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Publié le 13 Avril 2017

De Stéphane De Freitas et Ladj Ly

 

Chaque année à l’Université de Saint-Denis se déroule le concours "Eloquentia", qui vise à élire « le meilleur orateur du 93 ». Des étudiants de cette université issus de tout cursus, décident d'y participer et s'y préparent grâce à des professionnels (avocats, slameurs, metteurs en scène...) qui leur enseignent le difficile exercice de la prise de parole en public. Au fil des semaines, ils vont apprendre les ressorts subtils de la rhétorique, et vont s’affirmer, se révéler aux autres, et surtout à eux-mêmes. Munis de ces armes, Leïla, Elhadj, Eddy et les autres, s’affrontent et tentent de remporter ce concours pour devenir « le meilleur orateur du 93 »

 

 

Sortir un film en salles après son passage à la télévision, voilà qui n'est pas banal ! Assurément, il fallait que ce documentaire soit d'un intérêt tout particulier pour prendre ainsi à rebours la chronologie des médias. Mais de quoi s'agit-il ? De suivre pendant six semaines un groupe d'étudiants qui préparent le concours Eloquentia, récompensant chaque année depuis 2014 le meilleur orateur de Seine Saint-Denis. 

 

Au-delà de cet amour de la parole, qu'il partagent, c'est surtout un fabuleux défi que se lancent ces jeunes : celui d'oser. Oser défendre ce qui leur tient le plus à coeur, oser surmonter leurs propres appréhensions, oser prendre la parole et s'exposer au regard des autres pour mieux tenter de les convaincre.

 

 

Loin de l'image de la banlieue des quartiers qui colle à la peau du 93, le film s'attache à montrer la diversité des situations et des points de vue sur le monde : des filles, des garçons, avec leurs origines, leur vécu, leurs blessures, mais aussi leurs joies, leurs combats, leurs convictions. L'un vient des cités, l'autre a connu la rue, un autre encore vit dans le 93 rural, et parcourt à pied matin et soir les 10 kilomètres qui séparent son domicile de la gare, pour se rendre à l'Université. Ce qui frappe quelle que soit la situation, c'est l'énergie incroyable qui se dégage de ce groupe, cette envie partagée de se battre pour réussir, de franchir par leur volonté, mais également leur travail, tous les obstacles qui se présenteront à eux. 

 

Peu à peu, le spectateur les voit progresser, dépasser leur timidité, leurs craintes, leurs propres limites, poussés par des intervenants qui vont les aider à appréhender, en à peine quelques semaines, tous les aspects liés à l'éloquence : le texte et l'argumentation, bien sûr, mais également la voix, le souffle, le jeu, et la gestuelle. Ce sont un avocat, un poète, un coach vocal, et une professeur de théâtre, qui vont les accompagner pour les aider à repousser leurs limites, quitte à les secouer parfois pour les forcer - parfois malgré eux - à sortir de leur zone de confort.

 

 

Le résultat est très émouvant. Voir peu à peu ces jeunes orateurs s'ouvrir, se confier, au risque parfois de s'exposer à coeur ouvert, demeure profondément touchant de sincérité. Un documentaire sur le pouvoir de la parole - arme, bouclier ou moyen d'expression - mais pas seulement : c'est également une démonstration incroyablement éloquent sur le pouvoir de la force de caractère et du travail.  

 

Ce qui frappe, c'est la manière dont chacun d'entre eux semble être ressorti plus mûr de cette expérience. Parce qu'ils ont progressé, en repoussant leur propres limites, et pris conscience de leur potentiel. On les sent plus forts, plus confiants en eux-mêmes, et résolus à prendre l'avenir à bras-le-corps.

 

 

C'est peut-être bien ce message, viscéralement positif, qui m'a le plus touché : cette idée que l'on a tous un potentiel inexploité à découvrir, à développer, capable de se révéler à la lueur de nouvelles expériences ... à condition d'avoir le courage de s'en saisir. Une bouffée d'optimisme qui fait un bien fou dans la sinistrose ambiante ! 

