Avant toi **

Publié le 21 Février 2013

Avant-toi Jojo-MoyesDe Jojo Moyes,

aux éditions Milady

 

Quand Lou apprend que le bar où elle est serveuse depuis des années, met la clé sous la porte, c’est la panique. En pleine crise, dans ce trou paumé de l’Angleterre, elle se démène pour dégoter un job qui lui permettra d’apporter à sa famille le soutien financier nécessaire. On lui propose un contrat de six mois pour tenir compagnie à un handicapé. C’est alors que la jeune femme découvre Will, un jeune tétraplégique qui rêve de mettre fin à ses jours. Lou n’a que quelques mois pour le faire changer d’avis.

 

 

 

Voici un ouvrage qui a parait-il cartonné au Royaume-Uni. A vrai dire, j'ai très vite trouvé un air de déjà vu à cette histoire, mais sans doute le succès récent d'Intouchables en France y est-il pour quelque chose.

 

Au delà de cette impression, j'ai été de toutes façons vraiment déçue par l'ouvrage dans son ensemble, le récit étant largement prévisible. Bien plus, [attention spoiler] la fin semble avoir été simplement fabriquée dans une tonalité différente, comme si on avait voulu surprendre le lecteur à tout prix, quitte à sacrifier la cohérence de l'ensemble.

 

Je ne me suis pas vraiment attachée aux personnages, et particulièrement à celui de Lou, que j'ai trouvé insipide, voire franchement niais. L'écriture, quant à elle, est simple, plutôt fluide, mais n'a pas grand intérêt en elle-même. Hormis une réflexion que l'on sent poindre sur le handicap, sur le regard des autres et de la société, et qui d'ailleurs aurait mérité de revêtir une importance plus grande, aucun autre élément ne vient selon moi sauver cet ouvrage de la vacuité absolue.

 

Une romance qui m'a profondément ennuyée. Sans doute plaira-t-il à d'autres lectrices, mais je n'y ai trouvé de mon côté ni émotion, ni surprise, ni quoi que ce soit réellement à même d'y éveiller mon intérêt.

 

 

Babelio masse critique

Je voulais sincèrement compatir à sa douleur. Lorsque je le voyais assis devant sa fenêtre à contempler le lointain devant lui, il me renvoyait l'image d'une tristesse infinie. J'ai fini par comprendre au fil des jours que, en plus d'être coincé dans son fauteuil et d'avoir perdu toute autonomie physique, l'interminable litanie des problèmes du corps, des risques, des gênes et de la perte de dignité rendait sa vie insupportable. A sa place, je serais moi aussi terriblement malheureuse.

Seulement, il ne me faisait pas de cadeau... quoi que je dise, il trouvait une remarque acerbe à me faire. Quand je lui demandais s'il n'avait pas froid, il me rétorquait qu'il me sonnerait s'il avait besoin d'une autre couverture. Et si je m'inquiétais de savoir si l'aspirateur ne le dérangeait pas, il me demandait si d'aventure j'avais mis au point un système pour le faire fonctionner sans bruit. Lorsque je le faisais manger, il se plaignait de la température de la nourriture, toujours trop chaude ou trop froide. Il protestait aussi en disant que je présentais une nouvelle bouchée avant même qu'il ait avalé la précédente. Il avait le don de tourner tout ce que je pouvais dire ou faire de telle sorte que je passais pour une idiote.

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MyaRosa 21/04/2013 22:13

Ah oui, tu n'as vraiment pas du tout aimé... Je pense en effet qu'il n'y a pas de demi mesure, soit on adore, soit on déteste ce livre. ;)

Valérie 15/03/2013 12:20

Ah chouette. Lu il y a un certain temps, je n'ai pas encore publié mon billet, attendant que d'autres avis négatifs arrivent. Ouf!

akialam 29/03/2013 16:41



Il y a toujours des gens du côté obscur de la critique :p


 



Edelwe 14/03/2013 20:26

Vu ton avis, je passe!

akialam 29/03/2013 16:40



je ne voudrais pas l'imposer à tout le monde... :p



Mrsb 12/03/2013 09:43

Une grosse déception pour moi et je n'ai ressenti aucune compassion. Ma critique le 22/03 !

akialam 12/03/2013 10:24



J'ai trouvé bien plus de critiques positives que négatives, et je me sentais un peu seule. Et bien non, a priori :)