Jeudi 28 janvier 2010 4 28 /01 /2010 02:55

Bienvenue sur mon blog! 


C'est en voulant partager ces petits riens qui font les conversations entre amis, alors que j'étais loin des miens que j'ai décidé un jour de créer ce blog. Lectures, films, sorties et créations, j'en ai fait un petit fourre-tout qui me ressemble un peu dans son côté désordonné et hétéroclite. Avant de vous laisser naviguer  d'article en article, je voulais vous donner quelques précisions sur certaines sources.  

J'ai pour habitude de toujours citer mes sources. Ainsi: la plupart des résumés de films sont tirés du site
cinemovies ou allociné et les résumés de livres sont habituellement la 4e de couverture du livre.  Si j'ai effectué un bijou ou un autre objet avec un modèle, je mets le lien vers le site. Si vous constatez qu'un lien ne fonctionne pas ou une autre anomalie, n'hésitez pas à mettre un commentaire pour me le signaler !  Ceci dit  vous pouvez laisser des commentaires pour tout un tas d'autres raisons!

Ce nouveau blog est plus facile de navigation que l'ancien, car il possède des catégories, comme ça, vous pouvez ne regarder que les catégories d'articles qui vous intéressent!  

Voilà, bonne lecture!

Par akialam
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Dimanche 24 janvier 2010 7 24 /01 /2010 22:30
art-de-l-islam.jpgExposition Arts de l'Islam :
chefs-d'oeuvre de la collection Khalili

A l'institut du monde arabe
du 6 octobre 2009 au 14 mars 2010

Enfant, j'ai été envoutée par les beautés de l'Alhambra, à Grenade. Jeune étudiante, j'ai suivi une année l'option "Arts de l'Islam" à l'école du Louvre. C'est dire si j'aurais dû fréquenter plus tôt les salles de l'IMA. Et pourtant, c'était bel et bien la première fois que j'y mettais les pieds (sauf au salon de thé l'an dernier, mais ça ne compte pas) pour un rendez-vous avec siropdekinder (encore elle, me direz-vous!). Eh bien oui ! Armées de nos mirettes, nous voilà prêtes pour nous plonger dans les délices artistiques de l'Islam.
Et il faut reconnaître que l'exposition est fort intéressante, même pour un néophyte: des choses élémentaires y sont expliquées, ce qui la rend accessible à tout public. Bien entendu, lorsqu'on a quelques notions, c'est surtout du rappel, mais cela n'empêche pas d'apprécier la multitude d'objets ici exposés et leur qualité. Il y a de très nombreux chefs d'oeuvres exposés, et parmi eux de vrais petits bijoux, tel ce Coran inscrit en intégralité et en miniature sur un rouleau. Toutes ces pièces sont magnifiques :  enluminures, bijoux, céramique, bois, travail du métal... toutes les matières sont représentées par une multitude d'objets différents, quotitiens ou sacrés. Une très très belle exposition accessible à tous, et ce n'est pas là sa moindre qualité.


Allez, je ne résiste pas à l'envie de vous montrer ce fabuleux Coran vertical
(présenté en horizontal sur la photo...)

Il faut bien imaginer que cebandeau caligraphié n'est pas très large (à vue de nez, je dirais une vingtaine de centimètres)
coran1.jpg
- Et si vous cliquez ici - vous pourrez constater par vous-même que tout n'est qu'écriture minuscule !
Il est vraiment magnifique!


Par akialam - Publié dans : Sorties et expositions
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Dimanche 24 janvier 2010 7 24 /01 /2010 22:06
serious_man.jpgSerious man, de Ethan et Joel Cohen

Genre: comédie dramatique
Lieu et époque: Etats-Unis, 1967

Il est difficile de juger ce film. génialissime délire comme le disent certains critiques ou d'un ennui mortel ? La vérité, comme souvent, est probablement entre les deux, car même s'il est jubilatoire de voir le sort s'acharner sur ce pauvre Larry, il manque à ce film un élément essentiel : le rythme. Et c'est là que l'expérience devient lassante, car le comique de répétition ne fait pas un bon film à lui tout seul, d'autant que les comédiens ne brillent pas particulièrement non plus. On sent que les réalisateurs s'en sont donnés à coeur joie, mais il en est de ce film comme de tous les délires : quand on en fait pas partie, il deviennent franchement lourds.

