The grand Budapest Hotel ****

Publié le 28 Février 2014

De Wes Anderson

 

 

Le film retrace les aventures de Gustave H, l’homme aux clés d’or d’un célèbre hôtel européen de l’entre-deux-guerres et du garçon d’étage Zéro Moustafa, son allié le plus fidèle.


La recherche d’un tableau volé, oeuvre inestimable datant de la Renaissance et un conflit autour d’un important héritage familial forment la trame de cette histoire au coeur de la vieille Europe en pleine mutation.

 

 

 

 

 

 

Le cinéma de Wes Anderson est à part dans le paysage cinématographique américain. A la fois décalé et coloré, son univers fourmille de personnages - un casting incroyable -  et toujours un peu plus sérieux qu'il n'y paraît de prime abord.

 

The grand Budapest hotel n'échappe pas à la règle. Après Moonrise Kingdon, il y a deux ans, le réalisateur s'intéresse à la destinée de deux employés du célèbre établissement : le concierge, Monsieur Gustave, et le tout nouveau garçon d'étage. Dans leurs aventures rocambolesques, pleines de personnages hauts en couleur et d'humour, on retrouve une certaine idée de l'amitié, de la solidarité et de l'honneur.  Car il y a un peu de Don Quichotte en Monsieur Gustave, ce personnage chevaleresque, dernière incarnation, un peu caricaturale mais tellement attachante, de valeurs qui ont déjà disparu dans le monde qui l'entoure.

 

Si les personnages sont, paraît-il,  inspirés des oeuvres de Stephan Zweig, je n'ai malheureusement pas assez lu cet auteur pour les avoir reconnus. Nul besoin cependant de ces éléments, pour apprécier ce Grand Budapest Hotel drôle et délirant, qui possède aussi la douceur surannée de la nostalgie, et l'âme des lieux qui ont vécu.

 

 

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FT 18/03/2014 09:56

Bonjour Akialam! Ta modestie dut-elle en souffrir, je te signale que c'est par ton blog et tes chroniques sur les bios de Stephan Zweig concernant Balzac, et Marie Stuart que j'ai abordé cet auteur, par ses biographies puis ses romans. Ensuite ma chérie fut contaminée et a lu de fait tout de lui! Je n'en suis pas encore là, j'ai lu il n'y a pas longtemps Le monde d'hier où Zweig décrit de façon touchante, et aussi inquiétante, la fin d'un monde- celui de cette Europe d'avant 14, et tout ce qui fut l'entre deux guerres. Tu vois, tu fais des émules, et je pense que j'aurai grand plaisir à voir ce film. La confusion des sentiments, ou surtout Lettre d'une inconnue- qui a particulièrement touché ma femme- ne manqueront pas d'atteindre la personne sensible que tu es. Bonne journée Akialam.

akialam 20/03/2014 07:41

J'ai encore beaucoup de livres de Zweig à lire ! mais je pense que "le monde d'hier" doit avoir cette nostalgie du temps et de valeurs révolues...