 

La note tout à fait subjective et qui n'engage que moi : 4,5/5 

 

Publié le 9 Décembre 2016

De Morgan Neville 

 

Avec humour, tendresse et émotion, The Music of Strangers nous raconte l’histoire de personnes exceptionnelles de talent, d’humilité et de générosité, des musiciens prodigieux venus du monde entier et rassemblés à l’initiative de Yo-Yo Ma. 


Des plus grandes salles de concert européennes aux camps de réfugiés de Jordanie, des rives du Bosphore aux montagnes chinoises, ces virtuoses unissent leur art et leurs cultures et font la démonstration qu'avec des idées simples et des convictions fortes, on peut changer le monde.

 

 

 

 

Ce documentaire s'intéresse au projet Silk Road Ensemble initié par le violoncelliste Yo-Yo Ma. Le principe : réunir des musiciens du monde entier, avec leurs origines, leur culture et leurs instruments pour créer quelque chose de nouveau. Il ne s'agit donc pas d'abandonner ses traditions musicales, mais de voir ce qui peut arriver lorsque autant d'influences se rencontrent. 

 

Autant vous dire que, dès le début, cette idée m'a intriguée. D'abord parce que l'initiative vient d'un musicien classique, un domaine où il est parfois mal vu de sortir des rails.  Ensuite, parce que je suis persuadée qu'une tradition - musicale ou autre - doit évoluer pour passer d'une génération à l'autre, pour que chacun puisse se l'approprier : c'est ce qui lui donne son sens et la garde vivante : la figer artificiellement revient à la condamner, à terme. Parce qu'une musique traditionnelle ne vit pas par elle-même mais au travers des musiciens qui l'interprètent et des personnes en qui ces musiques trouvent écho. C'est une affaire d'hommes et de femmes avant d'être une théorie culturelle. 

 

 

Au delà du simple mélange des traditions musicales théoriques, The Music of Strangers s'intéresse donc au parcours de plusieurs artistes qui composent ce Silk Road Ensemble : Yo-Yo Ma, violoncelliste américain d'origine chinoise, la galicienne Cristina Pato, joueuse de gaïta, Wu Man, joueuse chinoise de pipa, le clarinettiste syrien Kinan Azmeh, et l'iranien Kayhan Kalhor, joueur de kamancheh.

 

En suivant leurs histoires personnelles, on prend conscience, davantage encore, du fait que les musiciens ne sont pas des artistes "hors sol". Leur musique, même traditionnelle, s'enracine aussi bien dans leur identité culturelle que dans leur parcours personnel. Et leur engagement  découle, non d'une réflexion fumeuse sur l'état du monde, mais d'un ancrage profond dans la réalité. Kinan Azmeh par exemple, s'interroge : y-a-t-il encore du sens, lorsqu'on est syrien aujourd'hui, de jouer de la musique ? Comment cette musique pourrait-elle être d'une quelconque utilité à ceux qui meurent dans le conflit, à ceux qui ont faim ou froid ? Sans chercher une solution universelle et sans moralisme sirupeux, il va, à son niveau, apporter une réponse personnelle à ces questionnements, pour redonner du sens à son art. 

 

 

Derrière les visages de ces artistes, on découvre des histoires personnelles parfois tragiques, souvent complexes. Mais au delà de leur propre destin, se sont des questionnements universels qui se dessinent, trouvant écho dans toutes les cultures qu'ils représentent. Mais ce qui frappe surtout, chez tous, c'est leur attachement viscéral à leur culture, la conscience de s'enraciner dans un pays, sur une terre avec une histoire, une musique, une langue, quelque chose d'unique et de farouche. Paradoxalement, c'est grâce à ce sentiment d'appartenance qu'ils trouvent la stabilité pour s'ouvrir sur le monde et s'enrichir au contact d'autres cultures, sans risque de se perdre. 

