John Carter **

Publié le 2 Mars 2012

john-carter-affiche.jpgDe Andrew Stanton

 

Tiré du premier livre du « Cycle de Mars » d'Edgar Rice Burroughs, le film raconte le voyage de John Carter, qui se retrouve inexplicablement transporté sur Barsoom, au coeur d'une guerre mystérieuse entre les habitants de la planète. Parmi tous les êtres étranges qui peuplent cet univers, il fera la connaissance de Tars Tarkas et de la captivante princesse Dejah Thoris. Dans ce monde sur le point de disparaître, Carter va découvrir que la survie de Barsoom et de ses peuples est entre ses mains…

 

 

 

Voici donc le film projeté en avant-première à l'issue de la cérémonie des HIMYB Awards. A vrai dire, je ne savais pas trop quoi attendre de ce film. J'avais vu quelques affiches et j'en avais déduit qu'il s'agissait d'un film d'aventures fantastique, ce que les faits m'ont ensuite confirmé.

 

Si le genre en question n'est pas mon favori à la base, il peut arriver qu'une construction originale, des personnages attachants ou une esthétique particulièrement sublime suffise à faire plier mon opinion. Hélàs pour Carter, ce ne fut pas le cas cette fois-ci.

 

Sur le plan visuel, on remarque d'emblée qu'un soin évident a été apporté aux paysages, aux peuples de Barsoom (particulièrement les Tharks) ainsi qu'à l'architecture et aux engins volants.La 3D, d'ailleurs, rend justice au travail des créateurs visuels, même si elle affadit terriblement la luminosités des déserts.

 

Pour le reste, un scénario sans surprise qui décline à l'infini des stéréotypes connus : l'étranger qui vient sauver la planète, la princesse belle et farouche, l'ennemi sans foi ni loi détenteur d'une technologie supérieure, sans compter la tribu "primitive". Bref, rien de nouveau sous le soleil de Barsoom. Dans l'esprit, on dirait un mélange aux proportions ratées de Dune, Star Wars et Stargate. L'ouvrage John Carter étant un des premiers de la littérature dans ce genre, on pourrait arguer que ces oeuvres postérieures s'en sont inspirées, cependant, le son même des machines n'est pas sans évoquer certains engins volants Starwarsiens, soit comme une sorte d'hommage, soit par manque d'originalité.

 

Je suis donc sortie assez déçue par ce film, car même le rythme et le dosage humour/clichés/action est maladroit. Les tentatives pour complexifier le héros tombent elle-mêmes à l'eau. A plusieurs reprises, je me suis même surprise à lever les yeux au ciel devant la prévisibilité ou le ratage en rêgle de certaines scènes. D'habitude plus indulgente, je n'ai pourtant pas trouvé beaucoup de circonstances atténuantes à ce film. Mais sans doute ne fais-je pas partie du public-cible, que je devine beaucoup plus jeune et sans doute plus masculin.

 

Un film d'aventures Disney dont l'esthétique soignée ne permet par de pallier les défaillances d'un scénario ultra-convenu et la vacuité des personnages.

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