hobbit_un_voyage_inattendu.jpgDe Peter Jackson

disponible en DVD

 

Alors qu'il croise par hasard la route du magicien Gandalf le Gris, Bilbon Sacquet rejoint une bande de 13 nains dont le chef n'est autre que le légendaire guerrier Thorin Écu-de-Chêne. Ils cherchent à reprendre le Royaume perdu des Nains d'Erebor, conquis par le redoutable dragon Smaug, et leur périple les conduit au cœur du Pays Sauvage, où ils devront affronter des Gobelins, des Orcs, des Ouargues meurtriers, des Araignées géantes, des Métamorphes et des Sorciers…

Après la trilogie du Seigneur des Anneaux découverte avec enthousiasme il y a presque dix ans, me revoici plongée en Terre du milieu pour de nouvelles aventures.

Ce Hobbit était précédé de critiques contrastées : certains déploraient son format (48 images par secondes au lieu de 24 dans un film ordinaire), quand d'autres évoquaient a contrario un résultat visuel à couper le souffle. Il était donc temps que j'en juge par moi-même. Et en 2D, s'il vous plaît, étant entendu qu'il n'était pas question de se laisser distraire par un quelconque tour de passe-passe technologique.

Dès les premières minutes, il est clair que Peter Jackson a apporté un soin tout particulier à l'aspect visuel de son film, et presque immédiatement, je regrette de n'avoir pas opté pour la 3D. Son fameux format 48 images/seconde confère à l'ensemble une texture et un relief vraiment uniques : il s'en dégage une impression plus criante de réalité. Je comprends que l'on puisse ne pas aimer, mais pour ma part, j'ai oublié le procédé en quelques minutes pour me laisser entraîner sans grande résistance.

Quant à l'histoire, elle est beaucoup moins sombre que celle du Seigneur des Anneaux. La chose est, somme toute, assez logique lorsqu'on considère que le livre d'origine était davantage un conte pour enfants qu'une grande épopée. Le Hobbit est donc un peu plus simpliste que son prédécesseur, mais use cependant des mêmes stéréotypes : héros / méchants / éléments comiques. Autant de similitudes qui pourraient lasser, me direz-vous. Heureusement, le tout est emporté par le flegme très britannique (et finalement très hobittesque) de Martin Freeman, ainsi que par l'excellent Gollum, mélange touchant de cruauté et de naïveté. Le rythme, très soutenu, a quant à lui le bon goût de meubler habilement le vide laissé par le manque d'épaisseur du reste des personnages.

Une agréable aventure, à la beauté sans conteste digne de son prédécesseur aux multiples oscars. Reste que le contenu, un peu faible par endroits, laisse craindre un "étirement" artificiel du reste de l'histoire sur les deux opus suivants. A moins que Jackson ne trouve le moyen d'étoffer habilement l'ensemble !

La note tout à fait subjective et qui n'engage que moi : 3/5

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