Othello ****

Publié le 10 Septembre 2011

Othello-kenneth-branagh-olivier-parker-laurence-fishburne.jpgD'Olivier Parker

 

 

Au XVIe siècle, victime d'une machination, un général maure se croit trompé par son épouse et sombre dans la folie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hop ! je profite de mon abonnement à la médiathèque pour me payer ma dose régulière de Shakespeare. Après Hamlet il y a peu, voici un Othello qui date lui aussi d'il y a quelques années (1995), mais qui adapte l'oeuvre du grand William de fort belle façon.

 

D'une part, le réalisateur a eu le courage de couper un peu dans le texte afin de mieux agencer le rythme de son oeuvre. Malgré tout le respect que je porte aux oeuvres littéraires, on ne le répètera jamais assez, le temps d'un film n'est pas le temps du livre ou de l'oeuvre théâtrale. Couper dans le texte, pour mieux rendre les émotions et la tension dramatique n'est point sacrilège, à mon sens.  Ici,  les obsessions des personnages, leur démesure  tiennent le film mieux qu'un long discours, fut-il particulièrement beau. La mise en scène est classique, sans être rigide, et en allégeant le texte, le réalisateur a permis aux acteurs de s'affranchir d'une certaine pesanteur théâtrale qui handicape pas mal d'adaptations.

 

Ce qui me frappe, c'est finalement la modernité du propos. On est dans la Venise du 16e, mais ce texte pourrait très facilement être adapté à notre époque. L'universalité des sentiments ici montrés confère à cette histoire une portée hors du temps et de l'espace. Car quels sentiments plus humains et plus destructeurs que l'amour et la jalousie?

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