Résumé:
Nous sommes en 1967, et Larry Gopnik, professeur de physique dans une petite université du Midwest, vient juste d'apprendre que sa femme Judith allait le quitter. Elle est tombée amoureuse de l'une de ses connaissances, le pontifiant Sy Ableman. Aux yeux de Judith, Sy est un homme plus important que son insignifiant mari. Arthur, le frère de Larry, est incapable de travailler et dort sur le canapé. Danny, son fils, a des problèmes de discipline à l'école hébraïque, et sa fille Sarah pioche en cachette dans son portefeuille pour accumuler de quoi se faire refaire le nez.
Alors que son épouse et Sy Ableman font allègrement de nouveaux projets domestiques et que son frère devient un fardeau de plus en plus lourd, quelqu'un écrit des lettres anonymes pour saboter les chances de Larry d'être titularisé à l'université. Un de ses étudiants tente de le soudoyer pour obtenir son diplôme tout en le menaçant de l'attaquer pour diffamation. Et sa superbe voisine le tourmente en prenant des bains de soleil entièrement nue…
Luttant désespérément pour trouver un équilibre, Larry cherche conseil auprès de trois rabbins différents. Quelqu'un pourra-t-il l'aider à faire face à ses malheurs et à devenir un mensch, un homme bien ?
Par akialam - Publié dans : Films
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Vendredi 22 janvier 2010 5 22 /01 /2010 22:36
mystère frontenac Le mystère Frontenac, de François Mauriac

Genre
:
roman, drame
Lieu et époque: France, début du XXe siècle


C'est dans les méandres des bacs d'une boutique de livres d'occasion du Boulevard Saint Michel que j'ai fait l'acquisition de cet ouvrage à un prix ridicule. 20 centimes, pour être honnête. Mon histoire avec ce livre commence donc par une question de prix.

Puis, j'ai été happée dès les premières pages. Pas de suspense insoutenable, mais une histoire de famille, avec ses douleurs, ses petits secrets. Rien d'extraordinaire mais le tout est raconté avec douceur, avec une grande tendresse pour les personnages, malgré leurs défauts. Une famille aisée de la campagne, un attachament à la terre, aux valeurs de la famille, des Frontenac qui se serrent les coudes, maintenant l'unité de la famille coûte que coûte. Et toujours, ce même amour les uns pour les autres, parfois un peu égoïste, parfois un peu étouffant, mais toujours présent, rassurant.
Difficile de qualifier cet ouvrage : la douceur me semble être l'adjectif le plus approprié, mais les personnages sont parfois agités de sentiments violents ce qui contredit cette affirmation. Finalement cet ouvrage est sans doute à l'image de la famille dont il raconte l'histoire: rassurant et familier.


4e de couverture:

Pour Blanche Frontenac, restée veuve avec cinq enfants, le bonheur personnel n'existe pas. La seule chose essentielle est d'agir en vue du bien commun et dans l'intérêt de la famille. Quand le moment sera venu, Jean-Louis, le brillant aîné, obéira aux mêmes liens puissants du sang. Malgré des aspirations différentes, il reprendra l'affaire familiale, deviendra le maître de la fortune afin de protéger les cadets et de maintenir à jamais le mystère Frontenac.

