Chroniques de San Francisco **

Publié le 25 Avril 2009

Chroniques de San Francisco
de Armistead Maupin


Genre: Roman
Lieu et époque: San francisco, années 70

Alors qu'on m'avait conseillé cet ouvrage avec un enthousiasme non feint, j'ai le regret d'avouer qu'il m'a profondément ennuyé. Tout d'abord, les personnages sont un peu nombreux, tant qu'on s'y perd. Ensuite, le côté provoc' à coup d'homosexualité et de pétards, c'est un peu démodé. Quant à la fin, elle tombe tellement comme un cheveu sur la soupe que c'en est à désespérer. Quelle logique suit donc l'auteur ? Les personnages sont trop caricaturaux, et même si la sympathie de l'auteur à leur égard est incontestable, il n'arrive pas à la transmettre au lecteur qui, noyé dans l'histoire et le grouillement des situations, peine à trouver à une cohérence dans cet ouvrage. Finalement, plus que de l'ennui, c'est de l'agacement qu'il m'a inspiré. 

4e de couverture :
Les seventies sont sur le déclin, mais San Francisco, la fureur au cœur et au corps, vibre encore d'une énergie contestataire. La libération sexuelle est consommée et s'affiche dans les rues aux couleurs d'enseignes et de néons tapageurs. Tout droit venue de Cleveland, Mary Ann Singleton, vingt-cinq ans, emprunte pour la première fois les pentes du « beau volcan ». Elle plante son camp au 28 Barbary Lane, un refuge pour « chats errants ». Logeuse compréhensive et libérale, Mme Madrigal règne en matriarche sur le vieux bâtiment qui abrite une poignée de célibataires : Mona, rédactrice publicitaire, son colocataire Michael, chômeur et disciple de « l'amour interdit » et le beau Brian Hawkins, coureur de jupons insatiable. Les héros de cette tribu enchantée ont fait le bonheur de millions de lecteurs dans le monde entier, au fil des six volumes de cette saga.

Extrait:
Après le dîner, en allant aux toilettes, Mary Ann s'attarda dans la chambre à coucher de la logeuse. Sur le buffet reposait une photo dans un cadre d'argent.
Un jeune homme, en uniforme de soldat, debout à côté d'une voiture des années 40. Il était assez beau, même s'il portait son uniforme avec gaucherie.
- Comme tu le vois, la vieille dame a un passé.
Mme Madrigal se tenait dans l'embrasure de la porte.
-Oh... je fouine, n'est-ce pas? s'excusa mary Ann.
Mme Madrigal sourit.
- J'espère que ça veut dire qu'on est amies.
- Je...
Mary Ann, gênée, se tourna vers la photo.
- Il est très séduisant. C'est M. Madrigal ?  s'enquit-elle.
La logeuse secoua la tête.
- Il n'y a jamais eu de M. Madrigal.
- Ah bon. Je vois.
- Non, tu ne vois pas. Tu ne pourrais pas. Madrigal est... un nom d'emprunt, comme on dit dans les polars. J'ai commencé une nouvelle vie il y a environ douze ans, et l'ancien nom est la première chose dont je me suis débarassée.
- Et c'était quoi?
- Je t'en prie. Si j'avais voulu que tu le connaisses, je ne l'aurais pas changé.
- Mais...
- Pourquoi "madame", c'est ça ?
- Oui.
- Les veuves et les divorcées sont moins... comment dit Mona encore ?... importunées. On nous importune moins que les célibataires? Je crois que tu as dû le découvrir par toi-même.
-Importunée, moi ? Je n'ai même oas reçu le moindre petit coup de téléphone obscène depuis que je suis à San Francisco. Franchement, cela me plairait d'être importunée un peu plus souvent.
- La ville regorge de jeunes hommes charmants.
- Charmants les uns envers les autres.
Mme Madrigal pouffa de rire.
- C'est vrai qu'il y a beaucoup de ça.

Commenter cet article

Sourifleur 29/12/2009 14:24


J'ai lu toute la série et j'ai trouvé ça amusant, et très léger. Juste un agréable passe-temps, sans plus, pour moi.


Frederique 27/05/2009 08:20

Sans doute que ça correspond moins à l'aire du temps. J'ai du lire les 3 premiers tomes à l'époque de sa sortie et je m'atais bien amusée. Par contre je n'en a pas beaucoup de souvenirs juste des impressions

Edelwe 26/05/2009 21:25

Comme tu as pu le voir, je suis tout à fait d'accord avec toi!