 

 

Malgré quelques baisses d'intensité en cours de route, The Music of Strangers s'avère une réflexion sur les aspirations les plus profondes de l'être humain, mais également sur le pouvoir de la musique. Il nous donne à entendre des morceaux d'ensemble à l'énergie explosive et à l'enthousiasme incroyablement communicatif. Ce film montre l'individu comme le collectif en un seul et même élan, avec l'espoir de ces musiciens de représenter, à leur échelle, l'image de d'une paix possible. Un rêve sans doute utopique, mais auquel on a tellement envie de croire avec eux ! 

 

La note tout à fait subjective et qui n'engage que moi : 4/5

 

Publié le 24 Octobre 2016

De Toni Myers 

A la Géode - IMAX 

A partir du 12 octobre 2016 

 

A bord de la Station spatiale  internationale, la planète Terre prend une autre dimension, et la vie un autre sens. 47 minutes intenses, en immersion totale au sein de la thermosphère et dans la station spatiale. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C'est la première fois que je mettais les pieds à la Géode et à vrai dire, j'étais très impatiente de m'installer dans cette intrigante sphère pour découvrir A Beautiful Planet, projeté en IMAX 180°. Ce format, très impressionnant, permet de visionner le film sur une surface gigantesque, de sorte que l'écran excède le champ de vision du spectateur : Immersion garantie ! 

 

A une époque où la technologie semble partout, il est étonnant de constater à quel point ce procédé des années 70, qui consiste simplement à filmer à l'aide de pellicules deux fois plus larges, conserve toute sa magie ! Apesanteur oblige, on appréhende l'espace d'une façon entièrement différente : l'impression de flotter avec les astronautes et l'ISS est réelle,  à tel point que certains pourront expérimenter quelques instants de perte de repères, renforcés par une réalisation qui brouille la notion de haut et de bas.

 

 

Les témoignages des astronautes sur leur vie à bord et leurs missions, sont très intéressants. Il partagent avec nous l'émerveillement de découvrir notre planète de si haut et leurs réflexions sur son avenir. En revanche, le commentaire général sur la Terre elle-même, notamment sur sur sa beauté et la nécessité de la préserver, est assez artificiel, car il me semble que les images parlent d'elles-mêmes, et que le spectateur est assez intelligent pour le comprendre. 

 

Avec des plans incroyables, nous admirons notre planète vue de haut, survolons des cyclones, des orages, des mers turquoises, des banquises, des aurores boréales, mais également des réseaux de lumières nocturnes qui détourent les continents en témoignant de l'activité humaine. Reconnaîtrez-vous le pays qui figure sur la photo ci-dessous ? 

 

 

A Beautiful Planet nous entraîne pour un voyage de 47 minutes hors du temps et dans l'espace, constituant un de ces spectacles propres à émerveiller petits et grands ! 

 

La note tout à fait subjective et qui n'engage que moi : 4/5

 

Plus d'informations sur www.lageode.fr 

 

Publié le 25 Janvier 2016

De Jacques Perrin et Jacques Cluzaud 

 

L’hiver durait depuis 80 000 ans lorsque, en un temps très bref, une forêt immense recouvre tout le continent. Une nouvelle configuration planétaire et tout est bouleversé. Le cycle des saisons se met en place, le paysage se métamorphose, la faune et la flore évoluent. L’histoire commence… À un interminable âge de glace succède une forêt profonde et riche puis, sous l’impulsion d’hommes nouveaux, une campagne riante.
Les Saisons est une épopée sensible et inédite qui relate la longue et tumultueuse histoire commune qui lie l’homme aux animaux.