Extrait:
Il se dissimula derrière un chêne, à un jet de pierre de la souche où Yves trônait, sans pouvoir saisir le sens de ses paroles que le vent d'est emportait. D'un bond, il fut sur sa victime, et avant que le petit ait poussé un cri, il lui avait arraché le cahier, filait à toutes jambes vers le parc.
Ce que nous faisons aux autres, nous ne le mesurons jamais. Jean-Louis se fût affolé s'il avait vu l'expression de son petit frère pétrifié au milieu de la lande. Le désespoir le jeta soudain par terre, et il appuya sa face contre le sable pour étouffer ses cris. Ce qu'il écrivait à l'insu des autres, ce qui n'appartenait qu'à lui, ce qui demeurait un secret entre Dieu et lui, livré à leurs risées, à leurs moqueries... Il se mit à courir dans la direction du moulin. Pensait-il à l'écluse où, naguère, un enfant s'était noyé? Plutôt songeait-il, comme il l'avait fait souvent, à courir droit devant lui, à ne plus jamais rentrer chez les siens. Mais il perdait le souffle. Il n'avançait plus que lentement à cause du sable dans ses souliers et parce qu'un pieux enfant est toujours porté par les anges: "...parce que le Très-haut a commandé à ses anges à ton sujet de te garder dans toutes tes voies. Ils te porteront dans leurs mains de peur que ton pied ne heurte contre une pierre..." Soudain une pensée consolante lui était venue: personne au monde, pas même jean-Louis, ne déchiffrerait son écriture secrète, pire que celle dont il usait au collège. Et ce qu'ils en pourraient lire leur paraîtrait incompréhensible. C'était fou de se monter la tête : que pouvaient-ils entendre à cette langue dont lui-même n'avait pas toujours la clef ?
Par akialam - Publié dans : Livres
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Jeudi 21 janvier 2010 4 21 /01 /2010 22:28
olivier-de-benoist.jpg Olivier de Benoist dans très très haut débit
au Point Virgule.
Mercredi au samedi jusqu'en juin 2010

Pour mon premier rendez-vous avec la mythique salle du point-virgule, j'ai opté pour Olivier de Benoist, jeune humoriste qui s'est mis en tête de nous expliquer les relations hommes-femmes, preuve à l'appui. Le grand atout d'une petite salle comme le point-virgule, c'est indéniablement l'intéraction avec le public, qui, même si les sketches sont de qualité inégale, promet au spectateur une heure de franche rigolade. Car l'humoriste rebondit sur les réactions du public, alternant sketches et dialogue avec la salle. Du lancer de shamallow à l'autopsie d'un sac à main, un spectacle drôle, bourré de mauvaise foi masculine, et même si certaines parties méritent, à mon sens, d'être encore un peu rodées, il y a en tout cas de quoi passer une bonne soirée.

"je n'ai pas parlé à ma femme depuis deux ans... j'ai peur de l'interrompre"
Par akialam - Publié dans : Théâtre et spectacles
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Dimanche 17 janvier 2010 7 17 /01 /2010 22:05
la-legende-du-roi-arthur-bnf-paris.jpgExposition la légende du roi Arthur à la BNF
du 20 octobre 2009 au 24 janvier 2010

Pour cette après-midi exposition, siropdekinder et moi-même avions décidé pour une fois de nous munir de nos compagnons respectifs pour une visite "en couple". Avant de satisfaire nos esprit, c'est tout d'abord vers la satisfaction de l'estomac que nous avons, pauvres humains que nous sommes, tourné nos efforts. Après un festin digne des empereurs Ming, métaphore par laquelle vous comprendrez sans peine la nature du restaurant qui nous a repu, nous étions parés, plein de forces pour attaquer une visite sur les traces du roi Arthur et de ses chevaliers.
La première salle nous plonge dans les plus célèbres interprétations du mythe arthurien à l'écran, petit ou grand. Outre les incontournables Excalibur, de John Boorman, Indiana Jones et la dernière croisade ou la version animée de Disney, on y retrouvait également, dans un registre totalement différent, les anglais "Monthy Python" ou la très française série Kaamelott. Comme quoi, froggies et rosbeefs ont su s'accorder sur le potentiel comique de ce mythe commun. Une fois n'est pas coutume.
On découvre ensuite l'histoire elle-même, une histoire à plusieurs volets, dont les éléments fluctuent selon les écrivains, les époques : Merlin est tour à tour druide, magicien, devin. Arthur, roi "juste" et pieux, n'en est pas moins parfois tyrannique et impitoyable: ainsi, selon certaines versions, Guenièvre, après avoir été jugée pour adultère, est condamnée au bûcher. Mais la plupart des objets exposés ici à la vue du public sont des manuscrits. Plus ou moins anciens, ils montrent avec force enluminures à quel point cette histoire a été populaire. Car sinon, comment expliquer la multitude d'ouvrages conservés sur le sujet à une époque où l'imprimerie n'existait pas ? Il a fallu que le plus grand nombre s'y intéresse pour qu'au delà des siècles, une telle quantité de manuscrits subsistent. Il y a parmi eux de vrais petits bijoux aux enluminures soignées, d'une qualité incroyable.
La dernière partie de l'exposition est consacrée à l'amour courtois, et par extension, au mythe non moins célèbre de Tristan et Yseult, mais également à la nature du Graal, diverse selon les sources. Coupe ? pierre incandescente ? ... Les fans de Kaamelot apprécieront alors à quel point cette série est bien documentée sous ses airs de franche rigolade.
Un seul bémol: la mauvaise isolation sonore des salles. Le lieu d'exposition y fait sans doute, car ici, pas de murs réels, uniquement de larges tentures noires qui m'évoquent un décor de théâtre. C'est beau, léger, mais les sons se mélangent de salle en salle, rendant par exemple quasi impossible l'écoute des textes en vieux français, parasités par les dialogues des films, à côté, ou par la voix du conteur dans une petite salle, un peu plus loin. J'imagine que dans un espace davantage cloisonné, le rendu serait nettement plus agréable pour le visiteur, moins fatiguant que d'être sans arrêt en train de "tendre l'oreille". Que ce point ne vous rebute cependant pas car, par ailleurs, cette exposition est joliment mise en scène et très intéressante.



