Maria Stuarda ***

Publié le 15 Octobre 2012

maria_stuarda_donizetti-remigio-ganassi-calleja.jpgDe Donizetti (DVD)

Au théatre Donizetti de Bergame

Avec Carmela Remiggio et Sonia Ganassi

 Direction musicale Fabrizio Maria Carminati

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Donizetti,  compositeur de cet opéra, a pris pour thème la rivalité politique historique entre la reine Elisabeth Ie d'Angleterre et sa cousine Marie Stuart, reine d'Ecosse. Sous la plume du livrettiste Giuseppe Bardari, la confrontation devient amoureuse, et l'orgueil des deux reines se mêle à la jalousie bien plus que le calcul politique. Marie Stuart y fait figure de martyr, injustement condamnée par une reine d'Angleterre qui veut sa mort. Car Marie possède ce qu'Elizabeth ne peut avoir : l'amour du comte de Leicester. Enfermée dans sa jalousie viscérale, Elisabeth s'abaisse à l'exécution d'une vile vengeance alors que Marie sort grandie par sa noble dignité face à la mort.

 

Encore une fois, point de jugement sur les voix. Néanmoins, si j'en juge par les réactions bruyantes des spectateurs, le résultat devait être très réussi. Ayant fait du théâtre pendant de nombreuses années, je suis particulièrement sensible au jeu théâtral, d'autant plus il me semble, que je ne possède pas encore la capacité de goûter les nuances vocales, la construction de la musique ou la qualité d'interprétation musicale propres à l'opéra. Sur ce point, j'avoue du coup, avoir été un peu déçue, en particulier par le jeu du ténor que j'ai trouvé dénué d'expressivité, presque mécanique.

 

Quant à la mise en scène, formelle et classique, elle aurait à mon sens gagné à alléger la charge symbolique : le rouge, trop utilisé pour son aspect tant passionnel que sanglant, finit par lasser. Nénmoins, certaines scènes, trop rares, savent se frayer un passage au milieu de ces maladresses formelles : la confrontation entre les deux reines ainsi que les dernières minutes de Marie Stuart sortent incontestablement du lot. J'imagine, dans ma grande ignorance, que c'est justement la qualité musicale de ces morceaux ou leur interprétation vocale qui réussit à transcender tout le reste.

 

Finalement, je n'ai été que moyennement sensible à la découverte de cet opéra. Peut-être est-ce tout simplement une histoire d'adaptation, de jeu et de mise en scène. Je pense que je vais tenter de renouveler l'expérience avec d'autres versions afin me faire une idée plus nette de l'oeuvre en elle-même. 

 

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