un Manu Payet un poil cabotin par instants. Le rythme est parfois un peu en sous-régime, maais l'ensemble marche trop bien pour qu'on lui en tienne vraiment rigueur.

 

Une comédie française plutôt réussie qui joue sur le capital sympathie de ses personnages et de ses acteurs, dont la générosité pallie un scénario finalement sans grande surprise.

 

Résumé:

En plein échec professionnel et sentimental, Ben, qui se rêvait comique à New York, est de retour à Paris. Il rencontre Alex, présentateur vedette du Breakfast-club, le Morning star de la radio. Avec Cyril, un quadra mal assumé, et Arnold, le leader charismatique de la bande, ils font la pluie et le beau temps sur Blast FM. Très vite Ben est engagé : il écrira pour eux. Alors qu'il a à peine rejoint l'équipe, un raz-de-marée frappe de plein fouet la station : l'audience du Breakfast est en chute libre. C'est en bus qu'ils sillonneront les routes de France pour rencontrer et reconquérir leur public. Pour ces Parisiens arrogants, de ce road trip radiophonique naîtra un véritable parcours initiatique qui bousculera leurs certitudes.

Par akialam - Publié dans : Films
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Dimanche 15 avril 2012 7 15 /04 /Avr /2012 07:07

bobine3Tous les mois, il s'agit d'imaginer le casting idéal pour adapter au cinéma un des livres lus dans le mois précédent (du 15 au 15, dans mon cas).

 

 

 

LE LIVRE EN QUESTION  

  Pêcheur d'Islande 


Le casting :


Lea-seydoux.jpgGaud : Léa Seydoux  


     - QUI C'EST ? A vrai dire, je ne l'ai vue à l'écran que très récemment, mais en consultant sa filmographie, je m'aperçois qu'elle fait déjà partie du paysage cinématographique français mais aussi international depuis 2006 et qu'elle tourne pas mal.

Vous l'avez peut-être aperçue le dernier Robin de bois, de Ridley Scott, ou dans  Inglourious Basterds,  et plus probablement dans Minuit à Paris ou  Mission : impossible - protocole fantôme. Nominée aux césars du meilleur espoir féminin en 2009 et 2011, pour ses prestations respectives dans Belle épine et la Belle personne, elle est actuellement à l'affiche des Adieux à la reine.

 
  - POURQUOI ? Parce que je trouve qu'elle possède une grande douceur mais que son visage exprime également une grande détermination qui conviendrait tout à fait à Gaud. D'autant que la coiffe de Paimpol lui sierait à merveille !

 

 

 
olivier barthélémyYann Olivier Barthélémy 


     - QUI C'EST ? Ce jeune acteur s'anime sur grand écran depuis une dizaine d'année, passant de films aux univers aussi variés que RRRrrr !  ou Largo Winch 2 en passant par Mesrine ou Truands.  Il est actuellement à l'affiche d'Aux yeux de tous.

  
    - POURQUOI ?  Je l'avoue, j'ai un peu triché en recherchant un acteur pour le rôle de Yann, puisque je n'ai jamais vu Olivier Barthélémy jouer. En revanche, quand j'ai découvert ses photos, j'ai été frappé par son visage, qui correspondait exactement à l'image que j'avais du personnage, imposant, mais avec une certaine tendresse. 

 



Vincent-Rottiers.jpgSylvestre : Vincent Rottiers 


     - QUI C'EST ? Vous l'avez peut-être découvert, comme moi, dans A l'origine, ou dans Gardiens de l'ordre, mais il été surtout découvert en adolescent tourmenté en quête de sa mère biologique dans Je suis heureux que ma mère soit vivante

  
    - POURQUOI ?  Je ne l'ai vu que dans des rôles de mauvais garçon, mais je pense qu'il serait également à l'aise dans ce rôle de jeune marin aux yeux clairs. Il dégage quelque chose qui me semble important pour que le personnage de Sylvestre ne disparaisse pas complètement face à l'histoire d'amour de Yann et Gaud. 

 

 

Pour les plus petits rôles : 

La grand-mère de Sylvestre : Marion Game, parce que j'adore la voir en mamie cruelle dans Scènes de ménage, mais que je serais curieuse de la voir plus introspective et plus fragile dans ce rôle.

 

 

Les petits plus :   

- Côté réalisation: Ayant beaucoup aimé la Princesse de Montpensier, et sa mise en lumière,  je verrais bien Bertrand Tavernier 

Côté BO : C'est un peu cliché, je vous l'accorde, mais puisqu'il s'agit de mettre la Bretagne en musique, je verrai bien Alan Stivell mettre en musique les amours de Gaud et Yann et le destin de Sylvestre.


 

 

Voilà pour ce mois-ci ! Personne ne suit encore ce rendez-vous avec moi, mais les liens seront ensuite là si j'ai le plaisir d'inspirer quelques bloggueur(euse)s.

Pensez à me le signaler par commentaire si c'est le cas ! 


Par akialam - Publié dans : Mon casting idéal
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