Par akialam - Publié dans : Sorties et expositions
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Jeudi 14 janvier 2010 4 14 /01 /2010 21:21
WertherLes souffrances du jeune Werther, de Goethe

Genre: roman épistolaire
Lieu et époque: Wahlheim, 18e siècle

J'ai acheté cet ouvrage après une cruelle prise de conscience: moi qui me targuais d'être une lectrice assidue, me suis rendue compte lors d'une conversation suivie d'une brève réflexion que je n'avais lu aucun auteur allemand depuis les frères Grimm de mon enfance. Honte à moi! J'ai donc entrepris de combler cette lacune par un des monuments de la littérature allemande, le "Werther" de Goethe. Comment alors avouer qu'un tel monument de la littérature romantique m'a déplu ? Eh bien, c'est tout net, je n'ai pas apprécié. Alors, pourquoi ?
Tout d'abord, je n'ai d'ordinaire pas une grande affinité avec les ouvrages romantiques. J'avais déjà émis quelques réserves lors de ma lecture des "confessions d'un enfant du siècle", les sentiments trop extrêmes m'agacant quelque peu. Tout cela est sinon décuplé, du moins exacerbé dans Werther. Le pauvre homme à eu beau pleurer, se lamenter, exulter de joie, se consumer d'amour et de désespoir sous mon regard sévère. Je lui aurais volontiers dit de se secouer un peu. Ce n'est pas que je ne croie pas aux grandes passions, mais celles-ci me semblent toujours trop extrêmes pour être crédibles. Et c'est ce qui m'a frappé chez Werther. Je n'ai ressenti aucune empathie pour ce personnage si loin de moi-même. Peut-être pourrait-on voir cet ouvrage comme une critique des violentes passions, mais il ne m'a pas semblé que l'auteur soit critique avec son personnage, bien au contraire, puisque si j'ai bien compris, Werther est le double littéraire de Goethe. Alors voilà. A côté de quoi suis-je donc passé pour ne pas avoir aimé Werther? Je l'ignore. Toujours est-il que je suis toujours extrêmement frustrée de ne pas aimer un grand classique: un ouvrage ne devient pas un classique pour rien, et il faut bien qu'il y ait quelque chose à en retirer... c'est donc moi qui n'ait pas su l'apprécier à sa juste valeur, j'imagine.

4e de couverture:
"Ce qui est sans égal et sans pareil, c'est Werther : on voit là tout ce que le génie de Goethe pouvait produire quand il était passionné. L'on dit qu'il attache maintenant peu de prix à cet ouvrage de sa jeunesse; l'effervescence d'imagination, qui lui inspira presque de l'enthousiasme pour le suicide, doit lui paraître maintenant blâmable. Quand on est très jeune, la dégradation de l'être n'ayant en rien commencé, le tombeau ne semble qu'une image poétique, qu'un sommeil environné de figures à genoux qui nous pleurent; il n'en est plus ainsi, même dès le milieu de la vie, et l'on apprend alors pourquoi la religion cette science de l'âme, a mêlé l'horreur du meurtre à l'attentat contre soi-même." Madame de Staël

