Le monde fantastique d'Oz **

Publié le 29 Mars 2013

le-monde-fantastique-d-oz-affiche-france.jpgDe Sam Raimi

 

Lorsque Oscar Diggs, un petit magicien de cirque sans envergure à la moralité douteuse, est emporté à bord de sa montgolfière depuis le Kansas poussiéreux jusqu'à l'extravagant Pays d'Oz, il y voit la chance de sa vie. Tout semble tellement possible dans cet endroit stupéfiant composé de paysages luxuriants, de peuples étonnants et de créatures singulières ! Même la fortune et la gloire ! Celles-ci semblent d'autant plus simples à acquérir qu'il peut facilement se faire passer pour le grand magicien dont tout le monde espère la venue...

 

 

Ce qui m'a immédiatement frappé, en découvrant il y a quelques mois les toutes premières images promotionnelles de ce film, c'est son univers visuel : riche et merveilleux, graphiquement soigné, il m'a suffi d'y jeter un coup d'oeil pour me décider à prendre le chemin des salles obscures.

 

S'il est quelque chose que l'on reproche à la 3D, c'est bien celle d'affadir les couleurs. Il est donc naturel que ces dernières aient été renforcées pour pallier ce souci. Malheureusement, la production n'a sans doute pas jugé bon (ou estimé trop coûteux) de rétablir un équilibre sur la version 2D. Le résultat dans cette version est donc criard et trop irréel. Quelle dommage quand on voit la minutie de l'animation du singe ou celle, sublime, de la poupée de porcelaine !

 

Quant au scénario, il ravira sans doute seulement les plus jeunes. Les personnages s'amorcent dangereusement simplistes au départ mais s'étoffent finalement assez honnêtement. Les acteurs, d'ailleurs,  ne s'en sortent pas trop mal et certains, comme Rachel Weisz, laissent deviner une profondeur psychologique plus importante que prévu derrière les dialogues simplistes.  Quant aux éléments comiques, ils sont parfois un peu trop faciles et très classiques, mais dans l'ensemble ils constituent un ensemble plutôt cohérent. La musique est, quant à elle, parfaitement intégrée, mais on en attendait pas moins d'un Danny Elfman habitué du genre.

 

Au résultat, un Disney  sans envergure qui souffre de son scénario sans intérêt majeur. Il aurait pu être sauvé par son remarquable univers visuel, mais c'est bien là le plus rageant dans cette histoire: voir l'infini soin apporté par les animateurs et les créateurs grossièrement saccagé.

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Philippe 22/12/2015 08:43

Bonjour,

Je viens d'achever un roman fantastique (Innerlands - L'éveil) qui s'apparente à un univers aussi étrange que celui de la trilogie divergente, Hunger Games ou encore Labyrinthe.
Fantastique sans être irréel.
Je serais heureux de t'inviter à faire un tour sur mon blog "http://innerlands.over-blog.com/".
Tu pourras y découvrir le synoptique du livre 1, ainsi que le prologue. Tes commentaires seront bien sûr les bien venus.
à bientôt peut-être.

Akialam 22/12/2015 18:23

Bonjour Philippe,

Merci beaucoup pour votre visite, je vais aller y jeter un oeil :)

Bien cordialement,