Blanc chemin ***

Publié le 15 Juin 2009

Blanc chemin, de Viviane Moore

Genre: Historique, policier
Lieu et époque: chemin de St Jacques de Compostelle, 12e siècle.

Nous voilà sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle en compagnie du chevalier Galeran de Lesneven (découvert dans Bleu Sang, Noir Roman et Rouge Sombre), à la poursuite d'un tueur en série.
Ce que j'aime surtout dans ces ouvrages, c'est la précision des détails historiques et de la vie quotidienne de l'époque, tant dans l'habillement que dans les moeurs. Je ne suis bien sûr pas spécialiste du moyen âge, mais j'en connais assez pour mesurer la qualité de la recherche de fond. Et un roman policier historique aussi foisonnant de détails, c'est assez rare pour l'apprécier quand on en lit un. C'est d'ailleurs, à mon sens, la plus grande qualité de cette série de livres, davantage sans doute que l'intrigue en elle-même et sa résolution. Et, cerise sur le gâteau, on retrouve comme toujours quelques recettes médiévales à la fin de l'ouvrage ! De quoi prolonger le plaisir de la lecture par celui, plus convivial, d'un bon repas "à la manière de". 


4e de couverture :
La Mauresque l'a prédit: "prends garde à toi, chevalier! Tu marcheras sur un blanc chemin et les étoiles dans le ciel seront tachées de sang! Souviens-toi..."
Les cloches de la grand-messe pascale résonnent encore que quelques milliers de pèlerins quittent la bonne ville du Puy pour cheminer vers St Jacques de Compostelle.
Entre chien et loup, comme les démons auxquels il ressemble, l'assassin frappe une première fois, puis une seconde, puis...
Se mêlant aux Jacquets, le chevalier Galeran de Lesneven se lance sur sa piste, ne pouvant imaginer ce qui l'attend au bout de ce singulier pèlerinage...

Extrait:
- Bien le bonjour, c'est quoi pour votre service, la belle?
- Je ne suis pas la belle, tavernier, mais la Farouche. Nous venons de la part du sieur d'Apchon, qui nous a retenu gîte et couvert en  ta maison.
Tout en essayant d'apercevoir le visage caché par la capuche, le tenancier rétorqua en se grattant le menton:
- Mais c'est que tout est plein. Même si je le voulais je ne pourrais vous loger.
Bruna fit celle qui n'avait pas entendu et le questionna d'un ton peu amène:
- Le sieur d'Apchon tu le connais pas, l'aubergiste ?
- Oui-da. Je le connais, hésita l'autre.
- Tout le monde sait qu'il n'a pas le caractère patient. Mais sais-tu qu'il n'y a pas si longtemps, c'était à la Noël, un de ses vassaux s'est moqué de son cheval ? Pauvre homme, il n'avait pas fini de rire qu'il avait déjà le coutel de mon maître enfoncé dans la gorge. Et c'était un de ses amis, alors toi!
L'homme demeura coi. Bruna le questionna à nouveau:
- Et maintenant, que me disais-tu au sujet de notre gîte ?
L'aubergiste hochait la tête et ne disait mot, réfléchissant à ce qu'il pouvait faire. Il avait loué la chambre à deux autres pèlerins pensant se mettre deux fois l'argent dans la poche.
- Est-ce que le seigneur d'Apchon t'a demandé de nous loger, oui ou non ? s'impatienta la Farouche.
_ Oui-da, il l'a fait.
- A-t-il payé, oui ou non ?
- Oui.
- Alors conduis-nous de suite, ma maîtresse est fatiguée.
- Eh bien, il vous faut attendre un peu car j'ai pensé qu'il vous serait agréable de loger en ma chambrée, c'est la plus confortable. En attendant qu'on y mette une seconde paillasse, je vais vous faire porter du vin chaud, grommela l'aubergiste.
-Voilà qui est mieux, dit Bruna, avec un mince sourire.


 
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Edelwe 24/06/2009 10:44

J'aime beaucoup les policiers historiques. Je note. Sur le moyen-âge je te conseille Magdalen la bâtarde.

akialam 24/06/2009 17:28


C'est noté !


alain Destrieux 23/06/2009 21:09

Ah Saint Jacques !