Extrait:
le 16 juin
Pourquoi je ne t'écris pas ? Tu le demandes, et cependant, toi aussi, tu fais partie des savants. Tu devrais deviner que je me trouve bien, et cela parce que... En deux mots, j'ai fait une connaissance qui touche mon coeur de près. J'ai... ah! je ne sais...
Te narrer dans l'ordre comment j'en suis venu à connaître une des plus aimables créatures, voilà qui sera malaisé. Je suis satisfait, heureux et partant mauvais historien.
Un ange! Fi donc! c'est ce que chacun dit de la sienne, n'est-il pas vrai ? Et pourtant je ne suis pas en état de te dire à quel point elle est parfaite, pourquoi elle est parfaite; bref elle a captivé tout mon être.
Tant de simplicité alliée à tant d'intelligence, tant de bonté alliée à tant de fermeté, et le calme de l'âme dans la véritable vie et dans l'activité..
Mais tout ce que je te dis d'elle n'est qu'affreux verbiage; ce sont de détestables abstractions qui n'expriment pas un seul trait d'elle-même. Une autre fois... Non, pas une autre fois, c'est tout de suite que je vais te conter la chose. Si je ne le fais pas maintenant, jamais je ne le ferai. Car entre nous, depuis que j'ai commencé cette lettre, trois fois déjà j'ai été sur le point de poser la plume, de faire seller mon cheval et de courir vers elle. Et pourtant je n'en vais pas moins à tout instant à ma fenêtre pour voir à quelle hauteur est encore le soleil.
Par akialam - Publié dans : Livres
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Mercredi 13 janvier 2010 3 13 /01 /2010 22:57
affiche-bright-sta.jpgBright star, de Jane Campion

Genre: Drame
Lieu et époque: Londres, 19e siècle

Il est difficile de décrire quel est le charme de ce film, tant il est atypique: ici, pas de grandes envolées lyriques ornées de violons, mais une caméra spectatrice qui observe, simplement, la naissance d'un grand amour, sans fioritures. L'alchimie entre les deux personnages est palpable, et la poésie est présente dans tous les plans: un champ en fleur, des murs de roseaux , le vent dans les rideaux, des papillons dans une chambre... La magie arrive paradoxalement à son paroxysme pendant le générique de fin. La voix de l'acteur principal récitant des poèmes de John Keats... on entend toute la musicalité des vers, la beauté de chaque mot, et ce même si l'on ne saisit pas forcément d'emblée le sens complet de ces phrases. C'est juste pur, simple et beau, à l'image de ce film.

Résumé:
Londres, 1818. Un jeune poète anglais de 23 ans, John Keats, et sa voisine Fanny Brawne entament une liaison amoureuse secrète. Pourtant, les premiers contacts entre les deux jeunes gens sont assez froids. John trouve que Fanny est une jeune fille élégante mais trop effrontée, et elle-même n'est pas du tout impressionnée par la littérature. C'est la maladie du jeune frère de John qui va les rapprocher. Keats est touché par les efforts que déploie Fanny pour les aider, et il accepte de lui enseigner la poésie. Lorsque la mère de Fanny et le meilleur ami de Keats, Brown, réalisent l'attachement que se portent les deux jeunes gens, il est trop tard pour les arrêter. Emportés par l'intensité de leurs sentiments, les deux amoureux sont irrémédiablement liés et découvrent sensations et sentiments inconnus. " J'ai l'impression de me dissoudre ", écrira Keats. Ensemble, ils partagent chaque jour davantage une obsédante passion romantique qui résiste aux obstacles de plus en plus nombreux. La maladie de Keats va pourtant tout remettre en cause...
Par akialam - Publié dans : Films
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Samedi 9 janvier 2010 6 09 /01 /2010 22:38
agoraAgora, de Alejandro Amenábar

Genre: péplum
Lieu et époque: Alexandrie, 4e siècle

Ce fut portée par mon inclinaison très prononcée pour les films en costumes et les reconstitutions historiques autant que poussée par la curiosité de voir enfin un film d'Alejandro Amenábar , LE réalisateur espagnol du moment paraît-il, que j'ai jeté mon dévolu sur ce film.

