La cinquième vague

Publié le 11 Juin 2016

De J Blakeson

 

Quatre vagues d’attaques, chacune plus mortelle que la précédente, ont décimé la presque totalité de la Terre. Terrifiée, se méfiant de tout, Cassie est en fuite et tente désespérément de sauver son jeune frère. Alors qu’elle se prépare à affronter la cinquième vague, aussi inévitable que fatale, elle va faire équipe avec un jeune homme qui pourrait bien représenter son dernier espoir – si toutefois elle peut lui faire confiance…

 

 

 

 

 

Pour une raison que j'ignore, j'ai trouvé le moyen de passer au travers de tous les films de science fiction pour adolescents de ces dernières années : je n'ai vu ni Hunger Games, ni le Labyrinthe, ni Divergente. C'est donc avec plaisir que j'ai accepté il y a quelques semaines la proposition de Sony à venir découvrir la 5e vague à l'occasion de sa sortie en achat digital, Blu-ray, DVD et VOD.

 

L'occasion de découvrir un peu plus le grand Rex - que je fréquente assez peu, mais qui comprend des salles vraiment étonnantes - pour découvrir un film post-invasion extraterrestre où les adolescents et enfants vont devoir se battre pour défendre la planète. En tête d'affiche : Chloé Grace Moretz, qui a décidément fait beaucoup de chemin depuis Kick-Ass

 

 

Une adolescente avec ses amies, ses soirées, sa famille, et son petit béguin. Bref, une ado ordinaire. Son monde va basculer lors de l'arrivée d'envahisseurs extraterrestres bien décidés à éradiquer la race humaine pour s'approprier la planète. Après quatre vagues d'attaques non armées, seuls une poignée d'hommes et de femmes comptent parmi les survivants. Cassie, séparée de son petit frère - tout ce qu'il lui reste de famille - va devoir survivre seule pour le retrouver. 

 

Et comme toute histoire de ce genre n'est rien sans quelques gouttes de romance, Cassie va rencontrer un jeune homme qui semble décidé à l'aider. Mais dans un monde où tous les repères sont bouleversés, chaque individu cache un ennemi potentiel : la méfiance reste de mise... 

 

 

Toutes les bases sont ici posées. Le  propos, dans le fond, est assez violent : les enfants livrés à eux mêmes, enrôlés par l'armée pour se battre, obligés de tuer pour survivre, ou succombant aux différentes attaques. Toutefois, l'ensemble a été entièrement édulcoré pour convenir au public visé : pas de sang, peu de cadavres, et un aspect psychologique relativement schématique. La force du propos réside donc davantage dans l'idée de départ que dans sa représentation à l'écran. Les différentes vagues d'attaques créent une ambiance de danger qui, sans être réellement anxiogène, sert honorablement de toile de fond à l'ensemble de l'action. On suit les personnages sans déplaisir, mais également les tensions amoureuses qui se créent, et on se laisse guider. 

 

 

Dans le dernier quart du film, toutefois, le cours des événements semble s'accélérer artificiellement, sans que le scénario le justifie pleinement : on sent alors clairement le besoin de remplir le cahier des charges. L'histoire de coeur est soudain trop poussée en avant, la résolution de certains problèmes devient trop simple au vu du contexte et l'adhésion du spectateur - relative, mais bien présente -  prend du plomb dans l'aile. 

 

 

Peut-être suis-je un peu nostalgique de l'époque où l'on se pelotonnait sur le canapé pour glousser entre amies, mais au fond, j'ai trouvé cette 5e vague plutôt pas mal. Si l'on excepte des clichés un peu trop évident - l'héroïne au coeur pris entre deux feux - et une action tirée par les cheveux sur la fin pour accélérer la résolution, je dois admettre que j'ai aimé l'ensemble bien plus que mon âge ne devrait me permettre de l'avouer.

 

Reste à savoir, dans le cas où des suites verraient le jour  - probabilité forte, la 5e vague étant l'adaptation d'une saga littéraire bien plus longue - comment étoffer la psychologie des protagonistes et résoudre l'inévitable antagonisme entre les deux jeunes hommes de cette histoire (#TeamBen #TeamEvan) qui ne manquera pas d'agiter les coeurs des plus tendres spectatrices. Pour ma part, l'affaire ne fait plus débat depuis longtemps : que voulez-vous, avec l'âge on apprend à assumer !  

 

La note tout à fait subjective et qui n'engage que moi : 3/5

 

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