La prima linea **

Publié le 21 Avril 2010

prima lineaLa prima linea, de Renato de Maria

Genre : drame
Lieu et époque: Italie, années 70 et 80

Depuis quelques temps, je m'intéresse un peu au cinéma italien. Enfin, celui qui arrive dans les salles parisiennes. Et oui, il se trouve que Riccardo Scamarcio joue dans un certain nombre de ces films. Est-ce ma faute, à moi ? Chacun ses chouchous, et après la découverte de James Mc Avoy dans la catégorie britannique, je m'attaque au palmarès italien. Que voulez-vous, je suis une enfant du monde !


Plus sérieusement, j'essaye d'alterner blockbusters et films moins tape-à l'oeil. On choisit comme on peut dans l'offre de films disponible, et un acteur que l'on apprécie est un critère comme un autre. De plus, j'ignorais la vague d'attentats qui avait secoué l'Italie des années 70. En réalité je sais peu de choses de l'histoire italienne, à l'exception de l'époque antique, de quelques confettis de renaissance et de souvenirs lycéens sur la seconde guerre mondiale. Découvrir ce film était une façon, donc, de joindre l'utile à l'agréable. Passons donc sur le physique avantageux du comédien pour nous intéresser à l'histoire elle-même. Il s'agit du parcours d'un membre actif de Prima Linea, mouvement d'extrême gauche n'hésitant pas à recourir au terrorisme pour se faire entendre. Cette histoire, fondée sur des faits réels, nous plonge dans le contexte houleux de ces années où certains mouvements d'extrême gauche et d'extrême droite revendiquaient leurs opinions à grand coups d'attentats.

L'histoire commence par l'arrestation de Sergio, et fonctionne sous la forme de flash-backs morcelés, comme un puzzle dont on peine au départ à assembler les morceaux, puis, peu à peu, tout se clarifie pour tourner finalement autour d'un point central: Susanna, le grand amour de Sergio, elle aussi engagée dans le mouvement.
 
Le film est assez déconcertant, car il se veut tellement neutre qu'il en oublie d'insuffler une vie à ses personnages. Pas même lorsque le personnage principal, face caméra, raconte son histoire. Des aveux ternes, sans vie. Les visages, fermés, secrets, ne recèlent que peu d'émotion. Il existe bien quelques scènes, trop rares, d'éclats de voix ou de déclarations, très fortes par contraste avec l'aridité du reste du film, mais ces moments d'émotion sont trop furtifs.
Il en résulte un film tout de même assez sec: on n'éprouve ni véritable sympathie, ni véritable indignation. Et c'est bien ça, le problème de ce film qui, à défaut de réflexion, ne crée même aucune émotion de la part du spectateur.

Restent les yeux verts de Riccardo Scamarcio. Valent-ils le coup d'aller voir ce film ? Je vous laisse juges, mesdames!

 

Résumé:

Venise, 3 janvier 1982. Sur le chemin qui le mène vers la prison de Rovigo, Sergio se remémore ses débuts dans la clandestinité, les débats fiévreux et engagés avec ses camarades, puis le passage à la lutte armée au sein de "Prima Linea", l'une des principales cellules terroristes d'extrême-gauche.

Il se rappelle surtout sa rencontre avec Susanna, la femme qu'il aime, avec qui il a partagé les mêmes idéaux et qu'il s'apprête à faire libérer dans ce qui fut l'une des plus audacieuses et des plus violentes évasions de ces " années de plomb ".

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dasola 07/06/2010 17:00


Bonjour, je te rejoins dans ta critique. Je suis arrivée dans la salle, le film venait de commencer. Je ne sais pas si c'est une raison, je ne suis pas du tout rentrée dans l'histoire. Les
personnagerestent en effet très ternes. J'avais découvert Ricardo Scarmacio à la fin du film "Nos meilleurs années": il jouait Andrea, le fils de Mirella. Le premier plan était ses yeux... Bonne
après-midi.


akialam 08/06/2010 10:35



Pour ma part, je l'ai découvert dans "mon frère est fils unique", et j'avais beaucoup aimé le film. je te le conseille si tu n'as pas encore eu l'occasion de le voir ! 


Est-ce une impression ou le cinéma italien tourne beaucoup autour de l'histoire de l'italie entre le 2nde Guerre mondiale et les années 80 ? Ou est-ce que ce sont seulement ces films-là qui
arrivent sur nos écrand français ?