Le pays sans Adultes *****

Publié le 8 Décembre 2008

Le pays sans adultes de Ondine Khayat

Genre: roman, drame
Lieu et époque : Paris, époque actuelle

Un livre passionnant et prenant, dès les premières pages. Dans un mélange de naïveté enfantine et de lucidité adulte,  le lecteur est entraîné dans l'enfer des enfants battus et plus largement des enfants broyés par la vie.  A 
travers le regard de Slimane, de ses réflexions, de ses peurs et de ses espoirs, Ondine Khayat nous livre un récit réaliste et pourtant non dénué de poésie, très marquant, et qu'on n'a pas envie de lâcher avant d'arriver au bout. A découvrir absolument.

4e de couverture:
J'ai onze ans, et je vis dans une famille complètement tordue. Heureusement qu'il y a mon frère Maxence. Lui c'est mon manuel de savoir-survivre. Le soir, on ferme nos oreilles à double tour, pour ne plus entendre les cris de nos parents qui se disputent.
Croyez-moi sur parole, la vie, c'est pas pour les enfants.
Maxence a préféré partir au pays sans adultes. Moi j'ai voulu le rejoindre, mais je me suis trompé de chemin. Avec mes nouveaux amis, Valentine et Hugo, on a beaucoup discuté et on s'est fait une promesse: quand on sera grands, on prendra tous les enfants malheureux dans nos filets, et on ne les relâchera que quand ils sauront vraiment nager. Promis, juré.

Extrait:
Le Démon tape sans s'arrêter. Il tape sur tout ce qui se trouve à portée de sa main. Même ma lampe en forme de lune reçoit un coup et tombe par terre. Elle gît sur le sol, blessée, juste à côté de maman, qui a du sang plein les cheveux. Pas de chance, hier elle avait fait sa couleur. Elle était bien blonde, comme elle aime. Elle ressemblait à un ange. Un ange un peu trash, c'est vrai, mais là, tout est à refaire. L'ange s'est fait massacrer. Je reçois un dernier coup de pied. On retient tous notre respiration. Pourvu qu'il s'en aille, qu'il en ait assez de nous saccager. Pourvu qu'il soit fatigué, même un petit peu. Avec tout ce qu'il fume, normalement, il devrait même pas avoir la force de nous frapper aussi souvent. Sur ses paquets de cigarettes, il y a écrit "Fumer Tue". Si seulement ça pouvait être vrai ! Mais il fume au moins un paquet par jour et il frappe pendant des heures sans même être essoufflé.

Merci à
http://www.chez-les-filles.com/
qui m'a permis de découvrir ce livre !
Commenter cet article

Crapouillaud 09/03/2009 19:36

Juste après l'avoir lu, j'étais vraiment enthousiaste. Mais avec le temps, je trouve qu'il ne me reste pas un souvenir vraiment poignant de ce roman, agréable à lire tout de même...

pom' 04/02/2009 10:50

je vais le reservé à la biblio