Extrêmement fort et incroyablement près ****

Publié le 5 Mars 2012

extremement-fort-et-incroyablement-pres.jpgDe Stephen Daldry

 

 

Oskar Schell a neuf ans. Il trouve extrêmement difficile de faire certaines choses : prendre l'ascenseur ou faire de la balancoire. Les ponts, les avions, les feux d'artifice, mais aussi les échafaudages, les plaques d'égout, les sacs sans propriétaire, les chaussures, les gens à moustache, la fumée, les noeuds, les gratte-ciel et les turbans provoquent en lui une véritable panique.

Lorsqu'il trouve une clé dans le vase du dressing de son père un an après la mort de ce dernier dans les attentats du 11-Septembre, Oskar se met en tête de découvrir la serrure à laquelle elle correspond ainsi que la signification du mot "Black" écrit au dos d'une enveloppe. Va-t-il enfin résoudre le mystère de la disparition de son père ? Il décide de rencontrer toutes les personnes qui s'appellent Black à New York, soit deux cent seize foyers...

 


 

Comment accepter la mort d'un proche ? Comment comprendre qu'il ait péri dans un attentat, presque par hasard ? Comment tourner la page quand on n'a même pas de corps à enterrer, de preuve tangible de cette mort ?

 

Ce sont toutes ces questions, et bien d'autres, qui sont évoquées dans ce film autour du jeune garçon qui en est le héros. Inconsolable depuis la mort de son père dans les attentats du 11 septembre, Oskar découvre une clé dans ses affaires. Persuadé que cette énigme a été créée à son intention, il décide de partir à la recherche de la serrure qu'elle ouvre. Seul lien tangible avec son père, résoudre ce mystère devient alors pour Oskar la seule façon de surmonter sa peine, et un sentiment de culpabilité qui le ronge. Le jeune garçon va donc suivre ce fil ténu qui le relie encore à son père et s'ouvrir au monde, car chacune des rencontres qu'il fait est unique.

 

Si le thème du deuil n'est pas nouveau, le rattachement au traumatisme collectif du 11 septembre le rend plus poignant car tous les spectateurs ont vécu en direct ce drame, ne serait-ce qu'à travers leur écran de télévision. Le lien de compassion entre le spectateur et le jeune Oskar se crée donc d'emblée, ce qui est une des grandes forces de ce film, outre la prestation impressionnante du jeune Thomas Horn, interprète principal. Les autres acteurs ne sont d'ailleurs pas en reste, avec une Sandra Bullock étonnamment au diapason et un Max Von Sydow en vieil homme muet tout à fait convaincant.

 

Un film sur le deuil, sans doute un peu naïf, peut-être un peu mielleux, mais tellement touchant !

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Joelle 17/03/2012 14:54

J'ai le roman qui m'attend dans ma PAL depuis des années ! Donc, il me reste quelques mois pour le lire avant de voir le film en DVD ;)

akialam 25/03/2012 23:26



Je n'ai pas encore lu le livre, mais je pense qu'il faudrait que je m'y mette...tellement de livres à découvrir, et si peu de temps...