Samarcande ***

Publié le 3 Février 2008

samarcande-copie-1.jpgSamarcande de Amin Maalouf 

Genre: Roman historique
Lieu et époque: Perse, 11e siècle /  Etats-Unis, Europe, Perse, XIXe et XXe siècle

Un livre sur l'ivresse de l'Orient, à la fois fascinant et dangereux, si mystérieux. Je dois avouer que j'ai mis un certain temps avant de vraiment "accrocher", et que la deuxième partie du roman m'a davantage plu que tout la partie sur Khayyam... qui est pourtant indispensable pour comprendre tout le reste.  Un livre qui a l'air extrêmement bien renseigné historiquement (une impression tout du moins, n'ayant pour ma part aucune espèce de notion historique sur ces époques) tant la foule de détails historiques est précise. Sinon, il s'agit dans l'ensemble d'un livre que j'ai plutôt apprécié, s'équilibrant entre la première partie davantage paisible, et la deuxième plus aventureuse. D'ailleurs, j'ai découvert dans le fond de la bibliothèque familiale un recueil de quatrains de Omar Khayyam que je me suis empressée de placer dans ma PAL...pour une prochaine fois !
 

4e de couverture
:

Samarcande c'est la Perse d'Omar Khayyam, poète du vin, libre penseur, astronome de génie, mais aussi celle de Hassan Sabbah, fondateur de l'ordre des Assassins, la secte la plus redoutable de l'Histoire.
Samarcande, c'est l'Orient du XIXè siècle et du début du XXè, le voyage dans un univers où les rêves de liberté ont toujours su défier les fanatismes.
Samarcande, c'est l'aventure d'un manuscrit né au XIè siècle, égaré lors des invasions mongoles et retrouvé des siècles plus tard.
Une fois encore, nous conduisant sur la route de la soie à travers les plus envoûtantes cités d'Asie, Amin Maalouf nous ravit par son extraordinaire talent de conteur.

Extrait :
-Les astrologues l'ont proclamé depuis l'aube des temps, et ils n'ont pas menti : quatre villes sont nées sous le signe de la révolte, Samarcande, La Mecque, Damas et Palerme ! Jamais elles n'ont été soumises à leurs gouvernants, si ce n'est par la force, jamais elles ne suivent le droit chemin, s'il n'est tracé par le glaive. C'est par le glaive que le Prophète a réduit l'arrogance des Mecquois, c'est par le glaive que je réduirai l'arrogance des gens de Samarcande! 
Nasr Khan, maître de la Transoxiane, gesticule, debout devant son trône, géant cuivré ruisselant de broderies; sa voix fait trembler familiers et visiteurs, ses yeux cherchent dans l'assistance une victime, une lèvre qui oserait frémir, un regard insuffisamment contrit, le souvenir de quelque traîtrise. Mais, d'instinct, chacun se glisse derrière son voisin, laisse s'affaisser son dos, son cou, ses épaules, on attend que l'orage passe.
N'ayant pas trouvé proie à ses griffes, Nasr Khan saisit à pleines mains ses robes d'apparat, les ôte l'une après l'autre, les projette, rageur, sur le sol, les foule aux pieds en hurlant, sonores dans son dialecte turco-mongol de Kashgar, des chapelets d'injures. Selon la coutume, les souverains portent, surperposées, trois, quatre, parfois sept robes brodées dont ils se défont au cours de la journée, les déposant avec solemnité sur le dos de ceux qu'ils entendent honorer. En agissant comme il vient de le faire, Nasr Khan a manifesté son intention de ne gratifier, ce jour-là, aucun de ses nombreux visiteurs.

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anjelica 22/03/2008 20:58

Du même auteur, je te conseille 'le premier siècle après Béatrice ' :)