la nuit du renard ***

Publié le 11 Avril 2009

La nuit du renard, de Mary Higgins Clark

Genre: Thriller
Lieu et époque: New York, années 80.

Beaucoup de suspense, dans cet ouvrage, sans doute pas autant que ne l'annonce la quatrième de couverture, mais tout de même. Bien qu'on devine assez vite un certain nombre de choses, d'autres restent dans l'ombre jusqu'au bout, et ne nombreux "faux espoirs" trop évidents sont balayés. Car l'auteur le sait,  les indices trop évidents sont repérés par le lecteur, et elle joue avec. Il serait trop facile qu'un indice, par une heureuse coïncidence soit découvert tout de suite,non, il est beaucoup plus stressant pour le lecteur de le voir se balader sous le nez des personnages, si près d'eux... on a envie de leur dire, "là!". Mary Higgins Clark joue avec les nerfs de ses personnages et de ses lecteurs. Un best-seller qui remplit tout à fait son cahier des charges.

4e de couverture
:

La Nuit du renard... Un  de ces livres à suspense qu'il n'est pas question de poser avant d'être arrivé à la dernière page! On est tenté, parfois, de regarder comment il finit pour pouvoir supporter la palpitante angoisse de tous ses rebondissements. Cependant l'on suit pas à pas, dans leurs cheminements périlleux ou inquiétants, des personnages attachants auxquels on croit de la façon la plus absolue.

Extrait
:

Sortant sa carte d'abonnement, il traversa rapidement la gare. Il avait cinq minutes avant le départ de train et il voulait téléphoner chez lui pour prévenir Sharon qu'il prenait bien le train de dix-neuf heures trente.
Il eut un geste de lassitude. Ne te raconte pas d'histoires, pensa-t-il. Tu as simplement envie de lui parler, de t'assurer qu'elle n'a pas changé d'avis et qu'elle est bien là." Il entra dans une cabine téléphonique. Il n'avait pas assez de monnaie et appela en P.C.V.
Le téléphone sonna une fois...deux...trois fois.
La téléphoniste intervint. "je fais votre numéro mais ça ne répond pas.
- Il y a sûrement quelqu'un. Essayez encore, s'il vous plaît.
- Bien, monsieur."
La sonnerie continua, harcelante. A la cinquième fois, la téléphoniste revint en ligne. ça ne répond toujours pas, monsieur. Voulez-vous rappeler plus tard ?
- Mademoiselle, soyez gentille de vérifier le numéro. Etes-vous certaine d'avoir fait le 203 565 1313 ?
- Je vais le composer encore une fois, monsieur."
Steve contemplait l'appareil dans sa main. Où pouvaient-ils donc être ? Si Sharon n'était pas venue, les Lufts avaient peut-être demandé aux Perry de garder Neil.
Non. Sharon lui aurait téléphoné si elle avait décidé de ne pas venir chez lui. A moins que Neil n'ait eu une nouvelle crise d'asthme...et s'il avait fallu le transporter d'urgence à l'hôpital ?
Cela n'aurait rien d'étonnant s'il avait entendu parler de l'exécution de Thompson à l'école.
Neil avait des cauchemars de plus en plus fréquents ces temps-ci.
Il était 19h29. Le train partait dans une minute. Il le manquerait s'il se mettait à téléphoner au docteur, à l'hôpital ou aux Perry, et devrait attendre quarante-cinq minutes avant le prochain.
La ligne était peut-être en dérangement à cause du mauvais temps. On ne s'en aprecevait pas tout de suite, parfois.
Steve composa le numéro des Perry, puis changea d'idée. Il raccrocha, traversa la gare au pas de course. Dévalant quatre à quatre les escaliers qui menaient au quai, il monta dans le train au moment où les portes se refermaient.

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Nicolas 08/07/2009 22:08

Probablement le meilleur "MHC". Un suspense à couper le souffle. J'avais bien aimé d'elle La maison du guet et La clinique du Docteur H.

calypso 22/05/2009 08:37

J'ai eu ma période Mary Higgins Clark, et même si je ne me souviens pas précisément de l'histoire de La nuit du renard, je suis certaine que j'avais apprécié.