X-Men : Apocalypse

Publié le 12 Mai 2016

De Bryan Singer 

Sortie le 18 mai 2016

 

Depuis les origines de la civilisation, Apocalypse, le tout premier mutant, a absorbé de nombreux pouvoirs, devenant à la fois immortel et invincible, adoré comme un dieu. Se réveillant après un sommeil de plusieurs milliers d'années et désillusionné par le monde qu'il découvre, il réunit de puissants mutants dont Magneto pour nettoyer l'humanité et régner sur un nouvel ordre. Raven et Professeur X vont joindre leurs forces pour affronter leur plus dangereux ennemi et sauver l'humanité d'une destruction totale.

 

 

 

Je suis une grande fan de la dernière franchise X-Men (voir ici les volets 1 et 2) D'abord parce que le concept permet de mettre en avant beaucoup de personnages très différents, dont les pouvoirs ouvrent des perspectives visuelles infinies. Ensuite parce que cette dernière trilogie oppose James McAvoy et Michael Fassbender toujours aussi investis, et que ça aussi, c'est drôlement chouette pour les mirettes.

 

 

Après les années 60 et 70, c'est logiquement dans les années 80 que nous plonge ce troisième opus, qui voit la terre menacée d'apocalypse. Apocalypse, comme la fin du monde, mais également comme le nom du premier mutant, qui, revenu à la vie, trouve le monde existant assez peu à son goût. Il décide alors de le détruire pour en recréer un nouveau, sur lequel il règnerait. Classique.

 

 

Sauf que les X-Men ne l'entendent pas de cette oreille, et vont tenter de contrecarrer ses plans. Cette lutte est l'occasion d'introduire de nouveaux personnages, comme Jean Grey (alias Phénix) et Scott Summers (Cyclope), Psyclocke, Angel et Diablo, ou encore la version plus jeune de Tornade. On y retrouve également des visages connus : Raven (Mystique), Hank (Fauve), Vif-Argent, ainsi que leurs mentors, Erik (Magneto) et Charles (Professeur X). L'accent est d'ailleurs davantage mis sur l'ensemble de leurs destins individuels que sur l'enjeu collectif des X-Men, ce qui réduit l'impression d'unité, mais qui permet par ailleurs de nuancer des personnages en leur évitant l'écueil d'une psychologie trop monolitique.

 

C'est d'ailleurs l'une des belles réussites de cette trilogie : réussir à installer des personnages ambivalents, mais, à quelques exceptions près jamais fondamentalement mauvais. Seuls leurs points de vue sur la place des mutants, la crainte qu'ils inspirent et le danger qu'ils courent à vivre avec les humains ordinaires diffère. Au fond, s'ils ont des pouvoirs, les questions fondamentales sur leur identité et leur place dans la société demeurent fondamentalement humaines. Et c'est pour celà qu'on s'y attache.  

 

X-Men : ApocalypseX-Men : ApocalypseX-Men : Apocalypse

Mais pourquoi alors ce vague sentiment d'insatisfaction ? Finalement, le seul problème de X-Men: Apocalypse, c'est qu'il souffre de la comparaison avec les deux premiers opus, plus que d'un réel défaut de conception. Globalement, il s'avère effectivement un peu moins impressionnant - autant dans les scènes de combat que dans l'esthétique générale - mais rien qui ne l'empêche de remplir correctement son contrat.

 

Est-ce ce que Bryan Singer a voulu indiquer, quand il fait dire à Jean Grey sortant du cinéma où est projeté Star wars : le retour du Jedi "Le troisième est toujours moins bien de toutes façons" ? Toujours est-il que l'ensemble reste un très bon divertissement, efficace et cohérent, dont le principal tort est surtout d'arriver après deux opus qui nous avaient laissé bouche bée.

 

La note tout à fait subjective qui n'engage que moi : 3,5/5 

Commenter cet article