Tron - l'héritage ***

Publié le 9 Février 2011

tron-l-heritage.jpgDe Joseph Kosinski



Sam Flynn, 27 ans, est le fils expert en technologie de Kevin Flynn. Cherchant à percer le mystère de la disparition de son père, il se retrouve aspiré dans ce même monde de programmes redoutables et de jeux mortels où vit son père depuis 25 ans. Avec la fidèle confidente de Kevin, père et fils s'engagent dans un voyage où la mort guette, à travers un cyber univers époustouflant visuellement, devenu plus avancé technologiquement et plus dangereux que jamais...

 

 

Partie pour aller voir Rien à déclarer, notre petite troupe, accessoirement un peu geek sur les bords, a finalement décidé de se tourner vers Tron - l'héritage. Tron, c'est, paraît-il, un film culte des années 80. Bien que j'en eusse un peu entendu parler auparavant, j'en avais simplement retenu l'idée que les personnages étaient dans un jeu vidéo, et quelques images qu'on aurait dit décorées de néons. En revanche, la bande originale de cette suite de 2011 a été intégralement composée par Daft Punk... Pas assez pour que j'y voue un culte passionné par avance, mais assez toutefois pour aiguiser ma curiosité et me donner envie d'aller voir le film.

La 3D, contre l'aspect "gadget" de laquelle j'essaye de lutter, de plus en plus difficilement toutefois, me semblait un choix adéquat étant donné l'aspect visuel un peu particulier de cet univers. Bonne pioche ! Même le traditionnel logo Disney (vous savez, le château avec l'étoile et les feux d'artifice) en début de film a été "tronisé" pour l'occasion. Bonne entrée en matière !

La trame de l'histoire n'a rien d'exceptionnel, on est dans une traditionnelle histoire de héros et de créateur dépassé, à laquelle on rajoute des relations père-fils et une fille à sauver. Côté rythme, le réalisateur alterne de façon efficace dialogues et scènes d'action, ces dernières ayant un pouvoir visuel quasi hypnotique (sans doute à cause des "néons" justement) mais impeccable. Les duels de disques et les courses poursuites sont tout simplement accrocheurs. Quant à la musique, elle est vraiment en osmose avec les images,les Daft Punk se permettant même une apparition en guest stars dans une boîte de nuit quelque peu bizarre où leur look habituel ne détonne même pas !

Deux minuscules bémols, toutefois, de mon point de vue. Le visage de Jeff Bridges jeune (et donc de Clu), est entièrement numérique, et si la qualité de sa conception est sans doute aussi bonne que faire se peut avec les technologies actuelles, une fois qu'on l'a remarqué, il est difficile de passer outre. Enfin, et c'est un ressenti sans doute assez personnel, les premières images à l'intérieur du jeu sont assorties de sonorités très graves, qui résonnent dans cage thoracique et m'ont presque mis physiquement mal à l'aise. Heureusement pour moi, cette sensation a disparu au bout d'une dizaine de minutes, mais tout de même !

Tron est donc en résumé un film tout public qui mérite surtout qu'on s'y arrête par son esthétique particulière, sa musique et un rythme juste comme il faut !


 

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