Vendredi 7 novembre 2008
Le chemin des sortilèges, de Nathalie Rheims

Genre: Drame
Lieu et époque: indéterminés

Etant peu versée dans les sciences de la psychologie et de la psychanalyse, j'ai eu du mal à rentrer dans cet ouvrage, qui m'apparaissait de plus en plus obscur à mesure que je progressais. Il me semblait reconnaître à chaque instant des références (complexe d'Oedipe, psychanalyse des contes de fées...) sans vraiment comprendre leur sens dans l'histoire. Puis, peu à peu, je me suis laissée guider par le roman en admettant que je ne comprendrais pas tout, et bizarrement, j'ai mieux compris à partir de ce moment là. Au final, on a donc un ouvrage probablement complexe, mais qui peut s'aborder avec une compréhension simple, sans avoir recours à la psychanalyse, juste en suivant cette femme perdue, cette enfant adultère cherchant à se reconstruire, à surmonter des deuils, à s'accepter. J'ai été un peu déçue, je pense que j'aurais sûrement dû aborder le récit plus simplement dès le début pour l'apprécier pleinement, celà étant, cet ouvrage n'en reste pas moins surprenant à de nombreux égards, et la fin, bien que relativement prévisible, fait mouche.

4e de couverture:

Un jour, il est parti. Lui qui l’avait vue naître et accompagnée depuis toujours, il s’est retiré dans la solitude.

Dix ans plus tard, elle retrouve sa trace et le rejoint pour comprendre ce qui s’est passé. Dans une maison aux apparences trompeuses commence un huis clos où les cauchemars se confondent avec le réel.

Les souvenirs ressurgissent à travers les contes de fées qu’une main invisible dépose chaque soir à son chevet. De l’éveil de La Belle au bois dormant au crépuscule de La Petite Marchande d’allumettes, elle franchit les étapes d’une étrange initiation qui la mène à un secret bouleversant. Aura-t-elle la force d’aller au bout de la vérité, de sa vérité ?

Le Chemin des sortilèges est le dixième livre de Nathalie Rheims.


Extrait:

Je regardai mon doigt. Il ne saignait plus. Je ressentis une douleur sourde et une chaleur intense; j'eus l'impression que j'allais m'évanouir. Je fus pris de vertige.

Tout, dans la pièce, se déformait, se tordait, agité par une force invisible. Je crus entendre un murmure, une voix étouffée qui chuchotait des mots dont je ne comprenais pas le sens. Ce qui était inerte prenait corps, mais un corps inconnu.

J'avais la certitude que quelqu'un était là, et qu'il me cherchait. Cette présence fantomatique aurait pu être terrifiante. Pourtant, je n'avais pas peur. Ce n'était pas un fantôme qui venait me hanter. Il n'avait pas l'épaisseur d'une vie. C'était autre chose, une absence plutôt qu'une présence, une réalité irréelle, comme un être qui n'aurait pas été.

L'air devint glacial. Je regardai mon doigt; à l'endroit de la piqûre, la plaie s'était refermée. Tout retomba. La branche du cèdre s'était repliée. Chaque objet était revenu à sa place. Je m'allongeai sur le lit et, telle la Belle, je sombrai. 



Merci à
http://www.chez-les-filles.com/
qui m'a permis de découvrir ce livre !

Par akialam - Publié dans : Livres
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