Tim Burton, l'exposition ****

Publié le 5 Mai 2012

Affiche-exposition-tim-burton-cinematheque.jpgExposition Tim Burton

Cinémathèque Française

7 mars - 5 août 2012

 

 

Je crois que si l'on me demandait de citer mon réalisateur favori, mon coeur balancerait entre Baz Luhrman, dont la trilogie dite du rideau rouge (Ballroom Dancing, Roméo+Juliette, Moulin Rouge) a illuminé mes soirées d'étudiante et que j'ai revue une bonne quinzaine de fois au moins, et Tim Burton, dont j'ai découvert l'univers gothico-onirique un peu plus tard, et qui continue de m'enchanter à chaque nouveau film (ou presque). C'est vous dire avec quelle impatience j'attendais cette exposition. 

 

Dès l'entrée, le spectateur est accueilli par un mur et un carousel de monstres baignant dans la lumière fluorescente et la musique de Danny Elfman. Ce qui pourrait être lugubre nous fait donc instantanément retomber en enfance (oui, les dents sous lumière fluorescente, c'est marrant).  Le ton est donné, car il caractérise sans aucun doute tout l'art du maître : un mélange entre horreur et naïveté de l'enfance, réconciliant ce qui, de prime abord, semble ne pas pouvoir l'être. 

 

Le reste de l'exposition se répartit ensuite de façon chronologique, à commencer par les premières réalisations adolescentes (dont une hilarante couette dévoreuse) où se dessinent déjà un réjouissant mélange des genres. Puis, Tim Burton entre chez Disney et participe à la conception de Taram et le chaudron magique, mais aucun de ses personnages n'est alors retenu, sans doute trop différents de l'univers Disney, et il commence à travailler sur des projets plus personnels.  Ensuite, apparaissent les succès qu'on lui connaît, mais également ses quelques ratés, le tout présenté de façon chronologique.

 

 

Si j'ai été emballée par cette exposition, certains de mes accompagnateurs ont été déçus : trop peu de making of, de costumes, une présentation trop réduite de certains films... Il est vrai que ces arguments sont tout à fait vrais, l'exposition se composant essentiellement de dessins, d'extraits d'animations ou de films,  de quelques sculptures (notamment les très belles des Noces funèbres), et de quelques trop rares costumes. 

 

Néanmoins, je n'en démordrai pas, j'ai vraiment beaucoup aimé cette exposition, que j'ai parcourue avec une pointe d'émerveillement dans les yeux. Car, sans être exhaustive, elle nous permet d'approcher le travail de Burton, particulièrement sous son aspect création de personnages. Sa capacité à créer des univers glauques mais pas effrayants pour autant est proprement fascinante, car elle conserve, de plus, toujours une large part de magie : celle de l'enfance.

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