Exposition Marie-Antoinette ****

Publié le 26 Juin 2008

Exposition Marie-Antoinette,
aux Galeries nationales du grand Palais
Du 15 mars au 30 juin 2008

Vous vous en souvenez peut-être, il y a presque un an, j'avais eu un coup de coeur pour la biographie de Marie-Antoinette par Stefan Zweig. Toute à mon émerveillement devant un tel ouvrage, je l'avais chaudement recommandé à ma soeurette qui à ma grande surprise, avait suivi mon conseil. Un livre pourtant long et sûrement ardu pour une jeune fille de 14 ans ! C'est donc bien évidemment avec enthousiasme que nous avions accueilli l'annonce de l'exposition Marie-Antoinette au grand Palais. Mois après mois, nous renouvelions notre souhait d'y aller ensemble, sans pour autant fixer une date. C'est finalement l'affiche annonçant "derniers jours" qui a créé l'électrochoc, tant il était hors de question que nous manquiions cette exposition. In extremis, donc, nous avons pu la visiter.

L'organisation de l'exposition est très claire, et permet au visiteur de bien se repérer. Ainsi, elle est composée de trois parties : l'enfance en Autriche et l'éducation de la jeune princesse puis les premières années de son mariage; les fastes du petit Trianon et la montée des soupçons à l'égard de "l'Autrichienne" avec notamment la fameuse affaire du collier; et enfin les dernières années depuis la marche du peuple sur Versailles jusqu'à sa décapitation en octobre 1793.

C'est donc avec émotion que nous avons découvert tous ces objets ayant appartenu à celle surnommée "Madame Déficit" par ses détracteurs. Les écrits, particulièrement, sont les plus chargés de sens, comme le registre de mariage, où le couple encore princier avait apposé sa signature, ou encore les lettres de la jeune dauphine à sa mère. Nous connaissions déjà beaucoup d'éléments après avoir lu la biographie, et nous les découvrions concrets, sous nos yeux émus. Un grand moment fut la lecture de la dernière lettre de la reine déchue, adressée à sa soeur la veille de sa mort. "C'est à vous, ma soeur que j'écris pour la dernière fois"... Retranscrite dans son intégralité dans l'ouvrage de Zweig, nous avons été très surprises de la compter parmi l'exposition, puisque toutes deux pensions que cette lettre avait disparu et que seule des copies en étaient conservées. Il est étonnant de se dire que ce morceau d'Histoire était vraiment là, sous nos yeux...

Instructive, agréable et émouvante, tous les ingrédients sont donc réunis pour une exposition qui ne peut laisser indifférent le visiteur tant le personnage de Marie-Antoinette, martyr pour les uns, traîtresse pour les autres, est complexe. Un moyen d'approcher cette complexité et surtout, un grand moment d'Histoire à travers le destin exceptionnel d'une reine déchue.



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