Mozart l'opéra Rock ****

Publié le 9 Juillet 2011

mozart_l_opera_rock_spectacle_.jpgPalais omnisport de Bercy
Mise en scène d'Olivier Dahan

 

Je l'avoue, je suis une accro invétérée de la comédie musicale avec ses mélodies faciles et ses paroles simples qui trottent très rapidement dans la tête. C'est un plaisir un peu coupable, car j'ai bien conscience de la piètre qualité des chansons, mais que voulez-vous, je trouve ça entraînant. 


Il y a eu un moment où j'ai tout de même eu un gros doute. Ayant acheté ma place plusieurs mois à l'avance, et, il faut l'avouer, plutôt sur un coup de tête, j'ai commencé à me demander si j'avais vraiment envie d'y aller. J'avais bien regardé quelques DVD de comédies musicales et vu quelques enregistrements à la télévision, mais je ne m'étais jamais offert le luxe du live. Quelle qualité de mise en scène ? Quelle qualité vocale ? Quelle histoire? Parce que finalement, Mozart l'opéra rock, j'en connaissais quelques chansons, mais pas la totalité du récit. Mais, le billet une fois acheté, il aurait été dommage de ne pas s'y rendre. Au pire, je m'attendais à quelque chose de correct, sans plus.

Heureusement pour moi, dès le lever de rideau, les décors, la musique et les costumes m'ont emporté, et je suis restée scotchée dès les premières notes. Instantanément, j'ai retrouvé l'émerveillement d'un spectacle complet, où l'on sait que tout est faux, mais où on se laisse pourtant prendre. Les chansons, simplistes d'un premier abord, trouvent pourtant tout leur sens enchâssées dans la mise en scène.

J'ai découvert de nouvelles chansons, et les émotions qui allaient avec, ri avec le reste du public (cabotinage de certains comédiens fort rafraichissant) et réagi avec lui aux moments cruciaux. Cette impression de communion est toute simple, populaire, voire vulgaire pour certains (pensez donc, on ose toucher au Grand Mozart!), mais on peut tout à fait apprécier Mozart et l'opéra rock qui est tiré de son histoire. Tout comme on peut apprécier un best seller estival et la littérature classique.

Je suis rentrée à la maison, des paillettes plein les yeux...comme retombée en enfance. Et vous savez quoi ? J'adore ça.


Quelques extraits choisis tout à fait arbitrairement. 


Remontrances de Léopold Mozart à son fils qui refuse de l'écouter.



Sallieri écoute pour la première fois la musique de Mozart, dont il mesure le génie, mais qui fait naître chez lui un violent sentiment de jalousie.



Deux soeurs qui se chamaillent

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