...Ou tu porteras mon deuil, de Dominique Lapierre et Larry
Collins
Genre: Roman, biographique,
historique.
Lieu et époque: Espagne, 20e siècle
Voici un roman que m'avait conseillé Papa. C'est un peu grâce à cet ouvrage qu'il a souhaité partir en Espagne, nous emmenant dans ses bagages. 4 ans de vie
là bas ont donc profondément marqué la petite famille, et pour ma part je souhaiterais vivement pouvoir y travailler un jour. C'est dire avec quelle envie j'ai ouvert ce livre
!
Le roman en lui-même tourne donc autour du personnage de El Cordobès, un des plus grands toreros de tous les temps. Il décrypte les évènements d'une histoire espagnole douloureuse, mais sans
jamais juger aucun camp, donnant tour à tour la parole à des témoins de tous bord. La corrida y est par ailleurs largement évoquée, mais, au delà du pour ou du contre de cette tradition, il
explique tous les rituels qui la forment, les raisons des différentes étapes qui la composent, mais dénonce également certains abus, évoque les dangers, explique la vie des animaux destinés
à l'arène, montre la fascination que ce spectacle peut exercer. Un roman mi-biographique mi-historique, replaçant les évènements dans leur contexte, nullement
manichéen, incroyablement impartial même, laissant au lecteur le soin de bâtir son propre jugement sur ce qu'il lit...
Je vais me laisser tenter par leurs autres romans !
Résumé:
Juillet 1936: l’Espagne est en feu. La guerre civile jette sur les routes des centaines de milliers d’hommes, de
femmes et d’enfants. Sous le soleil d’Andalousie une femme fuit, serrant dans ses bras un nouveau-né, son cinquième enfant: Manuel. A Palma del Rio, le sang coule dans les rues.
Vingt-huit ans plus tard, le 20 mai 1964, l’arène de Madrid est comble. A 6 heures du soir, vingt millions d’Espagnol - dont le Général Franco - attendent devant les postes de télévision l’entrée
de l’idole de la génération nouvelle, Manuel Benitez El Cordobès, qui va être solennellement consacré «matador de toros».
Entre ces deux dates s’inscrivent les destin d’un homme et l’une des périodes les plus tragiques qu’ait connues l’Espagne. A travers l’ascension vers la gloire et la fortune du petit orphelin de
la guerre civile, ce livre raconte l’histoire de l’Espagne contemporaine.
Extrait:
Jamais dans un passé récent, sauf peut-être pendant les convulsions de la Guerre civile ou à l'occasion du fait divers qui avait bouleversé des milliers d'Espagnols, la mort de l'arène de
Manolete, l'Espagne n'a connu pareille fièvre. Aucun matador contemporain, aucun peut-être dans l'histoire toute entière de la fiesta brava n'a suscité autant de passion populaire et de
controverses que ce jeune homme dégingandé dont le vieux curé de Convadonga va, pour la première fois de l'après-midi, admirer les prouesses.
Cinq années plus tôt, seules les archives d'une demi-douzaine de prisons et du poste de la Garde Civile de son village natal connaissaient son nom. Aujourd'hui ce même nom est auréolé
de plus de gloire, ses exploits sont salués de plus d'admiration que n'en connut jamais le caudillo de toutes les Espagnes, le général Francisco Franco.
Il s'appelle Manuel Benitez, mais le monde entier le connaît par son surnom d'El Cordobés, le Cordouan. Ce 20 mai 1964, il vient d'avoir vingt-huit ans.