L'amante **

Publié le 4 Octobre 2011

l-amante-queffelecDe Yann Queffélec

aux éditions du livre de poche

 

Paris, 1969. Marc Elern a dix-huit ans. Il vient de perdre sa mère. C’est dans un état second qu’il passe le bac, partagé entre la douleur et la passion qu’il éprouve pour Alba, une jeune infirmière qu’il épie dans l’immeuble qui fait face au sien, fenêtre dans la nuit. Mais, éjecté du jardin vital de l’enfance, Marc est perdu. Le deuil va faire de ce jeune homme inachevé un amoureux chronique. Après Alba, il s’éprend d’Aline, trente-huit ans, divorcée – une jolie maman. Ils veulent fonder une famille à eux, mais Aline ne tombe pas enceinte, et, détaché d’elle physiquement, Marc finira par la quitter. Il erre ainsi d’une femme à l’autre, d’un âge au suivant, enfant toujours en quête du paradis premier.Toujours en quête du grand amour…

 

 

Je ne prétends pas avec cette note affirmer que cet ouvrage soit mauvais, simplement que je n'y ai pas accroché. Bien malgré moi, je suis restée complètement indifférente à ce personnage principal, complètement hermétique à ses états d'âmes, sans aucune espèce de compréhension de sa relation avec les autres. On dirait qu'il ne comprend rien lui même, qu'il n'a aucune logique. Mais peut-être un spécialiste de la psychologie vous dirait-il le contraire.

 

Pas de poésie particulière, des personnages dont je n'arrive pas à saisir les motivations, en un mot comme en cent, Je me suis ennuyée ferme, avec la désagréable sensation de passer à côté du livre, en fin de compte,  car le style n'est pas déplaisant, et la certitude que c'est sûrement moi qui n'y ai rien compris.

Parfois je me disais qu'on ne pouvait rien comprendre à cette fraternité, du dehors. Il fallait nous voir à l'oeuvre, ma soeur et moi, et pas de cécité qui tienne, en apparence. On avait une manière de s'aimer voisine du châtiment, on se poursuivait en poussant des cris d'oiseaux égorgés, on se battait comme des chiffonniers, je tapais sur une aveugle, elle me tapait dessus avec ce qui lui venait sous le main, elle me tétait les yeux dans mon sommeil etj'avais l'impression qu'elle m'aspirait les paupières, elle plaçait des cactus entre mes draps à hauteur des pieds, et moi je lui criais d'une voix terrorisée qu'il y avait le feu dans l'appartement, cours Cathy, cours...

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FT 18/10/2011 13:19


Bonjour Akialam! Je vois que tu n'accroches pas trop avec Yann Queffélec, j'ai également du mal! Peut-être apprécieras-tu la soeur, Anne Queffélec- pianiste virtuose- qui joue divinement! J'aime
beaucoup en particulier ses interprétations de Schubert, et surtout les nocturnes de Chopin que j'adore, et que je ne me lasse jamais d'écouter! Quelle famille! Bonne journée.


akialam 03/11/2011 10:03



c'est vrai qu'il y a des familles, comme ça, où la fibre artistique est vraiment partout ! 



remy 10/10/2011 22:07


C'est un style assez "tarabiscoté". On aime ou on aime pas. Moi je me suis forcé à lire jusqu'au bout Noces Barbares... mais bon j'ai eu du mal. Ceci dit, la première fois que j'ai lu l'Amant de
Duras je n'étais pas emballé. Je l'ai relu après avoir vu le film et là j'ai apprécié.


akialam 10/10/2011 22:11



Je retenterai peut-être l'expérience avec Queffélec dans quelque temps, alors... mais pas tout de suite :p



rémy 10/10/2011 21:09


Ben oui, c'est du Queffélec.
Tu aurais peut être pu commencer par Noces Barbares qui a eu le Goncourt si j'ai bonne mémoire.
Je crois aussi qu'il est auteur de chansons.


akialam 10/10/2011 21:41



Sans doute, mais il paraîtrait que j'aie la mauvaise habitude de prendre des livres au hasard. Parfois j'ai de bonnes surprises, parfois de mauvaises...


Et pourquoi, au fait, c'est du Quéffelec ? Il a un style particulier ?