Le Crabe-Tambour ***

Publié le 4 Août 2010

Le crabe-tambourDe Pierre Schoendoerffer



A bord de l'escorteur Jaureguiberry deux hommes, le commandant et le médecin évoquent le souvenir du Crabe Tambour, un officier qu'ils ont connu tous les deux.

 

 

 

 

 

 

 



J'avais entendu dire à plusieurs reprises que ce film avait été à l'origine de nombreuses vocations de marin. Cette affirmation a piqué ma curiosité, et lorsque je l'ai reçu dans ma boîte aux lettres (merci Papa!) il m'a tout de même fallu quelques mois avant de me décider à le visionner, surtout parce que je préfère aller au cinéma que de regarder les films en dvd. Ainsi, j'ai fait la découverte de ce film, récompensé par 3 césars lors de sa sortie, en 1977.

J'y ai retrouvé des choses que je connaissais déjà : la lenteur et la répétitivité de la vie embarquée, où chaque petit changement est un évènement en soi, les diffusions, les personnalités plus ou moins fortes qui se révèlent, l'importance des discussions.
Pour le reste, j'avoue ne pas avoir forcément compris la fascination qu'exerce ce jeune officier sur les hommes qui l'ont connu. Sans doute ce personnage incarne-t-il à leurs yeux l'amour de la mer et de la liberté. Car militaire ou pêcheur, le personnage du crabe-tambour est avant tout marin, et, telle une légende, son histoire passe de mémoire en mémoire, de la boue indochinoise aux sables de Saint-Pierre et Miquelon en passant par le carré commandant.


Un film qui a sans doute un peu vieilli, mais qui reste fidèle, je crois, à une certaine mentalité des gens de mer et à un certain goût de l'aventure.

 

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rémy Frétille 27/08/2010 08:37


Nous n'avons finalement pas eu le temps d'en parler en détail, mais je crois que tu as manqué un des axes du film, et peut être le plus important, celui du conflit entre l'obéissance à un ordre
donné et celui d'une "certaine idée", comme aurait dit le général. Ce thème se cristllise autour de l'Algérie. Plus que le cancer qui le ronge, c'est le doute qui habite le commandant à l'occasion
de cette dernière campagne. Je te réponds rapidement, mais tu auras une meilleure analyse sur internet. Il n'est pas surprenant que ce thème t'échappe un peu car l'Algérie n'est pas un thème de ta
génération. Nous pourrons en reparler car tout ce que tu décris dans ton blog n'est finalement qu'un habillage, certes interessant, mais un habillage et une mise en valeur de ce thème central de
l'obéissance et de l'honneur.
Il faudra que nous en reparlions à l'occasion avec Daniel Yonnet.


akialam 29/08/2010 13:36



j'avoue, la partie algérienne ne m'a pas paru d'une importance cruciale, j'ai mis tout cela sur le compte de l'amour de la liberté et cette fameuse "conscience" représentée par le chat...