Acide sulfurique ****

Publié le 13 Août 2007

Sans-titreas.JPGAcide sulfurique d'Amélie Nothomb

Genre: Roman, science fiction 
Lieu et époque: Epoque actuelle, pays indéfini. 

Une réflexion sur les possibles dérives d'une société où les repères moraux disparaissent au profit de l'argent et de l'audimat. Cet ouvrage est pour moi une critique d'un certain type de divertissement en même temps qu'une analyse des rapports entre victime et bourreau au travers des deux personnages principaux. Un thème périlleux, car sensible, mais bien traité, un aspect psychologique très présent, en même temps qu'une sorte de suspense. Selon moi, un très bon livre.




Résumé: (pris sur le site
Evène)
'Concentration' : la dernière-née des émissions télévisées. On enlève des gens, on recrute des kapos, on filme ! Tout de suite, le plus haut score de téléspectateurs, l'audimat absolu qui se nourrit autant de la cruauté filmée que de l'horreur dénoncée. Etudiante à la beauté stupéfiante, Pannonique est devenue CKZ 114 dans le camp de concentration télévisé. Le premier sévice étant la perte de son nom, partant de son identité. Zdena, chômeuse devenue la kapo Zdena, découvre en Pannonique son double inversé et se met à l'aimer éperdument. Le bien et le mal en couple fatal, la victime et le bourreau, la belle et la bête aussi. Quand les organisateurs du jeu décident de faire voter le public pour désigner les prisonniers à abattre, personne ne s'abstient de voter et Pannonique joue sa vie. 

Extrait: 
Les prisonniers ne savaient pas lesquels d’entre eux étaient filmés ni ce que les spectateurs voyaient. Cela participait de leur supplice. Ceux qui craquaient avaient affreusement peur d’être télégéniques : à la douleur de la crise de nerfs s’ajoutait la honte d’être une attraction. Et en effet la caméra ne dédaignait pas les moments d’hystérie.
Elle ne les privilégiait pas non plus. Elle savait qu’il était de l’intérêt de « Concentration » de  montrer au maximum la beauté de cette humanité torturée. C’est ainsi qu’elle élut très vite Pannonique.

Pannonique l’ignorait. Cela la sauva. Si elle avait pu se douter qu’elle était la cible préférée de la caméra, elle n’eût pas tenu le coup. Mais elle était persuadée qu’une émission aussi sadique s’intéressait exclusivement à la souffrance.

Aussi s’appliquait-elle à n’afficher aucune douleur.

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Sourifleur 29/12/2009 14:01


j'ai bien aimé ce livre aussi.


belledenuit 28/05/2008 07:55

Le seul Nothomb que j'ai lu est "Cosmétique de l'ennemi" et j'avais beaucoup aimé. La fin est surprenante ! Il me faudra en essayer un autre et très certainement celui que tu as lu Akialam.

MS 16/12/2007 18:26

Nothomb

Misss-bouquins 31/10/2007 09:47

Mon premier Nothomb, livre bizard mais on m'avait prévenu.