Jane Eyre ****

Publié le 10 Juillet 2012

jane-eyre-Cary_Fukunaga-affiche.jpgDe Cary Fukunaga

 

 

 

L'Angleterre, au XIXème siècle. Jane Eyre est engagée comme préceptrice de la petite Adèle chez le riche Edward Rochester. Cet homme ombrageux ne tarde pas à être sensible aux charmes de la jeune orpheline.

 

 

 

 

 

 

 

 

Si j’ai bien lu Jane Eyre au cours de mes études (il s’agit d’ailleurs d’un de mes premiers livres chroniqués sur ce blog dans une prose bien différente de celle qui est la mienne aujourd’hui) je n’en avais à ce jour vu aucune adaptation sur grand écran. Allez savoir pourquoi.

 

C’est donc avec une grande curiosité que j’ai appris la mise en chantier d’un nouveau film, comptant Mia Wasikowska et Michael Fassbender dans son casting. De bons acteurs et une histoire qui recèle un certain nombre d’éléments a priori intéressants à mettre en images, il n’en fallait pas davantage pour attirer mon attention.

 

Le résultat est définitivement à la hauteur de mes attentes : des images de forêts brumeuses, des solitudes glacées de la lande à la mesure de celles décrites par Charlotte Brontë, dans l’ouvrage Jane Eyre, bien entendu, mais également par soeur Emily, dans Les hauts de Hurlevent. Ce sont également les grandes demeures isolées, sombres et lugubres comme il s’en trouve encore en Angleterre. Une ambiance gothique et inquiétante, juste ce qu’il faut pour refléter l’ambiance générale de l’ouvrage, vraiment sombre.

 

Refusant l’esbroufe inutile, le réalisateur a su poser ses acteurs dans un écrin d’une grande sobriété, acteurs qui donnent le meilleur d’eux-mêmes en incarnant ces personnages torturés. Les scènes importantes sont marquées par l’absence quasi-totale de musique, nous les livrant brutes en émotion et renforçant la violence des sentiments.

 

Quant au scénario, respectant l’ouvrage d’origine presqu’à la lettre, il est la cause de quelques longueurs parfois maladroites, heureusement compensées par l’esthétique et les ambiances profondes que le réalisateur arrive à installer.

 

Assurément, il ne s’agit pas d’une romance que l’on regarde confortablement dans son fauteuil, car le spectateur est souvent mis mal à l’aise par l’ambivalence des personnages et des ambiances lugubres résolument fidèles à l’ouvrage. Il ne s’agit pas non plus d’un film grand public, sans doute à cause de sa grande sobriété. A chacun de juger s’il s’agit d’une force ou d’une faiblesse. En ce qui me concerne, vous aurez sans doute compris de quel côté penche la balance.

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LN 08/08/2012 22:21

Je n'ai pas encore vu cette version. Mais j'ai été tellement marquée par la série de la BBC de 2005 que je ne suis pas sûre d'apprécier autant le film.
J'ai quand même jeter un coup d'oeil à la bande annonce et je ne sais pas trop quoi en penser car les acteurs reprennent exactement le jeu de ceux de la série donc c'est assez troublant.

akialam 09/08/2012 22:18



Je n'ai pas vu cette série, mais celles de la BBC sont généralement de qualité. Il faudra que je me renseigne.


Quant aux similitudes de jeu... j'imagine que si la série BBC est aussi proche de l'ouvrage d'origine que le film en question, ce n'est sans doute pas si étonnant !



FT 24/07/2012 13:16

Bonjour Akialam! Eh non! en mars 2006 je ne connaissais pas encore l'existence de ton blog, mais quand on relit des anciens écrit ça semble toujours décalé, pour moi c'est toujours empreint de
nostalgie! C'est un roman que j'aime beaucoup et si en général je suis réservé sur les adaptations de classique, j'ai gardé un souvenir ému de l'atmosphère du film de Zeffirelli avec Charlotte
Gainbourg que j'aime et qui est imposante dans ce film, tu l'as peut etre vu? Je pense que je me laisserais tenter par cette nouvelle adaptation. Bonne journée Akialam!

akialam 24/07/2012 17:11



Eh bien non, justement, cette adaptation est la première que je vois, même si j'ai bien sûr beaucoup entendu parler de la version avec Charlotte Gainsbourg !