Un drôle de mariage **

Publié le 22 Septembre 2012

Drôle de mariage sophie kinsellaDe Madeleine Whickam (Sophie Kinsella)

aux éditions Pocket

 

Le soleil brille et Milly rayonne. Les traiteurs sont aux fourneaux, les fleurs fraîchement coupées. Dans quelques jours, Milly deviendra madame Pinacle. Le plus beau jour de sa vie... Et probablement aussi celui de sa mère, toute excitée à l'idée que sa fille épouse Mr Perfect...
Seulement dans sa hâte, Milly a négligé un détail. Oh ! pas grand-chose... C'était à Oxford, dix ans auparavant : pour rendre service à des copains homosexuels, elle s'est mariée à l'un d'eux, américain. Bref, un mariage blanc aux couleurs de l'arc-en-ciel. Aujourd'hui, l'affaire lui revient en pleine figure : déconfiture, annulation, petits fours froids et fleurs fanées...

 

 

 

Un roman pré-accro du shopping qui traite de sujets parfois délicats sur un ton léger au départ, puis qui prend un ton un peu plus sérieux à mesure que l'ouvrage avance. On y évoque le mariage blanc, l'homosexualité, la paternité, la vie de couple. Tout cela est fort intéressant sur le fond mais ne garantit pas un bon ouvrage.

 

En effet, même en appréciant l'accro du shopping, j'ai eu la désagréable impression que ce livre était un fond de tiroir, de ces romans passables publiés (ou republiés) suite  à un succès. Pas vraiment drôle, pas vraiment émouvant, car honnêtement, je n'y ai pas cru. Ce qui faisait selon moi le sel de l'accro du shopping, c'était justement la mauvaise foi de l'héroïne, ses petites lâchetés du quotidien, proche des nôtres, les excuses qu'elle se trouvait pour continuer d'acheter. Ici, rien ne m'a semblé complètement plausible. Paradoxalement, les personnages qui m'ont semblé les plus crédibles ne sont pas l'héroïne et son fiancé, ridicules à force de clichés, mais son couple d'amis gays, dont le désarroi est réellement touchant.

 

Il en ressort un ouvrage sans relief, pas vraiment mauvais, mais franchement anecdotique.

 

Un groupe de touristes s'était arrêté pour admirer Milly, debout dans sa robe de mariée sur les marches de l’hôtel de ville. Massés sur le trottoir d'en face, ils bloquaient le passage, si bien que les habitants d'Oxford, habitués à cet afflux annuel de visiteurs, descendaient sans protester sur la chaussées pour les contourner. Quelques autochtones jetaient un coup d’œil du côté de la mairie, curieux de connaître la cause de cet attroupement , et admettaient en leur for intérieur que le jeun couple sur le perron avait fière allure.

Un ou deux touristes avaient même sortis leurs appareil photos; Milly leur souriaient d'un air radieux, enchantée de susciter un tel intérêt, et tentait d'imaginer le tableau qu'elle formait avec Allan. Ses cheveux d'un blond presque blanc, coupé très courts, s'imprégnaient de sueur sous le chaud soleil de l'après-midi, son voile de location lui grattait le cou, la dentelle en nylon de sa robe était trempée à tous les endroits en contact avec sa peau, ce qui ne l'empêchait pas de se sentir gaie, légère, euphorique ; chaque fois qu'elle regardait Allan - son mari- un irrésistible sentiment d'ivresse s'emparait d'elle, effaçant toute autre sensation.

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Edelwe 19/02/2013 10:59

J'adore cet auteur!

akialam 19/02/2013 13:33



Mio aussi, mais peut-être que cet ouvrage là m'a juste moins plu...