OSS 117, Rio ne répond plus ***

Publié le 23 Mai 2011

oss_117_rio_affiche.jpgDe Michel Hazanavicius

 

Douze ans après Le Caire, OSS 117 est de retour pour une nouvelle mission à l'autre bout du monde. Lancé sur les traces d'un microfilm compromettant pour l'Etat français, le plus célèbre de nos agents va devoir faire équipe avec la plus séduisante des lieutenants-colonels du Mossad pour capturer un nazi maître chanteur. Des plages ensoleillées de Rio aux luxuriantes forêts amazoniennes, des plus profondes grottes secrètes au sommet du Christ du Corcovado, c'est une nouvelle aventure qui commence. Quel que soit le danger, quel que soit l'enjeu, on peut toujours compter sur Hubert Bonisseur de la Bath pour s'en sortir...



Je n'ai pas une grande passion pour OSS 117, mais il est vrai que l'humour  néocolonialiste du premier m'avait plutôt fait rire. Une deuxième raison d'avoir choisi cet opus dans les rayonnages de ma médiathèque : cela fait plusieurs semaines que j'entends parler du fameux "the Artist" avec le même tandem réalisateur/ comédien principal, qui cartonne à Cannes. En attendant la sortie en octobre de ce qui semble être à la fois un OCNI (objet cinématographique non-identifié) et un petit bijou de cinéma, je me suis dit que j'allais profiter de ce film-ci.

Ce coup-ci, les vannes de ce pauvre OSS rétrograde sont davantage orientées vers l'anti-sémitisme et la misogynie. Mais il est tellement ridicule que l'on voit bien qu'il s'agit de second degré, et c'est sans doute l'intelligence de ce film, comme du précédent, d'ailleurs. L'ensemble parodie toujours autant les films "à l'ancienne", mais conserve par ailleurs un certain charme. Une fois encore, l'alchimie opère, sans que le ton soit politiquement correct pour autant. (attention spoil) Un gros fou rire lors d'une course-poursuit en déambulateur!

Sans doute pas un chef d'oeuvre, mais de quoi passer un bon moment san
s prise de tête.

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