Au secours Mrs Dalloway ! ***

Publié le 26 Novembre 2007

1268dalloway.jpgAu secours Mrs Dalloway de Mary Dollinger 

Genre: Roman
Lieu et époque: Années 90, France, Angleterre 

Un livre plein de surprises sur une femme au tournant de sa vie, professionnelle, personnelle et sentimentale. La crise de la trentaine, sans doute. Souvent très drôle, parfois triste, ce roman possède de plus un style d'écriture fluide, extrêmement agréable à lire, et d'autant plus remarquable que le français n'est pas la langue maternelle de l'auteur. Chapeau ! donc.
 
4e de couverture: 
Clare Fournier, jeune Anglaise bourgeoisement installée avec mari (radin), enfants (insupportables) et chien (apathique), voit un jour son excentricité toute britannique refaire surface et perturber ce quotidien ennuyeux. Entraînée malgré elle dans des péripéties qu’elle nous raconte avec un humour terriblement anglo-saxon, à mi-chemin entre P.G. Wodehouse et W. Allen, elle s’engage sur les traces de Mrs Dalloway, l’héroïne angoissée de Virginia Woolf, et entreprend la rédaction d’un best-seller dont les personnages se rebellent à leur tour...

Extrait

Assourdissant et agressif, déchirant et douloureux, le réveil sonnait. C'était insupportable, ma tête allait éclater, exploser. Il n'était pas sur la table de nuit où je le mettais habituellement, alors je martyrisai le duvet, transformai le drap en linceul, exécutai un grand écart sur le matelas, plongeai sous le lit, et encore et toujours il sonnait, obstinément, gaiement, rempli de cette suffisance matinale qui est le propre des réveils. Je cessai de m'agiter, essayant de faire abstraction des cocktails Molotov qui explosaient dans ma tête et de me concentrer. C'était simple et efficace. La cacophonie insupportable venait de la droite. Je le tenais. Il était là, par terre, à un mètre du lit, plein d'arrogance dans l'accomplissement de son devoir sadique. Je fondis sur lui, tel un rapace, et le neutralisai avec panache.
"Tu cherches quelque chose, maman?" dit une petite voix étonnée. Il y avait de quoi. Mes jambes étaient restées sur le lit, pendant que ma tête reprenait péniblement ses esprits sur la moquette, mes mains tenant fermement le réveil. Thomas contemplait ce tableau inhabituel avec curiosité.
"Je change les draps" Ce n'était peut-être pas tout à fait exact, mais je les avais certainement changés de place.

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alain 06/01/2009 19:26

je découvre avec plus d'un an de retard votre très gentille critique du premier roman de mon Anglaise pour laquelle je vous remercie.Depuis elle a été publiée dans une collection (En attendant le bus)pour deux courts romans:"Journal désespéré d'un écrivain raté " et "Et le bébé était cuit à point".Je vous souhaite une heureuse année 2009

mérandon 29/12/2007 20:46

oui au secours ! c'est le livre que je dois lire pour le 2ème semestre en 3ème année d'anglais !