Radiostars ***

Publié le 16 Avril 2012

radiostars-manu-payer.jpgDe Romain Lévy

 

En plein échec professionnel et sentimental, Ben, qui se rêvait comique à New York, est de retour à Paris. Il rencontre Alex, présentateur vedette du Breakfast-club, le Morning star de la radio. Avec Cyril, un quadra mal assumé, et Arnold, le leader charismatique de la bande, ils font la pluie et le beau temps sur Blast FM. Très vite Ben est engagé : il écrira pour eux. Alors qu'il a à peine rejoint l'équipe, un raz-de-marée frappe de plein fouet la station : l'audience du Breakfast est en chute libre. C'est en bus qu'ils sillonneront les routes de France pour rencontrer et reconquérir leur public. Pour ces Parisiens arrogants, de ce road trip radiophonique naîtra un véritable parcours initiatique qui bousculera leurs certitudes.

 

 

Roadtrip et film de potes à la fois, cette comédie nous emmène sur les routes de France à la suite d'une bande d'animateurs radio dont l'impertinence a fait le succès; impertinence qui les a peu à peu éloignés de leur public à mesure qu'elle s'est muée en arrogance. En guise de pénitence, ils sont envoyés en tournée afin de reconquérir des parts d'audience.

 

Il est bien connu que c'est en temps de crise que les caractères se révèlent : les sentiments s'exacerbent, mettant à mal la cohésion du groupe. Si chaque personnage apparaît au départ assez stéréotypé, les comédiens parviennent à leur apporter humanité et crédibilité par un jeu collectif sans faute. Aucun ne cherche à briller plus que les autres, et si on frôle parfois la caricature par instants, c'est toujours avec une certaine tendresse.

 

Le registre comique mêle avec bonheur comique de personnage et de situations, sans pour autant rechercher les gags à tout prix, même si l'on sent un Manu Payet un poil cabotin par instants. Le rythme est parfois un peu en sous-régime, maais l'ensemble marche trop bien pour qu'on lui en tienne vraiment rigueur.

 

Une comédie française plutôt réussie qui joue sur le capital sympathie de ses personnages et de ses acteurs, dont la générosité pallie un scénario finalement sans grande surprise.

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