La
Regenta, de Leopoldo Alas Clarín
Genre: Drame
Lieu et époque: Vetusta, 19e siècle
Un grand merci tout d'abord à Ana, qui m'a offert ce livre en version originale, dont nous avions discuté quelques semaines auparavant et que je lui avais avoué
ne pas connaître, bien qu'il comptât parmi les classiques de la littérature espagnole. J'ai mis quelque temps à rentrer dans l'ouvrage, notamment à cause du langage du XIXe espagnol, qui malgré
mon quasi bilinguisme dans la langue de Cervantès, m'a demandé un peu plus de concentration que d'ordinaire. Deux mois plus tard, me voilà conquise. Certes, il m'a fallu du temps pour venir à
bout de ce pavé de 950 pages, mais c'est surtout par manque d'aménagement de temps de lecture. Il s'agit donc d'un roman aux multiples facettes, tantôt comique, tantôt dénoncant l'hypocrisie, le
plus souvent roman psychologique. Et l'on suit avec attention, avec impatience même, l'évolution de Ana Ozores, sa lutte contre elle-même et contre ses émotions toujours extrêmes, dans sa quête
de la vertu ou tout simplement de la mesure, mais Ana se sait pas faire les choses à moitié... Le lecteur l'accompagne donc, souhaitant parfois, peu charitablement, sa chute. Aucun ennui malgré
le nombre de pages, un suspense étonnant pour un roman de ce type, des personnages hauts en couleurs, un livre à lire !
Résumé et traduction :
Publicada en 1884 y comparable a cualquiera de las grandes
novelas del siglo XIX, La Regenta justificaría por sí sola el lugar privilegiado que se asigna a Leopoldo Alas Clarín (1852-1901), en la historia de nuestras letras como uno de los grandes
narradores de la literatura castellana de todos los tiempos. Dominada por un poderoso motivo central -la pasión sacrílega de Fermín de Pas por Ana Ozores de Quintanar-, la compleja trama
argumental, en la que se cruzan niveles narrativos, ambientes sociales y conflictos interpersonales diferentes, se imbrica en la urdimbre de fondo que constituye la vida de una ciudad provinciana
española («Vetusta» no es sino la trasposición literaria de Oviedo) en el último tercio del siglo xix.
Publiée en 1884 et comparable à n'importe lequel des grands romans du XIXe siècle, La Regenta justifierait à elle seule la place privilégiée que l'on assigne à Leopoldo Alas Clarin
(1852-1901) dans l'histoire des lettres espagnoles, où il apparaît comme un des grands narrateurs toutes époques confondues. Dominée par un puissant motif central - la passion sacrilège de Fermin
De Pas pour Ana Ozores de Quintanar - la complexe trame argumentaire, où se croisent différents niveaux de narration, ambiances sociales et conflits interpersonnels , s'imbrique dans la toile de
fond que constitue la vie d'une ville de province espagnole ("Vestusta" n'est autre que la transposition littéraire de Oviedo) dans le dernier tiers du XIXe siècle.
par akialam
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