Drive **

Publié le 28 Octobre 2011

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De Nicolas Winding Refn

 

Un jeune homme solitaire, « The Driver », conduit le jour à Hollywood pour le cinéma en tant que cascadeur et la nuit pour des truands. Ultra professionnel et peu bavard, il a son propre code de conduite. Jamais il n'a pris part aux crimes de ses employeurs autrement qu'en conduisant - et au volant, il est le meilleur !

Shannon, le manager qui lui décroche tous ses contrats, propose à Bernie Rose, un malfrat notoire, d'investir dans un véhicule pour que son poulain puisse affronter les circuits de stock-car professionnels. Celui-ci accepte mais impose son associé, Nino, dans le projet. C'est alors que la route du pilote croise celle d'Irene et de son jeune fils. Pour la première fois de sa vie, il n'est plus seul. Lorsque le mari d'Irene sort de prison et se retrouve enrôlé de force dans un braquage pour s'acquitter d'une dette, il décide pourtant de lui venir en aide. L'expédition tourne mal…

 

 

Voici qui est définitif, et on ne m'y reprendra pas jusqu'à la prochaine fois. Quand un film est interdit aux moins de 12 ans, je ne dois pas y aller. C'est inutile. J'ai une résistance à la violence qui frôle celle d'un gamin de 10 ans, donc. Je le sais depuis fort longtemps, mais parfois, je me laisse tenter lorsque la critique est excellente et que tous les spectateurs consultés (sans exception) m'assurent qu'il s'agit DU film à ne pas manquer. Après visionnage, je me demande si la réponse desdits spectateurs, à unanimité féminine, n'a pas plutôt à voir avec la présence d'un certain Ryan Gosling à l'écran. Moi je dis ça, je dis rien...

 

Toujours est-il que les premières minutes, le premier casse, la première course poursuite, le héros solitaire, classe, les moteurs qui ronronnent, l'esthétique années 80 très marquée, tant musicalement que par le graphisme du générique, à vrai dire, j'étais plutôt optimiste. Et puis, très vite, le soufflé retombe, et si on comprend très vite comment cette histoire va tourner, tout traîne en longueur, et les accès de violence sont pour moi proprement insupportables. On pourrait arguer que cette violence est d'autant plus impressionnante qu'elle inattendue, subite, et contraste de façon saisissante avec le calme et la gentillesse habituelle du personnage principal. Du point de vue dramatique, c'est vrai. De mon point de vue, ce n'était pas forcément nécessaire, justement parce que le contraste était justement déjà posé, et que la surenchère de sang (et encore, s'il n'y avait que du sang..) n'est qu'une façon pour le réalisateur de se faire plaisir, ou peut-être de rendre hommage à certaines séries B des années 80. Allez savoir. 

 

Les personnages n'ont rien de vraiment exceptionnel, et le jeu minimaliste, ce qui peut être une qualité ou un défaut, selon le point de vue de chacun, mais qui ici, ne m'aide pas à plaider en faveur du film. Si l'esthétique, la mise en scène est les textures d'image sont assez intéressantes pour qu'on les remarque et s'y arrête, elles ne suffisent pas,  seules, à créer une alchimie qui prenne, du moins de mon point de vue. Dommage.

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