La conspiration Bosch ***

Publié le 13 Mars 2008

undefinedLa conspiration Bosch de Yves Jégo et Denis Lépée

Genre: roman historique, policier
Lieu et époque: Europe, 16e siècle 

J'aime beaucoup la façon dont ces auteurs font revivre les personnages  déjà délèbres en leur donnant un rôle à jouer dans leurs intrigues. J'avais déjà beaucoup aimé 1661, d'ailleurs. Quelques entorses à la vérité historique, fort heureusement rétablie en une page et demie à la fin de l'ouvrage. Un bon livre avec une intrigue bien menée malgré des personnages un peu trop manichéens.

4e de couverture: 
En 1510, au coeur de l'Italie de la Renaissance, une série de massacres est perpétrée dans les abbayes du royaume. Des meurtres terrifiants inspirés, dit-on, par les visions infernales de Jérôme Bosch. Qui se cache derrière ce bain de sang ? 
Déterminé à connaître la vérité, le Vatican fait appel à un autre peintre de génie, Léonard de Vinci, pour faire toute la lumière sur cette affaire. Artiste prodige, ce roi de l'intrigue qui règne en maître sur toutes les confréries artistiques de l'Occident commence alors ses recherches. 
Témoin involontaire de ces manigances, Gabriela Benci, noble Florentine, se retrouve plongée dans ce tourbillon machiavélique. De Milan à Venise, du royaume de France au palais du Vatican, débute pour elle une enquête aussi dangereuse que fascinante

Extrait :

Florence, bords de l’Arno – 17 janvier, midi

 

- Merci, mademoiselle, d’avoir accepté cette promenade. J’avais hâte de retrouver les teintes si douces et particulières de cette ville. De plus, je dois vous dire que ma carcasse engourdie par le froid de cet hiver aspirait à se réchauffer un peu à ce beau soleil. Il n’y a vraiment qu’à Florence que l’on peut trouver un tel rayonnement en plein mois de janvier ! C’est la seule chose que je regrette vraiment depuis que j’ai quitté cette ville il y a deux ans !

La lumière rasante pointant au-dessus des collines alentour jouait sur les plis du manteau épais dont Léonard de Vinci s’était muni, et sur les mèches blanches échappées de son bonnet de laine.

« C’est un vieil homme désormais », pensa Gabriela en observant le pas lourd du peintre, appuyé sur sa canne à pommeau pour cette promenade sur les quais de l’Arno. Pourtant, la réputation de Vinci était telle, ici comme dans toute l’Italie, que la jeune fille ne dissimulait pas sa fierté d’être ainsi à ses côtés. Elle espérait même vaguement croiser l’un ou l’autre de ses amis. Mais davantage que cette idée puérile, c’est la crainte de n’apparaître à ses yeux que comme une petite provinciale qui la tenaillait à cet instant.

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