Le barbier de Sibérie ***

Publié le 18 Novembre 2011

le-barbier-de-siberie-2356-627810137.jpgDe Nikita Mikhalkov

 

Nous sommes en 1905 lorsque Jane écrit à son fils cadet à West Point. Au fil de sa lettre elle lui révèlera le secret de sa naissance. Tout commence en Russie en 1885 où la jeune américaine Jane doit se rendre à Moscou. Elle y rejoint Mc Cracken, inventeur excentrique.Celui-ci veut placer son invention : une machine à raser les forêts baptisée le 'Barbier de Sibérie'. Elle tombera amoureuse d'Andreï Tolstoï alors qu'elle tentait de séduire un général afin de financer l'invention de Mc Cracken. Celui- ci l'épousera mais Andreï, devenu barbier, est le véritable père de son fils.

 

 

 

Il est des films qui font briller les yeux de vos interlocuteurs quand ils l'évoquent. Celui-ci en fait partie : un de mes amis en faisait même la cause de sa vocation à s'engager dans l'armée !

 

C'est donc avec une grande curiosité que j'ai visionné ce film. On y découvre la Russie, une part de sa culture, du contexte méconnu de l'époque, de son âme si particulière et passionnée poussant aux extrêmes. Sur cette toile de fond se dégage une histoire d'amour, certes belle, mais qui ne m'a pas transportée autant que je l'aurais supposé ou espéré. Sans doute, si j'avais vu ce film à l'adolescence y aurais-je été plus sensible mais j'imagine que je deviens plus critique à mesure que j'avance en âge je vois des films.

 

L'aller retour entre le présent et le passé de Jane commence bien la narration, mais, soyons honnêtes, le spectateur a très vite deviné quel était le secret que Jane attend jusqu'au bout du film avant de révéler. Et puis, le fait de cacher le visage du fils de Jane, pour ne le montrer qu'à l'extrême fin, en flou pour, supposément, que le spectateur voit la ressemblance avec son père. Allez, qui n'a pas vu que c'était le même acteur teint en blond?  Reste un ensemble partagé entre joie extrême et extrême accablement, des costumes flamboyants, quelque chose de touchant dans l'innocence et la pureté du jeune officier. Je pense que ce film aurait largement gagné, à supprimer, sans sourciller, une bonne partie des scènes avec le fils de Jane, qui alourdissent inutilement l'ensemble en empêchant de se concentrer sur l'essentiel de l'histoire.

 

Un film agréable, mais qui aurait mérité de parier davantage sur l'intelligence du spectateur.

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Luna 07/01/2012 11:59

Je n'avais jamais entendu parlé de ce film...

Ta lecture en cours m'intrigue, j'ai hâte de découvrir ton avis :)

akialam 08/01/2012 21:33



J'ai presque fini de le lire, et dans l'état actuel des choses, il sera probablement bien noté ! :)



dasola 07/12/2011 08:02

Bonjour Akialam, Le barbier de Sibérie est un film que j'avais beaucoup apprécié lors sa sortie. J'avais été sensible à la musique, aux décors, aux costumes et Julia Ormond et Oleg Menshikov
(disparu des écrans) étaient très bien. Ce genre de fresque est trop rare au cinéma et c'est bien dommage. Bonne journée.

akialam 07/12/2011 18:47



c'est vrai que les fresques historiques se font rares en ce moment, sans doute à cause de la crise, qui touche aussi les grands studios, et qui deviennent dès lors frileux à financer des films de
ce genre, qui coûtent souvent très cher...