 

 

 

Depuis 1989, avec Le Peuple Singe, Galatée Films et Jacques Perrin nous enchantent avec de magnifiques films animaliers. Si ce titre ne vous dit rien, vous vous souvenez sans doute de Microcosmos présenté en sélection officielle au Festival de Cannes de 1996, et à l'époque une petite révolution : jamais on n'avait vu les insectes d'aussi près ! Je n'avais qu'une dizaine d'années, mais je me rappelle distinctement être allée le voir sur grand écran, pendant les vacances d'été. Depuis, vous avez peut-être volé avec les oiseaux du Peuple Migrateur et plongé au coeur de la vie sous-marine avec Océans, et l'émerveillement est toujours intact. 

 

Chaque nouveau long métrage explore ainsi une facette différente du monde animalier et interroge le rapport de l'homme avec la nature. Avec Les Saisons, c'est à la forêt que s'intéresse Jancques Perrin, cette forêt qui couvrait jadis toute l'Europe, et qui abritait une faune abondante, avant que l'action de l'homme ne réduise leur habitat comme peau de chagrin. 

 

 

On retrouve ici la "patte" des films précédents, avec de magnifiques images, et peu de commentaires. Le spectateur a ainsi la sensation de se glisser en catimini au plus près des animaux, qu'il s'agisse d'assister à une naissance, au renouveau du printemps ou à des combats d'une violence très ritualisée et pourtant extrêmement impressionnants. On y perçoit la puissance du règne animal, sa vitalité, et toute sa beauté. 

 

Le film s'intéresse à tous les habitants de la forêt, et on pourra y admirer, bouche bée, aussi bien des ours, des loups et des lynx que des chevaux, des oiseaux ou des insectes. De très méticuleuses prises de son permettent de percevoir les pépiements aussi bien que les brames, mais également, plus infimes, le bruit d'ailes qui battent ou d'élytres qui crissent. L'ensemble ménage de beaux moments d'émotion, du suspense, de l'humour, et de l'attendrissement. Nul doute que les louveteaux ou les renardeaux feront fondre plus d'un spectateur. 

 

 

Un spectacle fascinant, quel que soit son âge. Pour des petits citadins, c'est l'occasion de découvrir de nombreux animaux, et d'en apprendre davantage, rien qu'en les regardant se mouvoir en liberté. Les plus âgés s'interrogeront sans doute également sur la place de l'homme dans cette nature qu'il a une fâcheuse tendance à détruire, mais également sur leur propre responsabilité dans l'avenir. 

 

On mesure assez mal les difficultés techniques qu'il a fallu dépasser pour en arriver à ce résultat époustouflant, et la rencontre organisée à l'issue de la projection  - dont je vous parlerai dans un prochain article - a permis de répondre à de nombreuses questions.  

 

Ouvrez grand vos yeux et vos oreilles, voici le spectacle de la forêt dans sa diversité et dans toute son incroyable beauté ! 

 

La note tout à fait subjective qui n'engage que moi : 4,5/5

 

A noter également, l'existence d'un site internet dédié au film, où vous pourrez retrouver des photos, des précisions, mais également le jeu Morphosis qui permet de découvrir de façon interactive les transformations de la planète et des animaux depuis la dernière glaciation. 

Publié le 14 Mars 2011

ella-es-el-matador.jpgDe Gemma Cubero et Celeste Carrasco

 

"Ella es el Matador" est un documentaire qui raconte à la première personne les expériences de deux femmes qui ont choisi la profession de "matador" de taureaux. Eva Florencia, une jeune femme qui a fugué d'Italie pour poursuivre ce rêve, et Maripaz Vega, la seule femme matador actuellement en activité, qui, bien qu'elle réussisse en Amérique du Sud, rencontre encore des difficultés à exercer sa profession en Espagne.  Transgressant les rôle sociaux et les différentes interdictions légales qui ont émaillé l'histoire d'Espagne, les protagonistes du documentaire dévoilent les réussites et les obstacles qu'on rencontre à s'aventurer dans un monde exclusivement masculin. Le documentaire explore la fascination des protagonistes pour la mystique de la corrida et les contradictions de cette tradition ancestrale. 

