Le secret des poignards volants **

Publié le 8 Octobre 2011

secret_des_poignard_volants_yimou_film.jpgDe Zhang Yimou

 

En cette année 859, la Chine est ravagée par les conflits. La dynastie Tang, autrefois prospère, est sur le déclin, et le gouvernement corrompu s'épuise à lutter contre les groupes de rebelles toujours plus nombreux qui se dressent contre lui. La plus puissante de ces armées révolutionnaires et la plus prestigieuse de toutes est la Maison des Poignards Volants .

Deux capitaines, Leo et Jin sont envoyés pour capturer le mystérieux chef de cette redoutable armée. Ils élaborent un plan : Jin se fera passer pour un combattant solitaire nommé Wind, se portera au secours de la belle révolutionnaire aveugle Mei et la fera sortir de prison. Gagnant ainsi sa confiance, il l'escortera jusqu'au quartier général secret de la Maison des Poignards Volants.

 

 

A vrai dire, je suis une grande admiratrice du travail du réalisateur Zhang Yimou, dont le magnifique Hero compte parmi mes films préférés, dont le foisonnant Cité interdite m'avait  marqué pour son jeu d'acteurs et dont le très sobre épouses et concubines avait su me séduire. Malheureusement pour moi, ce secret des poignards volants fera exception. Si l'on retrouve dans ce film un goût prononcé pour les tableaux vivants avec des décors colorés très marqués, que j'apprécie particulièrement, je n'ai cependant jamais réussi à croire à cette histoire. Des invraisemblances éventent très vite les ficelles de ce qui est censé être un scénario à rebondissements et l'émotion ne prend pas vraiment.

 

La facture du film, les acteurs, la musique, les décors travaillés, tout est correct, mais quant on ne croit pas ce qui est montré, rien n'y fait. Consciencieuse, j'ai tout de même voulu aller jusqu'à la fin, mais j'étais tellement détachée de l'histoire à ce moment-là qu'elle m'a semblé presque grotesque, et j'ai davantage eu envie de rire que de pleurer.

 

J'attends tout de même avec impatience de me réconcilier avec ce réalisateur, en espérant que ce film n'est qu'un accident de parcours.

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