Inception *****

Publié le 3 Août 2010

inceptionDe Christopher Nolan

 

Dom Cobb est un voleur hyper qualifié. Il est en effet le meilleur dans l'extraction, l'art de voler des secrets de grandes valeur en plongeant directement dans le subconscient des gens lorsqu'ils dorment, lorsque l'esprit est le plus vulnérable. Cobb est ainsi devenu un élément clé dans le monde impitoyable de l'espionnage industriel, lui apportant gloire et fortune mais faisant de lui un fugitif qui a perdu tout ce qui lui était cher. Aujourd'hui Cobb a la possibilité de se racheter. Un dernier boulot pourrait lui permettre de récupérer tout ce qu'il a perdu, sa vie, ses enfants. Pour cela il doit réaliser une inception impossible. Au lieu de voler une idée, Cobb et son équipe devront implanter une idée dans l'esprit d'un homme d'affaire. Malheureusement un ennemi semble anticiper chacune de leurs intiatives.

 

 

J'aime le cinéma de Christopher Nolan parce qu'il fait des blockbusters intelligents, réussissant à attirer le grand public grâce à (en dépit de ? ) des scénarii complexes et d'un univers assez noir. Les derniers en date, Batman Begins et surtout l'impressionnant Dark Knight, on prouvé qu'il était passé maître dans cet exercice périlleux.

 

Ici, le plus impressionnant est qu'il réussit à mettre en place un univers complexe, avec ses propres règles,  sans jamais perdre le spectateur ce qui, vu le postulat de départ, n'était pas gagné d'avance. Bien sûr, il nous laisse avec de nombreuses questions, incertitudes, mais c'est le propre de ce type de films que de brouiller les pistes entre la réalité et la fiction. Reste un rythme et un suspense admirablement bien maîtrisés, aux dépends sans doute de personnages un peu moins fouillés que d'ordinaire, mais véritablement parfaits. Il faut dire que Nolan s'est entouré d'acteurs talentueux, et non des moindres : DiCaprio, qui a prouvé depuis longtemps qu'il n'est plus seulement la belle gueule de Titanic, Ellen Page, la révélation de  Juno, mais également Marion Cotillard, qui poursuit sa carrière à Hollywood, avec une classe magnifique. N'oublions pas Joseph Gordon-LeVitt, Ken Watanabe et Cillian Murphy qui avait déjà travaillé avec le réalisateur dans Batman Begins.  Le réalisateur a donc privilégié le scénario aux personnages, mais le talent des acteurs réussit à les rendre crédibles et palpables sans avoir besoin de trop se pencher sur chacun d'eux, et sans perdre le rythme de l'action.

 

Bon, en revanche, il faut aimer se faire quelques noeuds au cerveau, mais des blockbusters avec de la cervelle, c'est tellement rare!  Encore ! Encore!

 

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LN 03/09/2010 15:00


Houlà! je vois que tu as des commentaires sérieux ici!Et moi qui voulais juste laisser un petit commentaire banal, ça me semble plus vraiment possible maintenant! ;-)


akialam 04/09/2010 12:20



ben si , c'est possible ! la preuve ! il en faut pour tous les goûts. Mais c'est vrai que ce film prête vraiment à discussion et à débat !



bruno 25/08/2010 21:48


Ellen page est tout d'abord la révélation de "hard Candy"... je dirais qu'il ne faut pas s'y tromper... les personnages sont bien plus travaillé qu'il n'y parait, je l'ai vu au ciné deux fois en
deux jours et certaines choses m'ont sautées aux yeux la deuxième fois... je te conseillerais de te pencher un peu sur les personnages du touriste/Watanabe et du fil d'Ariane/Page... chaque Totem à
son importance... aussi, c'est curieux de ne pas voir celui du touriste pour peu qu'il en ait un... alors même qu'il n'est pas un habitué du rêve partagé... même chose pour le faussaire le seul
apte à modifier suffisamment le rêve pour ne pas être reconnu en tant que personne mais juste en tant qu'idée, il affiche l'idée d'une jeune femme, l'idée d'un vieil homme d'affaire, quand au
chimiste, le seul à ne pas plonger au delà du premier niveau, il est l'unique membre de l'équipe recruté via une autre personne pour l'équipe Cobb a choisit Ariane, elle a un Totem pour reconnaître
la réalité, il a choisit Arthur, même chose, il a un Totem mais le touriste est celui qui recrute... pas de Totem, le faussaire était indispensable pour le casse, il est le meilleur l'unique
peut-être, on ne peut donc pas parler de choix pour Cobb, il n'a pas de Totem. En même temps on se retrouve bien rapidement à mombasa, le repère du faussaire... on un besoin d'un faussaire et
hop!!!! on est devant une table de jeu... étrange, non? chimiste choisit par faussaire: pas de Totem... c'est curieux que ceux qui n'ont pas été choisit par Cobb n'aient pas besoin de connaître la
différence entre réalité et rêve partagé, tu ne trouves pas? Faudrait qu'on en parle un peu plus longuement, je te fais un coucou Malaïka... et te dis à bientôt...


akialam 25/08/2010 22:29



C'est vrai qu'il y a tant à dire. Il est clair que les personnages sont plus fouillés qu'il n'y paraît de prime abord, mais pour le spectateur lambda c'est peu évident. Bien sûr, pour les
habitués de l'analyse littéraire, il y a plein de choses, mais ce que je voulais dire par là, c'est que il y a peu de temps à consacrer en termes de temps à chaque personnage pour les voir se
développer sur la longueur. Mais effectivement, il y a plein d'élements ne serait-ce que dans leur construction, les noms, leur rôle, etc.


En tout cas on a l'air d'accord sur le fait que c'est un film monstrueux !


PS; sur le net, je suis plutôt Akialam. ;)