L'erreur est humaine ****

Publié le 16 Novembre 2008

L'erreur est humaine, de Woody Allen

Genre: Recueil de nouvelles comiques
Lieu et époque: Etats-Unis, époque actuelle

Vous le savez sans doute déjà, j'aime beaucoup les films de Woody Allen. C'est pourquoi son ouvrage m'avait fait de l'oeil à plusieurs reprises lors de mes (fréquentes) incursions en librairie. Résistant à chaque fois avec un courage héroïque et la pensée émue de mon maigre compte en banque, j'ai tout de même fini par craquer à l'occasion d'un TGV Brest-Paris dont les 4h30 me paraissaient trop longues pour les passer seule. Je me suis régalée! Les nouvelles sont décalées et décrit avec beaucoup d'humour des situations souvent incongrues. On y retrouve ses personnages préférés de la bourgeoisie New-Yorkaise, mais aussi celui de l'écrivain fauché,image miroir de lui-même. Les personnages sont cyniques voire absurdes et font de n'importe quelle situation un cauchemar. Très drôle, il y a dans cet ouvrage de quoi passer une bonne soirée en cas de déprime.

4e de couverture:

Woody Allen mêle le ridicule à l'invraisemblable sans oublier d'y mettre une pincée d'acide. Il renoue avec un sens du décalage, de la dérision et de l'absurde qui rappelle l'esprit de ses premiers films. Avec, comme toujours, des dialogues à hurler de rire.

Extrait:
Lorsque Boris Ivanovitch ouvrit la lettre et la lut à sa femme Anna, tous deux blêmirent. Mischa, leur fils de trois ans, n'était pas admis dans la meilleure école maternelle de Manhattan.
"Ce n'est pas possible! s'exclama Boris Ivanovitch, consterné.
- Non, non - ce doit être une erreur, renchérit sa femme. Après tout, c'est un garçon brillant, agréable, sociable, à l'aise à l'oral, qui se débrouille correctement en coloriage et maîtrise bien Monsieur Patate."
Boris Ivanovitch s'était tu, il était perdu dans ses rêveries. Comment pourrait-il se présenter devant ses collègues de Bear Stearns alors que le petit Mischa avait échoué à l'entrée d'une grande école maternelle. Il entendait déjà Siminov lui asséner d'une voix moqueuse:
"tu ne sais pas t'y prendre, tu dois absolument faire jouer tes contacts. Il ne faut pas hésiter à glisser quelques billets ici et là. Quel ballot tu fais Boris Ivanovitch.
- Non, non, ce n'est pas ça, s'entendait protester Boris Ivanovitch. J'ai arrosé tout le monde, de la directrice aux laveurs de carreaux. Et ils ont quand même refusé mon fils.
- Est-ce qu'il s'en est bien sorti à l'entretien ? Lui demanderait Siminov.
- Oui, répondrait Boris, même s'il a eu quelques difficultés à empiler les cubes...
- Ah: moyen en jeux de construction, ferait Siminov avec dédain. C'est signe de sérieuses difficultés au plan émotionnel. Qui voudrait d'un benêt incapable de construire un château fort?.

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Constance 36 11/12/2008 21:13

L'extrait que tu cites donne vraiment envie...