Baby Phone

Publié le 17 Mars 2017

D'Olivier Casas

 

Au détour d’un dîner, les révélations faites à travers le baby-phone d’une chambre d’enfant  vont créer un véritable cataclysme au sein d’une famille et d’un groupe d’amis…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une jeune mère en plein baby blues, un père qui la délaisse au profit de la musique où il cherche en vain à percer, un ami qui lui, a réussi et un chirurgien séducteur maladif. Voilà le quatuor d'amis réunis à la faveur d'un dîner. Ajoutez à cela une belle-mère acariâtre, un beau-père narcoleptique et une chanteuse célèbre et capricieuse,  et vous obtenez un cocktail de personnages tout prêts à exploser. L'étincelle qui manquait va venir du baby phone : une conversation tenue à mi-mot au dessus du berceau de la petite va ainsi être entendue dans le salon, révélant quelques secrets plutôt gênants. 

 

 

Si certains personnages convainquent plus que d'autres, l'ensemble est globalement bien huilé, avec quelques moments hilarants, lorsque, un mensonge en entraînant un autre, chacun s'enferre sans savoir qu'il est percé à jour... Pour autant, il manque souvent à Baby Phone deux éléments essentiels à une bonne comédie, au delà des gags : l'attachement aux personnages et l'émotion. Sans empathie pour les personnages - c'est à dire sans reconnaître dans leurs petites lâchetés ou blessures certaines des nôtres - on en vient à les considérer comme des archétypes vides, parfois efficaces, mais qui semblent presque mériter ce qu'il leur arrive. Et c'est sur ce terrain aride que l'émotion, lorsqu'elle apparaît par petites touches, peine à grandir. 

 

Avec un ressort classique du théâtre et du cinéma - surprendre une conversation qui ne nous est pas destinée - Baby phone ménage des moments de rire efficaces, mais sans âme véritable, faute de véritable tendresse pour les personnages. 

 

La note tout à fait subjective et qui n'engage que moi : 3/5

 

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