Le bonheur à deux faces *

Publié le 25 Décembre 2011

bonheur_a_deux_faces.jpgDe Mireille Dalissier

aux éditions société des écrivains

 

Laure Rabanel n’a que vingt ans lorsqu’elle épouse Damien, un homme de dix ans de plus qu’elle, silencieux et peu sociable, contrairement à elle qui est si joyeuse et ouverte sur le monde. Après quatre ans de mariage, Laure tombe enceinte malgré son stérilet. Damien lui demande d’avorter, ne pouvant supporter l’idée d’être père. Mais Laure tient absolument à garder l’enfant et la famille éclate. Laure est désormais mère célibataire, et devra faire face à de nombreuses épreuves pour protéger son enfant et trouver enfin l’amour, le vrai.

 

 

Il est extrêmement rare que je déteste un ouvrage au point de penser sérieusement à l'abandonner en cours de route. D'ordinaire, il me reste toujours quelques éléments positifs qui me poussent à le finir, au moins pour en avoir un approche cohérente. Ici, rien ne me retenait, si ce n'est l'honnêteté envers le site des agents littéraires et l'auteur qui avaient pris le temps de me proposer et de m'envoyer le livre pour chronique.

 

Je tiens à dire que je respecte le travail de l'auteur, mais qu'honnêtement, je ne peux pas dire ni que j'ai aimé son ouvrage, ni que certains éléments sont à repêcher en termes de qualité. Si l'histoire en elle-même aurait pu être intéressante, elle est si mal traitée que l'on n'éprouve aucun intérêt pour les personnages, ni aucune indignation réelle pour leurs actions. On dirait un mauvais soap avec ses rebondissement plus dramatiques et plus improbables les uns que les autres, si bien qu'à la fin, je pouffais de rire à chaque "grande révélation".

 

Et si l'histoire en elle-même est épouvantable, l'utilisation de la langue française, de la ponctuation et de l'orthographe, de l'accord grammatical ou même de la conjugaison est encore pire. Je suis exigeante, oui, mais j'admets que l'on puisse faire des erreurs, des fautes de frappe, je n'en suis moi-même pas exempte malgré ma vigilance constante. Mais deux à trois fautes d'orthographe par page lorsqu'on publie un ouvrage (et encore, je ne les cherche pas),  c'est tout simplement inadmissible. L'auteur n'a sans doute pas bénéficié de correcteur avec la société des écrivains, mais tout de même, faire relire à une connaissance un tant soit peu meilleure en orthographe aurait été une idée à creuser. Et une part de révision de l'écriture et de la ponctuation n'aurait pas été du luxe non plus. A vrai dire, on dirait davantage un livre dicté qu'un livre écrit, certaines formes ressemblant à du langage parlé. Sauf à le faire intentionnellement et avec brio, une des bases de l'écriture est de comprendre que l'on ne peut s'exprimer de la même manière à l'écrit qu'à l'oral, à l'exception près des dialogues. 

 

J'ai tenté d'être indulgente au départ, mais au bout de cinquante pages, je n'en pouvais plus. J'ai tout de même pris la peine de finir l'ouvrage par pure honnêteté intellectuelle, ne me voyant pas donner un avis sur un ouvrage (surtout négatif), sans avoir au moins fini l'ouvrage.


 

Merci aux "agents littéraires" pour m'avoir fait découvrir cet ouvrage

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Laure s'attendait à beaucoup de choses, mais pas à ça.

-Je suis vraiment née dans une famille bizarre, un semblant de famille, je suis certaine qu'on ne m'a jamais aimée.

-Votre père vous aimez Laure, plus que tout. On se voyait de temps en temps à Sarlat, il venait jouer à la pétanque avec nous et il me parlait sans cesse de vous. Un jour, nous étions que tous les deux, je lui ai demandé pourquoi il se laissait frapper par votre mère. Votre père était un homme costaud, courageux, un homme battu par sa femme, ça porte à rire, beaucoup diront que c'est une mauviette, qu'aucune femme peut avoir le dessus sur un homme. Il est resté silencieux un long moment, et puis il m'a dit qu'il ne pouvait pas se défendre, pour lui, frapper une femme c'était inexcusable. Votre mère rentrait dans des colères que personne ne pouvait contrôler, au début il a essayé de la faire soigner, elle a refusé tous traitements Avant de rencontrer votre mère, il a aimé pendant plus d'un an une jeune femme qui habitait aux environs de Brive La Gaillarde, ils se sont fiancés, mais le jour du mariage la future belle-famille et la mariée de sont pas venues. Votre père s'est retrouvé seul, anéanti, il a su plus tard que le père de Laure avait annulé le mariage pour se venger d'un Desplant avec qui il avait eu un litige. Un an plus tard il a rencontré votre mère, je crois qu'il s'est marié par dépit. Puis votre frère est né, il a compris qu'il était à elle, il s'est encore une fois retrouvé seul. Mais votre naissance a été le plus beau jour de sa vie, il a choisi votre prénom, maintenant vous savez pourquoi vous vous appelez Laure. Votre mère n'a jamais eu l'instinct maternel, elle ne voulait pas de fille. Votre arrivée a fait renaître chez elle la violence, il a accepté l'inacceptable pour vous protéger, car il savait qu'à travers lui c'est vous qu'elle frappait. J'ai eu en face de moi un homme meurtri, un homme honteux, mais avant tout un père, et ça rien ni personne ne peut le remplacer. Et puis, il y avait Jeanne votre tante et marraine qui vous a préservé bien des fois. Il aurait pu quitter votre mère, et refaire sa vie avec son amour de jeunesse, mais il est resté pour ses enfants.

-Elle vit encore.

- Non, elle est décédée il y a six ans, ils se sont toujours aimés à distance, par la pensée, sans faire souffrir personne.

Laure pleura sous le regard impuissant de monsieur et madame Fontaine. Guillaume jouait dans la cours avec les enfants et l'aperçut, il la prit dans ses bras. Charles et Gisèle occupèrent les petits, elle se reprit et proposa a monsieur et madame Fontaine de rester déjeuner avec eux, ils acceptèrent. A la fin du repas, Muriel fit son entrée dans la maison avec Noé et Paul. Elle leur annonça qu'elle avait demandé le divorce, hervé avait dépassé les bornes. Son père lui demanda des explications, Muriel baissa la tête comme un enfant prit en faute.

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Edelwe 24/01/2012 20:13

Oulala! Je passe!

akialam 25/01/2012 07:31



de mon point de vue, tu fais bien...