Alors oui, le côté martyr de la brillante Hypéria peut sembler agaçant tant on a l'impression qu'elle seule est sensée, qu'elle seule est incapable même de colère. Mais,au milieu de toutes ces haines attisées, de tout ces extrémistes religieux, elle fait image de sainte quasiment, elle dont le sacerdoce est voué aux sciences. Psychologiquement, en revanche, c'est sans doute l'esclave Davus qui est le personnage le plus intéressant de ce film : il me semble le plus humain de tous car il vacille, il doute. Attiré par cette nouvelle religion qui s'oppose à celle qui l'a vu naître esclave, plein de désirs inassouvis qui le rongent, cherchant les limites du bien et du mal, il finira par trouver la rédemption par un acte criminel qui devient miséricordieux dans le contexte. Tout un paradoxe.

Finalement, outre une critique du catholicisme, ou plus simplement du clergé, ce film est plus largement une condamnation de tous les extrémismes et des manipulations qu'ils peuvent entraîner. Si on souhaitait être exhaustif, on pourrait y voir nombre d'oppositions : raison contre passion, foi contre science, pardon contre vengeance, hommes contre femmes, maîtres contre esclaves, mais il faudrait sans doute davantage de lignes pour montrer toute la richesse de ce film. On peut y voir également un appel à la tolérance, ou le simple constat que cet appel est voué à l'échec, c'est selon. Au final, chaque spectateur verra ici ce qu'il voudra, tant la morale y est brouillée. Cette "morale" qui n'est ici qu'une simple question de point de vue.

Les comédiens quant à eux, en phase dans leurs personnages, à tel point qu'aucun ne se démarque en particulier. A aucun moment on ne voit un comédien brillant faisant du jeu pour le plaisir de montrer son talent. Ici, les comédiens sont bien au service de leurs personnages et du réalisateur, et c'est tant mieux, car les personnages semblent dès lors à égalité face à l'histoire. A noter côté réalisation, quelques plans surprenants, reprenant le leitmotiv du cercle qui donnent une certaine modernité au film, bien que certains leur reprocheront sans doute le trop plein de symbolique et leur inutilité structurelle pour le récit.

En bref, un film riche de symboles et d'interprétations, avec des comédiens fondus dans leurs personnages et une réalisation qui se permet quelques effets de style. Un film qui pourrait remettre au goût du jour le genre du péplum, qui après un soubresaut avec Gladiator il y a dix ans, n'a pas fourni que des chefs-d'oeuvres depuis.


Résumé:
IVème siècle après Jésus-Christ. L'Egypte est sous domination romaine. A Alexandrie, la révolte des Chrétiens gronde. Réfugiée dans la grande Bibliothèque, désormais menacée par la colère des insurgés, la brillante astronome Hypatie tente de préserver les connaissances accumulées depuis des siècles, avec l'aide de ses disciples. Parmi eux, deux hommes se disputent l'amour d'Hypatie : Oreste et le jeune esclave Davus, déchiré entre ses sentiments et la perspective d'être affranchi s'il accepte de rejoindre les Chrétiens, de plus en plus puissants...


Par akialam - Publié dans : Films
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Vendredi 8 janvier 2010 5 08 /01 /2010 22:52
les_freres_brother.jpg Les frères brother "J'suis bien"
au théâtre le Temple


Genre: musical et comique

Voici un quatuor "humoristico - capellistique" selon ses propres mots. Pas d'intrument pour ces quatre artistes, c'est uniquement avec la voix qu'il vont créer ambiances et musiques. Dès la chanson d'ouverture "l'amour sorcier", ils nous plongent dans l'univers un peu magique des terre africaines, avant de nous inciter à nous brosser les dents, de réveiller les morts, de fustiger pêle mêle le tuning et les ronds points, ou bien de reprendre quelques classiques de grand chanteurs. Une heure de spectacle seulement, voilà de quoi nous laisser un peu sur notre faim, mais le spectacle vaut vraiment le déplacement!
Si vous êtes curieux de les entendre, rendez-vous par exemple sur  http://www.myspace.com/lesfreresbrothers
et régalez-vous !

Allez ! Juste pour rire, le message du ministère de la santé bucco dentaire!
Par akialam - Publié dans : Théâtre et spectacles
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