La mégère apprivoisée,
mise en scène de Oskaras Oskaras Korsunovas,
d'après l'oeuvre de William Shakespeare
Genre: Comédie
Mon premier Shakespeare au théâtre! Celà fait des années que je suis une grande admiratrice
du maître qui compte parmi mes auteurs préférés. C'est dire avec quelle impatience je me suis rendue à ce spectacle, réservé trois mois à l'avance pour notre première sortie à la comédie
française avec ma soeurette. Et quelle déception ! Non à cause de la pièce en elle-même, dont les mots sont toujours aussi savoureux, mais la mise en scène, allant parfois jusqu'au grotesque
plombe son effet. Le metteur en scène ne manque pas de bonnes idées, mais elles sont noyées sous une foule d'autres, tant il semble que chaque mot doive être appuyé d'effets de scène. Les vrais
bons moments de jeu sont donc paradoxalement les plus sobres. Les comédiens font ce qu'ils peuvent, mais ils peinent à montrer l'étendue de leur jeu, étouffé par l'esbrouffe de la mise en
scène. Bien sûr, cette mise en scène doit pouvoir se justifier par l'effet de mise en abyme sur lequel repose toute cette oeuvre, mais si ce côté tape à l'oeil peut se justifier dans les
premières minutes, il devient vite pesant. Allez, un petit *** tout de même pour la prestation des comédiens et les nombreuses bonnes idées de mise en scène, mais tout de même, quel gâchis
d'idées et de talent!
Résumé (tiré du site de la comédie française)
Catharina, fille d’un gentilhomme de Padoue, est un vrai démon. Colérique, railleuse, hautaine et entêtée, elle décourage
immanquablement tout prétendant à sa main. Sa cadette, la douce Bianca, s’en trouve au désespoir, leur père étant fermement résolu à ne pas marier la plus jeune avant l’aînée. À peine arrivé dans
la ville, un gentilhomme de Vérone, Petruchio, se met en tête d’épouser une femme riche. Ce sera Catharina, il en fait le serment, et se fait fort d’apprivoiser cette mégère. Réussira-t-il ? Si
le titre de cette comédie ne permet pas d’en douter, il reste le plaisir de découvrir par quels moyens savoureux l’énergique Petruchio arrivera à ses fins. Et comment il parviendra à faire d’une
tigresse la plus câline des chattes, capable d’affirmer sans broncher que le soleil est la lune… I.S.