The amazing Spider-man ***

Publié le 7 Juillet 2012

the-amazing-spider-man-marc_webb_reboot.jpgDe Marc Webb

 

Abandonné par ses parents lorsqu'il était enfant, Peter Parker a été élevé par son oncle Ben et sa tante May. Il est aujourd'hui au lycée, mais il a du mal à s'intégrer. Comme la plupart des adolescents de son âge, Peter essaie de comprendre qui il est et d'accepter son parcours. Amoureux pour la première fois, lui et Gwen Stacy découvrent les sentiments, l'engagement et les secrets. En retrouvant une mystérieuse mallette ayant appartenu à son père, Peter entame une quête pour élucider la disparition de ses parents, ce qui le conduit rapidement à Oscorp et au laboratoire du docteur Curt Connors, l'ancien associé de son père…

 

 

Un reboot de Spider-man à peine 5 ans de la sortie du dernier opus : était-ce vraiment nécessaire ?

 

A en juger par le résultat, plutôt honorable sans être vraiment exceptionnel, on a le droit d’en douter. Sans doute les plus jeunes auront-ils apprécié cette nouvelle lecture dans la mesure où ce Peter Parker-là leur ressemble davantage, étant plus adolescent, et assurément moins sérieux. Il est vrai que le film contient une bonne dose d’humour, sans pour autant négliger la part de noirceur du personnage principal. Toutefois, au jeu des comparaisons, le Spider-man de Sam Raimi n’était pas moins bien doté de tous ces éléments avec, en plus, un avantage de taille en la personne de Daniel Defoe, époustouflant de schizophrénie. Rhys Yfans en homme lézard a beau être un excellent acteur, il n’est malheureusement pas aussi impressionnant.

 

L’aspect chorégraphique est en revanche beaucoup mieux étudié dans cet Amazing Spider-man : les combats et des déplacements sont beaucoup plus proches de l’araignée. On sent ici une vraie volonté du réalisateur de créer un mélange le plus étroit possible entre le comportement humain et animal afin d’assurer la crédibilité de son personnage. Cet aspect, du coup, est plutôt intéressant.

 

Monsieur Lalune, Docteur ès Comics, m’a quant à lui expliqué avoir décelé de nombreuses incohérences avec la bande dessinée d’origine mais avoir préféré cette version à celle de Sam Raimi. Pour ma part, j’avoue ne pas forcément trop m’attacher aux modifications d'une histoire originale tant qu’elles conservent l’esprit de l’ouvrage et qu’elles ne sont pas inutiles. Ici, n’ayant pas vraiment d’idée préconçue, je ne saurais vraiment vous dire.

 

Voici donc un reboot plutôt pas mal, mais qui laisse une désagréable impression de simple coup marketing : un film qui sort si peu de temps après le précédent avec une plus-value quasi nulle, c'est quand même un peu frustrant.

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princécranoir 23/11/2012 16:39

Pas franchement emballé par cette toile retissée en 3D pour des besoins marketing. Je n'y trouve pas vraiment matière à égaler les formidables opus de Raimi (surtout les deux prmeiers en fait). Et
surtout, il manque en effet un méchant de l'envergure de Willem (et non pas Daniel qui est depuis belle lurette parti voguer vers d'autres îles désertes) Dafoe. Pour la coquille, t'inquiète, y a
pas de lézard.

akialam 23/11/2012 16:44



Autant de jeux de mots dans si peu de phrases ! j'aime :)



Kayn 25/07/2012 08:13

Je plussoie abondamment monsieur Lalune! Je préfère également cette vision. Cet opus est très bon et constitue une relecture intelligente et bien construite. Dans la trilogie originelle, les
personnages étaient caricaturaux à l'extrême: Peter Parker passait du nerd caricatural, au petit con caricatural pour finir en paladin caricatural, surtout dans le second film (et je ne parle même
pas de Mary Jane Watson, caricature de la fille sans cervelle qui rêve de devenir actrice comme n'importe quelle pouf' de la star ac'). La romance était une bluette d'une mièvrerie à en écœurer un
marshmallow.
Ici, on a affaire a des personnages plus nuancés. Peter est surtout un ado qui se cherche, un petit génie, certes, mais surtout un gamin mal à l'aise, hanté par la disparition de ses parents alors
qu'il n'était qu'enfant. Une fois ses pouvoirs en poche, son premier réflexe, humain, est la peur. Puis il cherche à comprendre. Et cela l'amène à rechercher le secret de ses parents. Plus rien à
voir avec le petit con qui cherche à gagner de l'argent pour impressionner une fille! La fille en question n'étant plus l'archétype de la pouf' mais un élève brillante, avec une passion pour la
science. Un cerveau quoi. Level up!
En dehors des personnages, le scénario est basé sur l'idée que "The Amazing Spiderman" est le premier volet d'une trilogie. Donc le réalisateur se permet de poser des bases, des idées inexploités
mais qui préfigure quelque chose de plus grand. On sent une montée en puissance à venir et les éléments se mettent en place.
L'action est bien filmée, avec une "spider-cam" toujours aussi efficace et une retranscription plus fidèle que jamais de la "technique de combat Spidey", à base d'acrobaties improbables, de
"attrapes moi si tu peux" et un usage intelligent du lance-toile (qui, dans les opus précédents, ne servait guère qu'à se balancer entre les immeubles).
Même si le ton est plus sombre, le film n'est pas exempt d'humour, loin de là! La phrase culte restant pour moi le "I'm in trouble..." de Gwen Stacy lorsqu'elle comprend de "qui" elle est tombée
désespérément amoureuse, voyant son "Spider Copain" sauter du 20ème étage pour aller combattre les méchants...
Enfin, bien que n'étant pas dénué de moments de bravoure (et heureusement!) et malgré la scène à la limite du too much avec les grutiers sympas, on ne subit pas la pression du bon sentimentalisme
américain, à grand renforts de "la ville a besoin d'un héros" ou de gros plans abusés sur la bannière étoilée.
Au final, je pense que, sans toutefois être un chef d’œuvre (loin de là, mais en même temps, The Avengers a placé la barre tellement haut...), c'est une excellente relecture de la saga, plus
moderne, mieux construite, l'auteur ayant su s'affranchir de certaines des lourdeurs du mythe au risque de rompre avec la "mythologie" de l'homme araignée pour proposer une expérience plus crédible
portée par des personnages plus profonds.
Après, quant à savoir si ce volet était "nécessaire", je n'en sais rien. Mais il est meilleur que les précédents donc cela peut-être la porte ouverte à une trilogie qui, elle, dans son ensemble,
justifiera le reboot.

akialam 25/07/2012 08:56



Tout cela est très certainement vrai. Mais bizarrement, j'ai quand même été un peu déçue, même si je lu trouve beaucoup de qualités objectives, je ne ressens pas ce plaisir du spectateur que
j'avais avec les autres.


Peut-être ai-je vu la première trilogie ado, et en ai gardé un meilleur souvenir que ce qu'elle est en réalité ?