Au théâtre La Croisée des Chemins
Salle Belleville 

Du 8 septembre au 28 octobre 2021

Un texte de Samuel Beckett 
Mise en scène Jean-Pierre Ruiz 

Histoire d'amour calamiteuse (et l'éternelle fuite) d'un vieux garçon égoïste avec une prostituée, qui l'installe chez elle et se déclare très vite enceinte de ses oeuvres.

Mais pourquoi ce vagabond, qui aime tant manger son sandwich et sa banane sur les tombes, qui répugne à se déshabiller et adore les vases de nuit, ressasse-t-il sans fin son histoire d'amour ?

Un voyage dans les méandres doux-amers, tragicomiques d'une vie ratée.

 

 

Samuel Beckett fait partie de ces auteurs dont j'ai entendu parler,  en m'intéressant au théâtre, mais que je n'ai jamais réussi à apprécier vraiment. Etant cependant d'une nature aussi têtue que curieuse - c'est dire ! - j'essaye, de temps en temps, de me repencher sur des auteurs que j'aime moins. Après tout, s'ils sont reconnus, et que leurs textes ne me plaisent pas - même intellectuellement - c'est sans doute que je suis passée à côté de quelque chose. 

Voilà l'état d'esprit dans lequel je franchis les portes du théâtre de la Croisée des chemins, pour découvrir Premier Amour, adaptation d'une nouvelle de de Beckett. Un homme, pensif, est déjà assis sur un escabeau, immobile, alors que les spectateurs pénètrent dans la salle. A l'autre bout de la scène, un guitariste répète inlassablement les mêmes notes, encore et encore. 

Lorsque tout le monde est bien installé, l'homme, se lève, et raconte. Il raconte sa vie et très vite, il semble confus. Se souvient-il ? Affabule-t-il ? Son costume, son histoire, tout semble indiquer qu'il vit dans la rue. Et pourtant il affirme avoir de l'argent. Beaucoup d'argent, même. 

Le texte de Beckett révèle son intentionnelle absurdité, et le comédien fait de son mieux pour servir l'instabilité de son personnage. J'ai souri par moments devant la naïveté du personnage et son incompréhension de certaines normes sociales qui le rend presque comique par moments. 

Mais voilà. Rien n'y fait. Manifestement, Beckett et moi, ce n'est pas encore pour tout de suite. Très rapidement, j'ai complètement décroché. Je n'ai pas réussi à m'intéresser à ce texte, tout juste à le suivre.  Les rares éléments de mise en scène ne m'ont pas convaincus - sans doute n'aimant pas le texte, n'auraient-il pu de toutes façons -  et je n'ai pas compris l'intérêt d'y rajouter de la musique. 

Au final, ce texte m'est tellement étranger, qu'il ne m'a guère inspiré autre chose qu'une sorte d'ennui, doublé du respect infini pour le comédien qui a pris le temps de l'apprendre et qui défendait comme il pouvait son personnage. Un jour, peut-être, je comprendrai Beckett, au moins intellectuellement, et le reconnaîtrai pour sa singularité.  Mais pour le moment, ce n'est toujours pas ça. Ne perdons-pas espoir. On réessayera.  

La note tout à fait subjective et qui n'engage que moi  2/5

Avec Jean-Michel 
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