Saawariya **

Publié le 27 Février 2012

Saawariya1.jpgDe Sanjay Leela Bhansali

 

 

Artiste vagabond et doux idéaliste, Raj arrive dans une ville rêvée, entourée de montagnes, drapée de brume et enveloppée de magie. Lors d'une nuit étoilée, il remarque une jeune femme voilée de noir qui se tient seule sur un pont. C'est Sakina, mélancolique et mystérieuse, dont il tombe amoureux. Tentant de la séduire, le jeune homme découvre peu à peu le secret dissimulé dans le coeur de Sakina.

 

 

 

 

De temps à autres, je savoure avec un sentiment un peu coupable un petit Bollywood. Coupable, parce que le genre est assez régressif, surjoué, exagéré et sent l'eau de rose à des kilomètres. Bref, on ne le crie pas forcément sur les toits, surtout à Paris, capitale du snobisme cinématographique (défaut dont je ne suis moi-même sans doute pas entièrement exempte par moments). 

 

Alors quid de Saawariya ? Là où certains Bollywood ancrent leur action dans un cadre qui se veut réaliste, Saawariya se présente d'emblée comme un conte, ce qui fait passer le côté artificiel du jeu et les éléments de comédie musicale de façon un peu plus naturelle. De beaux costumes, un décor entièrement nocturne concentré autour de quelques points symboliques : un bar, un pont, une fontaine, une statue. Un univers où les personnages se croisent, s'aiment, et un univers visuel dans les tons bleus qui achève de conférer à ce film une ambiance particulièrement douce et irréelle. On en attendait pas moins du réalisateur du splendide Devdas.

 

Malgré plusieurs moments où j'ai ri quant au ridicule de certaines situations, Saawariya est un film qui se laisse regarder sans trop de déplaisir, un conte bleu à consommer uniquement si on aime le genre Bollywood.

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