C.R.A.Z.Y. ***

Publié le 17 Juillet 2009

C.R.A.Z.Y. , de Jean-Marc Vallée

Genre: Drame
Lieu et époque: Canada, années 60 à 80

Voici un film dont je n'attendais rien. La seule idée que j'en avais était qu'il traitait de l'homosexualité et qu'il s'agissait d'une famille canadienne. Au départ, il est parfois difficile de comprendre certains dialogues, de par l'accent et l'emploi régulier d'expressions anglaises. On a beau parler la langue de Shakespeare, le mélange n'en est pas moins déconcertant. Et puis, peu à peu, l'oreille s'habitue, et on plonge dans l'histoire de cette famille presque comme les autres, où naît le petit Zac. Dès sa naissance, un 25 décembre, le petit garçon est considéré comme "spécial", après tout, n'est-il pas né le même jour que le Christ? Peu à peu, d'autres "dons" semblent se dessiner, mais la particularité de leur fils n'est pas de celles que ses parents veulent bien lui accorder. Ce film évoque avec sensibilité les hésitations d'un fils à s'accepter, à trouver sa place dans une famille, dans une société où ses penchants jettent l'opprobre sur ses parents. Ce film révèle Marc André Grondin  le comédien interprétant Zac, qui excelle dans ce rôle pourtant complexe.


Résumé:
25 décembre 1960 : Zachary Beaulieu vient au monde, quatrième d'une famille de cinq garçons. Famille de banlieue sans histoire avec une mère aimante et un père un peu bourru, mais fier de ses garçons. Le début d'une belle enfance, où se succèdent les Noël et les anniversaires avec l'éternel solo du père Beaulieu chantant Aznavour, Emmène-moi au bout de la terre, les séances de lavage de voiture en plein air et les visites au casse-croûte pour Zac, le chouchou de son père pour une fois.
De 1960 à 1980, entouré de ses frères, de Pink Floyd et des Rolling Stones, entre les promenades en moto pour impressionner les filles, les pétards fumés en cachette, les petites et grandes disputes et, surtout, un père qu'il cherche désespérément à retrouver, Zac nous raconte son histoire. Dans la musique et la révolte, avec humour aussi, jusqu'à un voyage mystique à Jérusalem, "au bout de la terre" comme chantait son père, où peut-être si loin, réussira-t-il à le retrouver, enfin…
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Anjelica 27/08/2009 19:26

j'avais beaucoup aimé ce film et je ne me rappelle pas de difficultés de langage. Par contre, je me rappelle bien du père qui a chaque réunion familiale met sa chanson préférée d'Aznavour en disant 'à la demande générale'. :)

LN 24/07/2009 12:25

Ce film est vraiment excellent! Il faut le voir absolument! La BO est géniale aussi :-)

Edelwe 23/07/2009 22:28

J'ai envie de le voir depuis un bon moment. Tu me donnes envie de m'y mettre.