Batman, le défi **

Publié le 21 Août 2011

batman-le-defi-tim-burton.jpgDe Tim Burton

 

Le Pingouin, enfant monstrueux qui a grandi dans un zoo, élevé par des palmipèdes, a voué sa vie d'adulte contrefait au Mal. Entouré d'une bande de truands déguisés en clowns, il rêve de détruire Gotham City. Il conclut un accord avec le milliardaire démoniaque Max Shreck, candidat aux élections municipales. Ce triste sire veut en réalité faire main basse sur les ressources énergétiques de la ville. Bruce Wayne, alias Batman, averti de leurs plans, surveille les deux hommes de près. Selina Kyle, la secrétaire de Shreck, est défenestrée pour avoir découvert les desseins de son patron. Sauvée par une bande de chats, elle se métamorphose en femme-chat, prénommée désormais Catwoman. D'abord associée au Pingouin pour abattre Batman, la féline créature se sent bientôt irrésistiblement attirée par l'homme chauve-souris...

 

J'ai été très déçue par ce film.  Dès les premières minutes, l'ambiance délicieusement gothique de Burton laisse présager un ambitieux mélange entre l'univers du maître et celui de l'homme chauve-souris. Hélas, très vite, le mélange s'avère indigeste car mal dosé. Si je suis une grande admiratrice du style Burton (les monstres, le burlesque, le gothique) et de ses monstres sensibles, je dois avouer qu'il est du coup dommage qu'il se soit attelé à Batman, dont l'univers sombre et fondamentalement pessimiste tolère mal le second degré.

 

En fait, il aurait fallu que Burton amène son style par touches, alors qu'ici, il a à l'inverse, conservé son univers à part entière et, accessoirement, y a plaqué des personnages qui provenaient d'un univers déjà bien  établi. Ce qui est réellement dommage, c'est que, s'il ne s'était pas agi de Batman, le film aurait sans doute passé pour une simple fantaisie délirante de Burton, à apprécier en tant que telle. Appliquée à Batman, elle devient tout simplement ridicule. Quel dommage !

Commenter cet article