Victor Hugo, mon amour *****

Publié le 18 Novembre 2010

victor hugo mon amourVictor Hugo, mon amour

à la comédie Bastille

 

mise en scène de Jacques Décombe

texte d'Anthéa Sogno,

d'après la correspondance de Juliette Drouet et Victor Hugo.


Il y a de cela huit ans, l'auteur de ce blog a eu la chance d'interpréter bien modestement le personnage de Juliette Drouet à l'occasion d'un spectacle de la troupe du lycée. Une pièce amateur, certes, mais dans le cadre fabuleux du magnifique théâtre à l'italienne de Fougères, ville de naissance de Juliette Drouet, justement, et  qui venait à l'époque tout juste de rouvrir après des années de rénovation. Le décor, les costumes, et cette histoire d'amour si forte et si fascinante ont fait forte impression sur la lycéenne que j'étais alors et je crois pouvoir dire que cette fascination dure encore.

C'est donc avec une très grande joie que j'ai découvert l'affiche du spectacle "Victor Hugo mon amour" dans les couloirs du métro. Et avec curiosité qu'en consultant Internet, appris que l'auteur (et interprète de Juliette) avait utilisé la correspondance de ces deux amants pour établir le texte, comme je l'avais fait à l'époque (de manière bien plus réduite). Il ne m'en fallait pas plus pour me convaincre de l'absolue nécessité d'aller voir cette pièce.

J'ai donc redécouvert avec bien plus d'émotion que je ne l'aurais souhaité cette histoire d'amour qui a duré près de 50 ans malgré le statut d'homme marié d'Hugo, l'Histoire, les déceptions, ses tromperies à lui parfois, les deuils, l'exil. De cet amour, il reste une correspondance de plus de 20 000 lettres, et la fascination qu'il exerce encore et toujours.

 

victor hugo mon amour

 

On sent les acteurs profondément investis de cette mission : faire connaître cette histoire et la montrer dans tous ses aspects. Leur jeu est habité, l'émotion à fleur de peau, passant du rire aux larmes en un instant. Sans doute ne puis-je avoir un avis tout à fait objectif, étant donné les circonstances, mais il me semble que les spectateurs autour de moi étaient également conquis. On (re)découvre également la modernité des propos d'Hugo sénateur, qui me surprennent toujours.

Vous l'aurez compris, je ne saurais faire autrement que recommander cette pièce, magnifique par le jeu, mais également tout simplement par l'histoire qu'elle raconte.

 

Pour les plus intéressés, je ne résiste pas à la tentation de vous signaler la pétition (juste ici)  pour que des rues, des squares - ou je crois, de façon plus romantique, je préfèrerais l'idée du banc, où les amoureux pourraient venir s'embrasser -  porte un jour le nom de Juliette Drouet.

Parce qu'un dévouement pareil mérite bien de passer à la postérité.

 


PS: Je vais continuer à suivre cette compagnie que j'avais découverte il y a deux ans dans l'excellent "la main passe".

 

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