Je l'aimais ***

Publié le 25 Mai 2008

Je l'aimais, d'Anna Gavalda

Genre: Roman
Lieu et époque : époque actuelle, France.

Une histoire simple, presque banale. Un homme abandonne sa femme, un autre se confie.  Et  sous l'apparente banalité de cette trame, des personnages se dessinent, attachants jusque dans leurs moments de révolte, de colère, attachants car très humains. Ce n'est que le deuxième livre de Gavalda que je lis, et pour le moment, (ça a l'air d'une constante) c'est cette caractéristique qui fait tout le charme de ses personnages, où les plus durs sont souvent les plus fragiles... Un bel ouvrage, une belle histoire.

4e de couverture:
«On biaise, on s'arrange, on a notre petite lâcheté dans les pattes comme un animal familier. On la caresse, on la dresse, on s'y attache. C'est la vie. Il y a les courageux et puis ceux qui s'accommodent. C'est tellement moins fatigant de s'accommoder...» A-t-on le droit de tout quitter, femme et enfants, simplement parce que l'on se rend compte - un peu tard - que l'on s'est peut-être trompé? Adrien est parti. Chloé et leurs deux filles sont sous le choc. Le père d'Adrien apporte à la jeune femme son réconfort. À sa manière: plutôt que d'accabler son fils, il semble lui porter une certaine admiration. Son geste est égoïste, certes, mais courageux. Lui n'en a pas été capable. Tout au long d'une émouvante confidence, il raconte à sa belle-fille comment, jadis, en voulant lâchement préserver sa vie, il a tout gâché.

Extrait:

Après leurs nuggets, les filles ont joué dans une espèce de cage remplie de boules multicolores. Un jeune homme leur avait demandé d'enlever leurs chaussures et je tenais à la main les monstrueuses baskets "You're a Barbie girl" de Lucie sur mes genoux.
Le pire, c'était cet espèce de talon compensé transparent...
- Comment avez-vous pu acheter des horreurs pareilles?
- ça luifait tellement plaisir... J'essaie de ne pas refaire les mêmes erreurs avec la nouvelle génération...Tu vois c'est comme cet endroit...Jamais je ne serais venu ici avec Christine et Adrien si ça avait été possible il y a trente ans. Jamais ! Et Pourquoi, me dis-je aujourd'hui, pourquoi les avoir privés de ce genre de plaisir ? Qu'est-ce que ça m'aurait coûté après tout ? Un mauvais quart d'heure? Qu'est-ce qu'un mauvais quart d'heure comparé aux visages écarlates de tes gamines ?
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BlueGrey 24/06/2008 18:07

Personnellement j'ai trouvé que ce livre manquait de profondeur. Mais j'ai bien aimé le personnage du beau-père, surtout quand il laisse tomber le masque de "vieux con" autoritaire et hautain !