Le Bal ***

Publié le 11 Mars 2007

751275880-small.jpgLe bal d'Irène Némirovsky

Genre: Nouvelle
Lieu et époque : Paris, 1928

Une nouvelle que ma soeur m'avait déconseillé en disant "tiens, lis tu me diras ce que tu en penses, parce que moi, je ne vois pas l'interêt de cette nouvelle." Bon. En fait, une nouvelle qui n'est pas dénuée d'interêt, même si elle n'est pas fantastique. Elle dépeint le monde des nouveaux riches, le qu'en dira-t-on, le peu de morale d'une certaine classe sociale à une certaine époque. Ces pauvres personnages en deviennent grotesques à vouloir appartenir à tout prix à un monde dont ils ne maîtrisent pas les codes, et c'est là le principal interêt de cette nouvelle, à mon goût.

4e de couverture:
Antoinette vient d'avoir quatorze ans; elle rêve de perticiper au bal qu'organisent ses parents, les Kampf, pour faire étalage de leur fortune récemment acquise. Mais sa mère, plus pressée de jouir enfin de cette opulence tant attendue que de faire entrer sa fille dans le monde, refuse de convier Antoinette au bal. La vengeance d'Antoinette, aussi terrible qu'inattendue, tombera comme un couperet, révélant le vrai visage de chacun.

Extrait:
Antoinette cria tout à coup, la figure bouleversée:
- Je t'en supplie, maman, je t'en supplie... J'ai quatorze ans, maman, je ne suis plus une petite fille... je sais qu'on fait son entrée dans le monde à quinze ans; j'ai l'air d'avoir quinze ans, et l'année prochaine...
Mme Kampf éclata subitement:
- ça, par exemple, ça, c'est magnifique, cria-t-elle d'une voix enrouée de colère: cette gamine, cette morveuse, venir au bal, vouyez-vous ça!... Attends un peu, je te ferai passer toutes ces idées de grandeur, ma fille... Ah! Tu crois que tu entreras "dans le monde" l'année prochaine? Qu'est-ce qui t'a mis ces idées-là dans la tête? Apprends, ma petite, que je commence seulement à vivre, moi, tu entends, moi, et que je n'ai pas l'intention de m'embarrasser de sitôt d'une fille à marier... Je ne sais pas ce qui me retient de t'allonger les oreilles pour te changer les idées, continua-t-elle sur le même ton, en faisant un mouvement vers Antoinette.
Antoinette recule et pâlit davantage; une expression égarée, désespérée dans ses yeux, frappa Kampf d'une sorte de pitié.
- Allons, laisse-la, dit-il en arrêtant la main levée de Rosine: elle est fatiguée, énervée, cette petite, elle ne sait pas ce qu'elle dit... va te coucher, Antoinette.
Antoinette ne bougeait pas; sa mère la poussa légèrement par les épaules:
- Allez ouste, et sans répliquer; file ou bien gare...
Antoinette tremblait de tous ses membres, mais elle sortit avec lenteur sans une larme.
- Charmant, dit Mme Kampf quand elle fut partie: ça promet... D'ailleurs, j'étais toute pareille à son âge; mais je ne suis pas comme ma pauvre mère qui n'a jamais su me dire non, à moi... Je la materai, je t'en réponds...
- Mais ça lui passera en dormant; elle était fatiguée; il est déjà onze heures; elle n'a pas l'habitude de se coucher si tard : c'est ça qui l'aura énervée... Continuons la liste, c'est plus intéressant, dit Kampf.

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MS 16/12/2007 18:46

"tiens, lis tu me diras ce que tu en penses, parce que moi, je ne vois pas l'interêt de cette nouvelle." tu peux mm rajouter : J'ai rien pigé XD

MS 16/12/2007 18:45

OOh c mon liivre
spece de VOLEUUSEEE =P