 

D'emblée, je ne verserai pas dans la polémique sur la corrida. Chacun a son avis sur la question et il est clair que je ne règlerai pas le problème dans ce post. Tâchons donc d'être neutre dans ce débat autant que faire se peut. Disons donc tout simplement que ce documentaire raconte la vie des femmes qui ont choisi ce métier, profondément masculin, tant dans l'arène que dans ses instances dirigeantes. Le fait qu'il s'agisse de corrida est finalement presque accessoire. Il s'agit pour ces femmes d'une passion dévorante qui ne connaît pas de limites, ni de sexe, ni de nationalité. Les "toros" sont leur vie, un point c'est tout et il pourrait aussi bien s'agir du théâtre, de la danse, de l'écriture, ou d'un sport quelconque. Elles poursuivent leur rêve, et celui-ci, c'est d'être dans l'arène, de toréer et d'être reconnues pour ce qu'elles font. Mais être femme dans un domaine dirigé par des hommes et marqué historiquement est loin d'être facile. Ce documentaire est touchant, car on suit ces femmes dans leurs espoirs, leur désillusions et un petit point sur la femme dans l'histoire de la tauromachie est également édifiant.


Bien sûr, j'imagine qu'un spectateur farouchement opposé à la tauromachie n'aimera pas du tout ce documentaire, mais je pense qu'il faut regarder au-delà de cette tradition controversée pour voir simplement une réflexion sur la place des femmes dans la société espagnole. Bien sûr, le fait qu'il s'agisse d'un univers particulier caricature davantage les attitudes, mais je crois que le fond de la question est à peu près le même (mais peut-être mes camarades espagnols me démentiront-ils ?).

Un documentaire intéressant et touchant.

Publié le 5 Décembre 2009

oceans.jpgDe Jacques Cluzaud et Jacques Perrin
 

Filer à 10 noeuds au coeur d'un banc de thons en chasse, accompagner les dauphins dans leurs folles cavalcades, nager avec le grand requin blanc épaule contre nageoire... Le film Océans c'est être poisson parmi les poissons. Après Himalaya et Le Peuple migrateur, Jacques Perrin nous entraîne, avec des moyens de tournage inédits, des banquises polaires aux tropiques, au coeur des océans et de ses tempêtes pour nous faire redécouvrir les créatures marines connues, méconnues, ignorées. Océans s'interroge sur l'empreinte que l'homme impose à la vie sauvage et répond par l'image et l'émotion à la question : " L'Océan ? C'est quoi l'Océan ? "


J'ai pu avoir la chance de voir ce film en avant-première ce mois-ci. Dans une salle au coin des Champs Elysées, en présence de Jacques Perrin et d'un certain nombre de VIP, me voilà avec mon petit chéri, confortablement installée pour découvrir les images fabuleuses que ce film promettait. Et incontestablement, il tient ses promesses avec brio. La vie sous-marine et marine se montre à nous dans toute sa beauté, et le mal que les hommes leur font ne nous est pas épargné non plus, sans pour autant risquer de choquer les plus jeunes spectateurs.


Peu de dialogues, de longues séquences et une certaine lenteur, comme pour ne pas déranger la nature. La caméra se pose en simple spectatrice du fond ou de la surface des océans, avec pour leitmotiv la beauté comme moyen de sensibilisation : comment laisser détruire tout cela ? comment ne pas vouloir le préserver ? La découverte d'animaux connus ou insolites, de couleurs et de formes inattendues, entraîne petits et grands dans un monde merveilleux. 


Le seul petit bémol est sa longueur: elle permet d'apprécier les images, mais lassera peut-être les plus petits, et certains plus grands, sans doute. Cette réserve est néanmoins minime, face à l'émerveillement : On ouvre grand les mirettes!